Marie-Hélène Prouteau

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Marie-Hélène Prouteau
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Marie-Hélène Prouteau Stéphan 2021
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Marie-Hélène Prouteau, née le à Brest, est une femme de lettres et critique littéraire française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Hélène Prouteau naît le à Brest[1]. Elle grandit entre la région parisienne et le Finistère puis à Nantes qu'elle quitte pour ses études supérieures à Paris (khâgne, lycée Fénelon, La Sorbonne[2]). Agrégée de lettres, elle est titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en littérature contemporaine. Elle enseigne dans le secondaire puis est professeur de lettres-philosophie en classes préparatoires scientifiques pendant vingt ans[3]. Parallèlement à son activité d'enseignante, elle participe à l'organisation de conférences et rendez-vous littéraires, telles les rencontres « Hauts lieux de l’imaginaire entre Loire et Bretagne » chez Julien Gracq[4],[5].

Elle est auteure d'une trentaine de textes. Ses premières publications évoquent la situation des femmes et les œuvres de l'auteure française Marguerite Yourcenar. Sa palette d'écriture comprend des études et chroniques littéraires, des romans et des ouvrages de prose poétique. Ses textes et articles sont publiés dans de nombreuses revues telles À la littérature…, Europe, Terres de femmes, Recours au poème, Terre à ciel, Place de la Sorbonne, Paysages Écrits, Poezibao ou Le Capital des mots[6],[7], Hopala !, Spered Gouez[8], Cahiers de l'Iroise.

Elle a travaillé avec des créateurs étrangers comme Dmitri Baranov lors du Festival des Allumées (édition Saint-Pétersbourg, 1991)[9], ou de sensibilités artistiques différentes (plasticiens Olga Boldyreff, Michel Remaud).

En 2008, elle publie son premier roman, Les Blessures fossiles, chez La Part commune[10]. Le roman retrace l'histoire d'Yselle, qui depuis qu'un petit « coquillage de mort »[11] s'est accroché à son sein, se découvre fragile et menacée d'étranges fêlures et se découvre une peur panique de la couleur rouge[12].

Elle a participé comme auteure aux Rencontres de Sophie organisées par l'association Philosophia, en 2010 sur « L’art et les autres »[13] et en 2019 sur « Guerre et Paix »[14]. En 2016, elle participe aux Journées nationales de l'autobiographie autour du thème « La mer et moi »[15].

Marie-Hélène Prouteau est membre de la Société internationale d’études yourcenariennes, de la Maison des écrivains et de la littérature (MEL)[5] et a fait partie du comité de rédaction de la revue Encres de Loire[16].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Les textes de Marie-Hélène Prouteau, ancrés dans ses souvenirs d'enfance et son environnement proche, font référence aux paysages du Finistère comme dans La Petite Plage (2015) (Cléder, Roscoff, Pont-Aven)[17]. Mona Ozouf, qui connaît la plage de Cléder-Kerfissien[18],[19] et en parle au début de Composition française, a écrit à propos de La Petite Plage : « Pour rendre et célébrer l'envoûtement de la petite plage de Kerfissien, Marie-Hélène Prouteau a trouvé dans ses textes le souffle et l'énergie vitale. Kerfissien a de la chance de trouver un tel peintre » [20].

Mais Marie-Hélène Prouteau évoque aussi sa Loire-Atlantique d'adoption et la ville de Nantes, comme dans Les Balcons de la Loire (2012)[21],[22] ou La Ville aux maisons qui penchent, Suites nantaises (2017).

Elle fait allusion à d'autres artistes dans ses œuvres, comme Yann Tiersen, Gauguin, He Yifu ou les poètes Victor Segalen et François Cheng[23]. Elle évoque aussi certains drames : les marées noires telles l’Amoco Cadiz et L’Erika (L’Enfant des Vagues), le cancer (Les Blessures fossiles), la guerre[24],[25] (Le cœur est une place forte, d’après un vers d’« Après-midi avec cirque et citadelle » de Paul Celan), les drames de la mer en Bretagne[réf. souhaitée] ou les migrants en Méditerranée (La Petite Plage)[26].

