Inspecteur Derrick

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Inspecteur Derrick
Description de l'image Derrick logo.svg.
Titre original Derrick
Genre Policier
Création Herbert Reinecker
Production Helmut Ringelmann
Acteurs principaux Horst Tappert
Fritz Wepper
Musique Les Humphries (de)
Frank Duval
Pays d'origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Chaîne d'origine ZDF - ORF - SRG
Nb. de saisons 25
Nb. d'épisodes 281
Durée

59 minutes

(sauf ép. 61 : 74 minutes)
Diff. originale

Inspecteur Derrick (Derrick) est une série télévisée allemande en 281 épisodes de 59 minutes, créée et entièrement écrite par Herbert Reinecker et diffusée entre le et le sur ZDF.

En France, la série a été diffusée à partir du sur La Cinq et rediffusée sur France 2 et France 3.

Le , la télévision publique allemande ZDF annonce la suspension de la rediffusion de la série, à la suite des révélations du quotidien Allgemeine Zeitung sur le passé nazi de l'acteur principal Horst Tappert[1]. Le lendemain, France Télévisions et la RTBF prennent la même décision[2],[3].

Introduction[modifier | modifier le code]

En Allemagne de l'Ouest, en 1973, Herbert Reinecker et le producteur Helmut Ringelmann mettent au point une future série, au départ un spin-off, destinée à remplacer la série en noir et blanc Der Kommissar (1968-1979). Inspecteur Derrick, cette fois-ci en couleur, mettra en scène dans l'esprit de Der Kommissar, les enquêtes de l'inspecteur principal Stephan Derrick et de son associé l'inspecteur Harry Klein, de la police criminelle de Munich. Harry Klein assistait Herbert Keller dans Der Komissar, il est transféré pour assister Derrick. Les deux séries, au delà du casting et de l'équipe technique sont très proches : l'action se situe toujours à Munich, et les intrigues suivent toujours le schéma classique du policier à énigme.

La série fut produite intégralement par Helmut Ringelmann. Producteur des séries policières Der Kommissar (97 épisodes), Le Renard (toujours en production), Polizeiinspektion 1 (130 épisodes) et Siska (91 épisodes).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Cette série policière met en scène les enquêtes de l'inspecteur Stefan Derrick et de son adjoint Harry Klein dans la ville de Munich. Divers types d'enquêtes y sont entrepris, notamment des cas de mort par assassinat ou encore de complot. Chaque épisode est construit sur un scénario qui s'intéresse à la psychologie des personnes appartenant à l'entourage de la victime. Très souvent, la réponse à l'intrigue posée par le scénario est obtenue à la fin de l'épisode. C'est donc à chaque fois un travail minutieux d'accumulation de déductions et d'étude approfondie de la psychologie des personnages qui est réalisé.

Distribution[modifier | modifier le code]

De nombreux acteurs et actrices réapparaissent régulièrement dans la série, jouant à chaque fois des rôles différents :

