Maria Becker

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Maria Becker
Maria Becker (1963).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
UsterVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Friedhof Enzenbühl (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Conjoint
Robert Freitag (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Benedict Freitag (d)
Oliver Tobias (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Maria Becker née le à Berlin et morte le à Uster est une actrice de cinéma et de théâtre radiophonique et metteure en scène suisse et allemande.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Maria Becker est la fille de l'actrice et metteur en scène allemande Maria Fein et de l'acteur allemand Theodor Becker [1]. Après le divorce de ses parents, sa sœur reste avec son père et Maria Becker grandit avec sa mère à Berlin, mais a été principalement prise en charge par sa grand-mère. Elle a fréquenté le Kleistlyzeum de Berlin, puis, de 1930 à 1933, l'internat Schule am Meer de Juist. Dans cette école basée sur l’Education nouvelle, elle a également fait ses premières expériences de théâtre.

Dès 1933, elle retourne à l'école à Berlin. Quand sa mère, qui était d'origine juive, ne fût plus autorisée à se produire au Deutsches Theater de Berlin après la prise du pouvoir par les nationaux-socialistes, en 1936, elle l'accompagna à Vienne. Maria Becker y fréquente le séminaire Max Reinhardt malgré son jeune âge [2]. Après l’Anschulss (annexion de l'Autriche à l’Allemagne nazie) en mars 1938, toutes deux émigrèrent pour une courte période en Angleterre puis elles partirent pour Zurich [3],[4].

En 1938, elle entame un engagement théâtral au Schauspielhaus de Zurich. Elle y rencontre l'acteur austro-suisse Robert Freitag également formé au séminaire Max Reinhardt de Vienne et qui, depuis 1941, travaille au Schauspielhaus de Zurich, point culminant de l' «émigration théâtrale » pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1945, Maria Becker et Robert Freitag se marient, ce qui donne à Maria Becker la Nationalité suisse [5],[6].

Ils divorceront en 1966, Cependant, tous deux continuent à coopérer et travailler ensemble.

De leur mariage naîtront trois enfants, dont deux sont acteurs : Benedict Freitag et Oliver Tobias [7].

En 1948 et 1949 elle incarne la Maîtresse dans Jedermann.

Plus tard, Maria Becker eut des engagements théâtraux au Burgtheater de Vienne, au Deutsches Schauspielhaus de Hambourg et au Residenztheater de Munich. Avec l'acteur allemand Will Quadflieg, Maria Becker fonde en 1956 la Schauspieltruppe Zürich (également appelée Zürcher Schauspieltruppe), troupe de théâtre itinérant avec qui elle participe à de nombreuses tournées dans les pays germanophones et aux Etats-Unis [8].

Maria Becker est alors connue sur le plan international principalement grâce à l'interprétation de grandes figures théâtrales telles Electre, Jeanne d’Arc, Iphigénie grâce aussi aux pièces radiophoniques auxquelles elle participe sur la BBC sans oublier sa représentation sensationnelle de Mephisto en 1977 au Residenztheater en tant que "première femme" (du moins: première actrice connue) dans ce rôle [9]. Elle se fait connaître d’un large public international à travers ses apparitions dans des séries télévisées comme Derrick et Le Renard. Elle est également narratrice de nombreux livres audio [10].

Elle était une amie de l'actrice Anne-Marie Blanc. Maria Becker était considérée comme "la dernière légende vivante de la grande époque du Schauspielhaus de Zurich pendant le Troisième Reich" et comme "Grande Dame du Théâtre Suisse" [11],[12]

Maria Becker est décédée en 2012 à l'âge de 92 ans à Uster [13]. Elle a été enterrée dans à Zurich dans la tombe de sa mère Maria Fein [14].

Filmographie (sélection)[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Article sur le site kulturaband.ch » (consulté le 30 juin 2018)
  2. (de) « Article sur le site kulturabend.ch » (consulté le 30 juin 2018)
  3. (de) « Article sur deutschlandfunkkultur.de » (consulté le 30 juin 2018)
  4. (de) « Article sur bernerzeitung.ch » (consulté le 30 juin 2018)
  5. (de) « Article sur bernerzeitung.ch » (consulté le 30 juin 2018)
  6. (de) « Synthèse biographie Robert Freitag » (consulté le 30 juin 2018)
  7. (de) « Synthèse biographie Robert Freitag » (consulté le 30 juin 2018)
  8. (de) « Article sur le Frankfurter Allgemeine Zeitung » (consulté le 30 juin 2018)
  9. (de) « Article sur Abenblatt.de » (consulté le 30 juin 2018)
  10. (en) « Présentation des ivres audio sur audible.com » (consulté le 30 juin 2018)
  11. (de) « Article sur deutschlandfunkkultur.de » (consulté le 30 juin 2018)
  12. (de) « Article sur le Neue Zürcher Zeitung » (consulté le 30 juin 2018)
  13. (de) « article sur schweizer-illustrierte.ch » (consulté le 30 juin 2018)
  14. (de) « Article sur knerger.de » (consulté le 30 juin 2018)
  15. (de) « Derrick database » (consulté le 30 juin 2018)
  16. (de) « Site de l'Akademie der Künste » (consulté le 30 juin 2018)
  17. « Le Temps des Archives » (consulté le 30 juin 2018)
  18. (de) « Der Audio verlag » (consulté le 30 juin 2018)
  19. (de) « Présentation du prix Louise Dumont » (consulté le 30 juin 2018)
  20. (de) « Présentation du prix sur stiftung-stab.ch » (consulté le 30 juin 2018)
  21. (de) « Présentation du prix sur le site officiel de la fondation » (consulté le 30 juin 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]