Marie-Hélène Prouteau

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Marie-Hélène Prouteau
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Marie-Hélène Prouteau, née en 1950 à Brest[1], est une professeure de lettres[2] et auteure française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Hélène Prouteau grandit à Nantes qu'elle quitte pour ses études supérieures à Paris (khâgne, lycée Fénelon, La Sorbonne[3]). Agrégée de lettres, elle est titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) en littérature contemporaine. Elle enseigne dans le secondaire puis vingt ans les lettres-philosophie en classes préparatoires scientifiques[4]. Parallèlement à son activité d'enseignante, elle participe à l'organisation de conférences et rendez-vous littéraires, telles les rencontres « Hauts lieux de l’imaginaire entre Bretagne et Loire » chez Julien Gracq[5],[6].

En tant qu'auteure, ses premières publications évoquent la situation des femmes et les œuvres de l'auteure française Marguerite Yourcenar. Sa palette d'écriture comprend des études et chroniques littéraires, des romans et des ouvrages de prose poétique. Ses textes et articles sont publiés dans de nombreuses revues telles Europe, Terres de femmes, La pierre et le sel, Recours au poème, Terre à ciel, Place de la Sorbonne, Paysages Écrits, Poezibao ou Le Capital des mots[7],[8], Hopala !, Spered Gouez, Cahiers de l'Iroise.

Elle  a travaillé avec des créateurs venus d’ailleurs, D. Baranov, lors du Festival Les Allumées Saint-Pétersbourg[9]  ou de sensibilités artistiques différentes (plasticiens Olga Boldyreff, Michel Remaud.

En 2008, elle publia son premier roman Les blessures fossiles chez La Part commune. Le roman retrace l'histoire d'Yselle, qui depuis qu'un petit coquillage de mort s'est accroché à son sein, se découvre fragile et menacée d'étranges fêlures et se découvre une peur panique de la couleur rouge[10].

En 2010, elle a participé comme auteure aux Rencontres de Sophie-Philosophia sur « L’art et les autres »[11] et en 2016 aux Journées Nationales de l'Autobiographie, 2016 "La mer et moi"[12]

Fortement ancrés dans ses souvenirs d'enfance et son environnement proche, les textes de Marie-Hélène Prouteau font régulièrement référence aux paysages du Finistère comme dans La petite plage (2015) (Cléder, Roscoff, Pont-Aven)[13]. Mona Ozouf qui connaît cette petite plage de Cléder-Kerfissien[14] et en parle au début de Composition française a écrit  à propos de La petite plage : « Pour rendre et célébrer l'envoûtement de la petite plage de Kerfissien, Marie-Hélène Prouteau a trouvé dans ses textes le souffle et l'énergie vitale. Kerfissien a de la chance de trouver un tel peintre »[15].

Mais Marie-Hélène Prouteau évoque aussi sa Loire-Atlantique d'adoption et la ville de Nantes[16], comme dans Les Balcons de la Loire (2012) ou La ville aux maisons qui penchent suites nantaises (2017)[17],[18].

Ancrage dans le territoire ne signifie pas repli sur soi pour Marie-Hélène Prouteau. La poésie de ses proses l'emmène à la rencontre d'autres artistes comme Yann Tiersen, Gauguin , He Yifu et des poètes comme Victor Segalen ou François Cheng[19]. L'auteure reste aussi au contact des drames de ce monde : les marées noires telles l’Amoco Cadiz et L’Erika (L’enfant des Vagues), le cancer (Les blessures fossiles), la guerre[20], les drames de la mer en Bretagne ou les migrants en Méditerranée (La Petite Plage)[21].

Marie-Hélène Prouteau est membre de la Maison des écrivains et de la littérature (MEL)[6] et a fait partie du comité de rédaction de la revue Encres de Loire[22].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Blessures fossiles, La Part commune, Rennes, 160p, 2008, ISBN 2844181589
  • Les Balcons de la Loire, La Part Commune, Rennes, 160p, 2012, ISBN 2844182542
  • L'Enfant des vagues, Éditions Apogée, Collection : Piqué d'étoiles, Rennes, 155p, 2014, ISBN 2843984432
  • La Petite Plage, La Part commune, 126p, 2015, ISBN 2844183190
  • Nostalgie blanche, livre d’artiste avec Michel Remaud, 2016
  • La Ville aux maisons qui penchent, Suites nantaises, La Chambre d’échos, Collection : E La Nave Va, Paris, 2017, ISBN 2913904637