  • Actrices :
  • Acteurs :
    • Holger Petzold (23 épisodes : 40, 42, 68, 78, 81, 88, 93, 98, 100, 121, 122, 132, 144, 158, 165, 168, 174, 185, 197, 199, 209, 239, 268)
    • Dirk Galuba (22 épisodes : 20, 38, 58, 61, 76, 96, 129, 135, 146, 169, 183, 188, 193, 211, 221, 227, 234, 253, 255, 263, 276, 281)
    • Peter Bertram (18 épisodes : 84, 120, 128, 146, 149, 165, 174, 188, 194, 197, 201, 209, 223, 249, 255, 259, 261, 272)
    • Philipp Moog (16 épisodes : 158, 168, 173, 187, 194, 199, 206, 208, 224, 233, 238, 242, 253, 255, 263, 275)
    • Bruno W. Pantel (16 épisodes : 33, 40, 48, 50, 60, 68, 93, 95, 108, 112, 143, 156, 189, 191, 207, 221)
    • Pierre Franckh (14 épisodes : 10, 28, 67, 85, 113, 124, 133, 146, 163, 239, 266, 276, 278, 281)
    • Robert Jarczyk (14 épisodes : 134, 138, 141, 146, 150, 160, 169, 176, 182, 202, 209, 211, 213, 241)
    • Sky Dumont (14 épisodes : 17, 45, 71, 96, 112, 123, 139, 166, 169, 209, 230, 239, 247, 265)
    • Wolf Roth [6] (13 épisodes : 99, 115, 147, 187, 195, 204, 225, 237, 242, 245, 250, 252, 280)
    • Karl Renar (13 épisodes : 26, 29, 69, 94, 100, 106, 118, 124, 132, 160, 174, 182, 189)
    • Hans Georg Panczak (12 épisodes : 13, 43, 91, 126, 135, 157, 171, 204, 220, 230, 232, 261)
    • Sepp Wäsche (12 épisodes : 17, 23, 36, 65, 74, 76, 94, 116, 134, 174, 193, 234)
    • Dirk Dautzenberg (11 épisodes : 11, 21, 58, 64, 72, 80, 98, 107, 116, 137, 195)
    • Jacques Breuer (10 épisodes : 12, 47, 72, 85, 102, 128, 201, 226, 238, 270)
    • Volker Eckstein (10 épisodes : 30, 52, 54, 60, 66, 79, 107, 116, 121, 125)
    • Thomas Schücke (9 épisodes : 78, 80, 85, 104, 114, 210, 216, 242, 280)
    • Hans Peter Hallwachs (8 épisodes : 138, 164, 175, 210, 232, 237, 264, 270)
    • Anton Feichtner (7 épisodes : 64, 70, 76, 79, 83, 96, 116)
    • Werner Schulenberg (7 épisodes : 41, 57, 68, 163, 174, 200, 234)
    • Herbert Fleischmann (7 épisodes : 3, 31, 66, 75, 82, 109, 111), etc[7].
    • Ernst Schröder (acteur) (5 épisodes ː 16, 25, 108, 197, 210)
    • Horst Buchholz (4 épisodes ː 26, 47, 73, 100)

La version française a été réalisée sous la direction de Michel Gatineau. Elle fait intervenir un grand nombre de comédiens spécialisés dans le doublage dont Philippe Dumat, Roger Lumont, Roger Carel, Jacques Thébault, Michel Paulin, Jean Roche, Serge Sauvion, Jacques Ciron, Jacques Dynam, Catherine Lafond, Laure Santana, etc.

Analyse[modifier | modifier le code]

Les auteurs du Dictionnaire des Séries analysèrent les caractéristiques de la série, proche deTatort et des Krimi.

La série est vue comme conservatrice, pessimiste, voire réactionnaire. Derrick ainsi « […] représente une figure paternelle, asexuée, rationnelle et compatissante dans un monde en perte de repères moraux, gagnée par une corruption généralisée ».

Et on pointe aussi la stagnation parfois absurde de la série : « Derrick traverse les années 70, 80 et 90, sans changer, ou presque. Les acteurs vieillissent, mais l'attitude des personnages, leur environnement, les scénarios, ne bougent pas. En 1998, le bureau des deux inspecteurs est le même qu'en 1974, disposé à l'identique, sans fax ni ordinateur. […] Stefan Derrick n'a jamais changé de montre ni de coiffure (une perruque). Et Harry Klein n'a jamais eu de promotion. ». Et le dernier épisode ne se résout pas à des adieux car il « […] ne montre pas la mort de son héros (une habitude du genre), ni même sa retraite (pourtant plausible). Non : Derrick est muté à la tête d'Europol. Il déménage de Munich à Bruxelles, et c'est un maximum. En fait, il est toujours là. Il pourrait revenir. » .