Son dernier livre Madeleine Bernard - La Songeuse de l'invisible raconte la vie de Madeleine Bernard, sœur et modèle d'Émile Bernard qui croise l'histoire de Madeleine, la littérature et l'histoire de l'art[27],[28].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Blessures fossiles, La Part Commune, Rennes, 160p, 2008, (ISBN 2844181589)
  • Les Balcons de la Loire, La Part Commune, Rennes, 160p, 2012, (ISBN 2844182542)
  • L'Enfant des vagues, Éditions Apogée, Collection : Piqué d'étoiles, Rennes, 155p, 2014, (ISBN 2843984432)
  • La Petite Plage[29], La Part commune, 126p, 2015, (ISBN 2844183190)
  • Nostalgie blanche, livre d’artiste avec Michel Remaud, 2016
  • La Ville aux maisons qui penchent, Suites nantaises, La Chambre d’échos, Collection : E La Nave Va, Paris, 2017, (ISBN 2913904637)
  • Le cœur est une place forte[30], La Part Commune, Rennes, 148p, 2019, (ISBN 9782844183828)
  • Préface de Les Yeux de Sacha, Karel Pecka, 2019, éditions Alidades, (ISBN 9782919376650)
  • Madeleine Bernard - La Songeuse de l'invisible[31],[32], Editions Hermann, 2021, (ISBN 9791037006851)
  • Préface à Lauzes d'Angèle Paoli, éditions Al Manar, mars 2021
  • Préface de Son Corps d'ombre, Marilyne Bertoncini, Ghislaine Lejard, 2021, éditions Zinzoline, (ISBN 9791095057048)
  • La Vibration du monde, poèmes du livre d'artiste avec Isthme – Isabelle Thomas, 2021, éditions du Quatre[33]

Textes publiés en revues[modifier | modifier le code]