Textes publiés en revues :

  • Les mains d’Erasme, revue Incertain regard, novembre 2017.
  • Masque Kanaga, Madame Keravec, Le rire de la mer, revue Recours au poème, décembre 2017.
  • Les Machines, les Livres, Retour à Brest, Plateau des Capucins, revue Terre à ciel, 2017
  • Lettre à Asli Erdogan, écrivaine turque, revue Ce qui reste, 2017
  • Chambre d’enfant gris tristesse, revue Terres de femmes.
  • La croisière immobile, revues Place publique Nantes Saint-Nazaire et Terres de femmes.
  • Stèle du chemin de l’âme, hommage à Victor Ségalen, revue Terre à ciel.
  • Sagesse de la poussière, revue Terre à ciel.
  • Bord de l’Elorn, revue Le Capital des mots.
  • La tristesse du magnolia. Hommage à Libertaire Rutigliano, revues Le Capital des mots,et Place publique Nantes Saint-Nazaire
  • Élégie du 4 juin de Liu Xiaobo, poète chinois Nobel de la paix, Poezibao.
  • Hommage à Yves Landrein, revue Décharge, n°159, septembre 2013.
  • Couleurs d’enfance, revue Spered Gouez n°19, « Mystiques sans dieu(x) ».
  • Les marées de l'imaginaire, revue La faute à Rousseau[12]
  • Les pionnières de l'autre siècle, revue Notre Mémoire, 2004, Lycée Clemenceau.
  • Le temps dans "L'Oeuvre au noir" de "M. Yourcenar", 1995, SIEY, Yourcenariana.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Son livre raconte la ville aux maisons qui penchent », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  2. « Marie-Hélène Prouteau, Enfant des vagues, Éditions Apogée, marée noire, Bretagne », sur www.editions-apogee.com (consulté le 10 décembre 2017)
  3. « Marie-Hélène Prouteau », Recours au Poème,‎ (lire en ligne)
  4. « Prouteau Marie-Hélène | Georges et les autres », sur www.lyceedenantes.fr (consulté le 4 décembre 2017)
  5. « Ouverture des Rencontres : « Hauts lieux de l’imaginaire entre Loire et Bretagne » », sur www.lyceedenantes.fr, (consulté le 4 décembre 2017)
  6. a et b Maison des écrivains et de la littérature (MEL), « Marie-Hélène Prouteau, bibliographie complète sur le site », sur http://www.m-e-l.fr
  7. « Marie-Hélène Prouteau - Nostalgie blanche - Livre d’artiste avec Michel Remaud », sur http://terresdefemmes.blogs.com (consulté le 4 décembre 2017)
  8. Brigitte Maillard, « Texte poétique, Marie-Hélène Prouteau », sur abp.bzh (consulté le 4 décembre 2017)
  9. « Baranov au lycée », Ouest-France Archive, 18 octobre 1991
  10. « Les Blessures fossiles », sur www.lapartcommune.com (consulté le 4 décembre 2017)
  11. « Les Rencontres de Sophie 2010 sur le thème : « Les autres » »,
  12. a et b « La Faute à Rousseau n°73 (octobre 2016), La mer et moi »,
  13. Maryvonne Cadiou, « « La petite plage » de Marie-Hélène Prouteau, interview », Nantes multimédia,‎ (lire en ligne)
  14. « Mona Ozouf chemin faisant », (consulté le 22 janvier 2018)
  15. « La petite plage » de Marie-Hélène Prouteau sur le site des éditions La Part Commune », (consulté le 22 janvier 2018)
  16. Philippe Leuckx, « La ville aux maisons qui penchent, Suites nantaises, Marie-Hélène Prouteau », La Cause Littéraire,‎ (lire en ligne)
  17. « Marie-Hélène Prouteau, "Les Balcons de la Loire" par Alain Girard-Daudon, Encres de Loire, Automne 2012, numéro 61. », Encres de Loire,‎
  18. « Marie-Hélène Prouteau en deux livres », sur Ouest-France.fr (consulté le 4 décembre 2017)
  19. « La Petite Plage de Marie-Hélène Pouteau »
  20. « Texte poétique, Marie-Hélène Prouteau »
  21. « Marie-Hélène Prouteau-La petite plage par Angèle Paoli »
  22. Livre en Pays de la Loire, La revue du livre en Pays de la Loire - Printemps été 2014 / N° 67, (lire en ligne), p. 40