Marithé et François Girbaud

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Marithé Bachellerie et François Girbaud estt un duo de stylistes qui a donné son nom à la marque (Marithé + François Girbaud).

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Marithé Bachellerie est née en 1942 à Lyon. Son père est un sportif et champion cycliste qui a fait plusieurs fois le Tour de France[réf. nécessaire]. Elle fréquente les écoles religieuses, se passionne pour le dessin et rêve de devenir actrice. Elle marque sa volonté de se démarquer en partant découvrir le monde. Passionnée de tricot, elle commence à confectionner des ponchos pour elle puis pour ses amis et enfin pour Western House tout en menant une vie entourée d’artistes.
  • François Girbaud, quant à lui, est né en 1945 à Mazamet (Tarn), capitale mondiale du délainage[réf. nécessaire] et centre actif du traitement des peaux, dans une famille d'ouvriers de la vallée de l'Arnette. Il apprend le dessin industriel, travaille comme ferronnier puis dans une fabrique de valise. Le rock fait partie de son rêve et le pousse à quitter ses racines. En 1963, il découvre le Golf Drouot et les puces qui l’amènent vers Western House. Ce lieu est le premier endroit du genre à Paris pour l’importation de vêtements U.S. et la panoplie du parfait cow-boy[réf. nécessaire]. Il habille les vedettes, attire les acheteurs du monde entier qui sont à la recherche du mythe de l’authentique[réf. nécessaire].

Ils se rencontrent en 1967 à Saint-Tropez chez Western House. L’époque de la première communauté où tout se partage et où le travail s’effectue en groupe. Marithé et François se démarquent très vite et démarrent une association qui ne faillira pas[réf. nécessaire]. Ils connaissent un formidable succès[réf. nécessaire] avec leurs jeans et pénètrent le marché des États-Unis lorsqu'un de leur vêtement est porté par Jennifer Beals dans le film Flashdance, en 1982[réf. nécessaire].

Le tableau original

En 2005, ils font scandale avec une affiche publicitaire reprenant le thème d'une peinture de Léonard de Vinci représentant la Cène, dernier repas du Christ, mais en remplaçant celui-ci et les apôtres par des femmes. En France, l'affiche incriminée est interdite d'affichage public par le tribunal de grande instance de Paris, saisi par Croyances et libertés, association des évêques de France. L'interdiction est finalement levée par la Cour de cassation, le 14 novembre 2006.

Le 6 novembre 2013, les boutiques Marithé et François Girbaud sont fermées à l'issue d'une procédure de liquidation judiciaire[1],[2].

L'entreprise[modifier | modifier le code]

Les débuts de Marithé et François Girbaud datent de 1967, lors de leur rencontre chez Western House. Ils marquent l’histoire du jean au début des années 1970 avec l’industrialisation du délavage et le procédé stonewash qui a révolutionné le denim[Quoi ?] en passant par leur Baggy[Quoi ?] dans les années 1990. Ils traitent depuis 2003 le jean au laser, un procédé 97,5 % sans eau.

Au début des années 1990, ils ont fait descendre la mode dans la rue et monter le streetwear sur les podiums, introduit le stretch dans le vêtement de ville avec leur concept SPQRcity jusqu’à comparer l’achat d’un jean à un acte politique. E

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • 1987-90 : avec le réalisateur Jean-Luc Godard, trois séries de films publicitaires et un film sur le défilé.
  • 1988 : avec la danseuse Sylvie Guilhem pour un catalogue consacré au mouvement et à l’attitude
  • 1990-93-96 : avec les Voguers[Quoi ?] de Malcom Mc Laren sur des défilés et présentations à New York et Paris
  • 1994 : avec le ballet Royal Thaï pour un défilé au cinéma Normandie
  • 1992-95 : avec des danseurs du ballet de William Forsyth à Paris et à New York avec les tap-dancers Bring in’da Noise Bring in’da Funk dont Savion Glover (claquettes)
  • 1998 : avec des artistes du Cirque du Soleil pour un défilé à New York avec Hedwig, star glamrock de l’underground new-yorkais et réalisateur en 2001 du film Hedwig and the angry Inch
  • 1999 : avec la troupe argentine De La Guarda (acteurs-gymnastes-grimpeurs) pour une chorégraphie énergique qui allie danse, théâtre et fête.
  • 2002 : avec la chorégraphe Kitsou Dubois qui travaille autour de l’antigravité et de la légèreté.
  • 2003 : avec le chorégraphe Lionel Hoche pour un défilé Cross culture.
  • 2006 : engagement avec l’association Seeds of Peace dont la mission éducative est de former les jeunes générations à la paix, en particulier dans les lieux et pays en conflit.
  • 2002-2012 : création du gilet-sac du rallye Aïcha des Gazelles du Maroc
  • 2008 : Affiche de la féria de Béziers.
  • 2010 : association avec Renault et le magazine WAD à l’occasion du lancement de la Wind à Berlin. Marithé+François Girbaud invente le WearACar traité Wattwash™, housse-blouson d’emballage pour voiture.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Stonewash celebration à l’occasion des premiers Denims D’Or à Nîmes, la marque s’expose au Carré d’Art qui vient alors d’ouvrir. Première exposition du travail sur le jean qui partira ensuite en 1994 pour New York, Bogota et Medellin.
  • Juin 2005 : la ville de Florence rend hommage à Marithé+François Girbaud avec l’exposition l’Altro Jeans qui, à la station Leopolda et sur 2 000 m2) retrace 30 ans de recherches et d’innovations sur le jean.
  • Septembre 2010 : le Maître de la Toile de Jean, en collaboration avec la galerie Canesso, rue Laffitte à Paris. Pour l’occasion, Marithé+François Girbaud crée une veste de tailleur gravée à l’image du tableau du XVIIIe siècle le petit mendiant à la part de tourte. Au XXIe siècle, la toile entre dans le denim grâce à la morsure du laser.
Crémerie de Paris et Hôtel de Villeroy
  • 13-31 mars 2013 : la Biennale internationale du design de Saint-Étienne invite Marithé+François Girbaud. Démonstration pédagogique et magique d’une machine laser dans l’espace innovation en partenariat avec le fabricant italien Tonello.
  • 13 mars 2014 au 7 mai 2014, puis 5 septembre 2014 au 30 octobre : Expo vente de l'ultime collection Marithé+François Girbaud

à la Cremerie de Paris [3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2003 : Jeans : 150 ans de Légende de Gilles Lhote et Béatrice Nouveau, éditions Michel Lafon
  • 2005 : Ma Peau, éditions Michel Lafon. Autobiographie sous forme de rencontres et portraits
  • 2006 : 363 000 signes, la chaîne graphique de Jean-Noël Blanc, éditions des Cahiers intempestifs
  • 2009 : Concept store, série Carnets de Mode de Olivier Gerval et Émilie Kremer, éditions Eyrolles
  • 2012 : 365 Histoires pour être bien dans ses baskets de Catherine Jazdzewski, éditions de La Martinière
  • 2012 : De la Pierre à la Lumière, 1re monographie qui consacre la marque aux éditions de La Martinière

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]