  • La Rade et l'Indien d'Amérique dans Cahiers de l'Iroise, HS no 8 Vues sur rade et sur A la littérature-Pierre Campion.
  • Gauguin, Pêcheuses de goémon en Bretagne et la vague d’Hokusaï, revue À la littérature- Pierre Campion.
  • Sur la ruine d'Ur. Que détruit-on quand on détruit une ville ?, revue À la littérature- Pierre Campion.
  • Vers allemands, sur une promenade de Paul Celan à Brest, revue Incertain regard, et À la littérature…
  • Madame Keravec, « texte poétique ABP », .
  • Le Dialogue des morts, extrait de La Petite plage, Atelier numérique Sylvie E.Saliceti.
  • Les Mains d’Erasme, revue Incertain regard, .
  • Masque Kanaga, Madame Keravec, Le rire de la mer, revue Recours au poème, .
  • Les Machines, les Livres, Retour à Brest, Plateau des Capucins, revue Terre à ciel, 2017
  • Lettre à Asli Erdogan, écrivaine turque, revue Ce qui reste, 2017
  • Chambre d’enfant gris tristesse, revue Terres de femmes.
  • La Croisière immobile, revues Place publique Nantes Saint-Nazaire et Terres de femmes.
  • Stèle du chemin de l’âme, hommage à Victor Segalen, revue Terre à ciel.
  • Sagesse de la poussière, revue Terre à ciel.
  • Bord de l’Elorn, revue Le Capital des mots.
  • La Tristesse du magnolia. Hommage à Libertaire Rutigliano, revues Le Capital des mots et Place publique Nantes Saint-Nazaire
  • Élégie du de Liu Xiaobo, poète chinois Nobel de la paix, Poezibao.
  • Hommage à Yves Landrein, revue Décharge, no 159, .
  • Couleurs d’enfance, revue Spered Gouez no 19, « Mystiques sans dieu(x) ».
  • Les Marées de l'imaginaire, revue La faute à Rousseau[15]
  • Les Pionnières de l'autre siècle, revue Notre Mémoire, 2004, Lycée Clemenceau.
  • Le Temps dans "L'Œuvre au noir" de "M. Yourcenar", 1995, SIEY, Yourcenariana.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Son livre raconte la ville aux maisons qui penchent », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. Maison des écrivains et de la littérature
  3. « Prouteau Marie-Hélène | Georges et les autres », sur www.lyceedenantes.fr (consulté le )
  4. « Ouverture des Rencontres : « Hauts lieux de l’imaginaire entre Loire et Bretagne » », sur www.lyceedenantes.fr, (consulté le )
  5. a et b Maison des écrivains et de la littérature (MEL), « Marie-Hélène Prouteau, bibliographie complète sur le site », sur http://www.m-e-l.fr
  6. « Marie-Hélène Prouteau - Nostalgie blanche - Livre d’artiste avec Michel Remaud », sur http://terresdefemmes.blogs.com (consulté le )
  7. Brigitte Maillard, « Texte poétique, Marie-Hélène Prouteau », sur abp.bzh (consulté le )
  8. « Spered Gouez n°19 : Mystiques sans dieu(x) - Festival du Livre en Bretagne » (consulté le )
  9. « Baranov au lycée », Ouest-France Archive, 18 octobre 1991
  10. « Prouteau Marie-Hélène », sur Editions La Part Commune (consulté le )
  11. « Les blessures fossiles », sur Editions La Part Commune (consulté le )
  12. « Les Blessures fossiles », sur www.lapartcommune.com (consulté le )
  13. « Les Rencontres de Sophie 2010 sur le thème : « Les autres » »,
  14. « 2019 - Guerre et paix », sur philosophia (consulté le )
  15. a et b « La Faute à Rousseau n°73 (octobre 2016), La mer et moi »,
  16. Livre en Pays de la Loire, La revue du livre en Pays de la Loire - Printemps été 2014 / N° 67, (lire en ligne), p. 40
  17. Maryvonne Cadiou, « « La petite plage » de Marie-Hélène Prouteau, interview », Nantes multimédia,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. « La petite plage célèbre l'enchantement de Kerfissien » Accès libre, sur Ouest France, (consulté le )
  19. « Mona Ozouf chemin faisant », (consulté le )
  20. Femmes de lettres en Bretagne. Matrimoine littéraire et itinéraires de lecture, éditions Goater 2021, p 178, 179
  21. « Marie-Hélène Prouteau en deux livres », sur Ouest-France.fr (consulté le )
  22. Alain Girard-Daudon, « Marie-Hélène Prouteau, "Les Balcons de la Loire" », Encres de Loire, numéro 61,‎
  23. « La Petite Plage de Marie-Hélène Pouteau » Site de l’Association Victor Segalen, 21 juin 2016
  24. « Texte poétique, Marie-Hélène Prouteau »
  25. Il pleuvait sans cesse sur Brest par Alain Roussel, dans En attendant Nadeau, 18 juin 2019
  26. « Marie-Hélène Prouteau-La petite plage par Angèle Paoli »
  27. Article de Jean-Louis Coatrieux dans la revue Unidivers https://www.unidivers.fr/madeleine-bernard-marie-helene-prouteau/
  28. « Madeleine Bernard », sur Le Journal Des Arts (consulté le )
  29. Petites proses de plage, par Daniel Morvan, dans Place publique Nantes, no 54, novembre 2015
  30. « Le cœur est une place forte, de Marie-Hélène Prouteau », sur En attendant Nadeau, (consulté le )
  31. « Une vie de Madeleine, modèle et sœur d'Émile Bernard - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées », sur www.nonfiction.fr (consulté le )
  32. « Madeleine Bernard - La Songeuse de l'invisible », sur Hermann, (consulté le )
  33. « Nantes. Quand la poésie rencontre la peinture, une œuvre commune » Accès libre, sur Ouest France, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]