D'autant qu'on cite aussi l'analyse d'Umberto Eco, y voyant un surhomme banal, sans apparence exceptionnelle[8],[9].

Caractéristiques de la série[modifier | modifier le code]

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Le succès de cet enquêteur non violent, froid, moralisateur, psychologue, droit et quelquefois manipulateur et philosophe, s'explique par les qualités particulières de la série, tant au niveau des scénarios que de la mise en scène. Mais il s'explique aussi par la qualité des castings : interviennent très souvent des vedettes d'outre-Rhin, voire internationales comme Curd Jürgens, Horst Frank — le gangster prussien des Tontons Flingueurs — ou encore Lilli Palmer et Horst Buchholz. Enfin, ce même succès est surtout dû à la forte présence à l'écran de Derrick.

Fritz Wepper, qui joue Harry Klein, l'adjoint de Derrick, est un acteur très connu en Allemagne. Il avait déjà joué dans une série policière culte outre-Rhin, Der Kommissar (où il campait déjà le rôle de l'inspecteur Harry Klein), ainsi que dans Cabaret, et plus tard dans Le Dernier Combat de Luc Besson.

Viols et suicides d'adolescentes, divorces à couteaux tirés, femmes battues, jeunes filles prostituées, étudiants drogués, vieillards assassinés pour leur héritage, vieilles femmes handicapées, SDF, alcooliques, chômeurs au bord du gouffre ou encore boîtes de nuit glauques peuplées de maquereaux sont des thèmes et des personnages récurrents. Tous les milieux sociaux sont traités par les scénarios de Derrick, de la HLM sinistre d'un quartier ouvrier à l'immeuble bourgeois ou le pavillon de riches entrepreneurs dans la ville de Munich, où se situe l'action.

Horst Tappert, tout comme Peter Falk, a réussi à créer un archétype. Les deux amènent, au cours de leurs enquêtes, un meurtrier peu à peu à passer à l'aveu. Cependant, dans Columbo, on connait dès les premières minutes l'assassin qui, arrogant au début, finit par s'effondrer. Le coupable est, en outre, toujours un membre de la haute société se croyant à l'abri. Mais dans Derrick, les coupables appartiennent à tous les milieux, et on ne connait pas toujours le meurtrier à l'avance ; Derrick, comme Columbo, se fait généralement son opinion dès le début ; Derrick est donc un « Whodunit » (« Who's done it ? », « Qui l'a fait ? »). Et parfois le coupable a des excuses légitimes : misère, drogue, vengeance… Comme Columbo, Derrick joue un personnage conciliant, quelque peu manipulateur, qui cache une moralité irréprochable : ces deux justiciers ont une vision assez conservatrice de l'ordre social qu'ils sont chargés de maintenir, ce qui selon le sociologue suisse Thomas Sandoz explique le succès de Derrick dans plus de cent pays[10].

Avec son inséparable collègue, il a conduit à travers les différentes saisons tous les modèles successifs les Série 5 et Série 7 du constructeur munichois BMW.

En 1998, dans l'épisode final Le grand jour (Das Abschiedsgeschenk), l’inspecteur est censé bénéficier d’une promotion à Europol, et doit donc quitter Munich pour Bruxelles. Herbert Reineker a 82 ans au moment de l’écriture de cet ultime épisode et n’a pas eu le cœur de faire mourir son cher inspecteur. En 24 ans de série, sur 281 épisodes, Derrick aura démasqué 282 coupables, vu 344 cadavres, sorti 10 fois seulement son pistolet et laissé échapper 3 meurtriers. Il est à noter que cet ultime épisode fut un phénomène médiatique.

La série est connue pour son rythme très lent et son absence d'action, qui font qu'elle est très souvent tournée en dérision. Ainsi, on dira d'un film jugé lent qu'il "ferait passer Derrick pour un Michael Bay" (dont les films sont réputés être abondants en action et en effets pyrotechniques).

Vie privée de Stefan Derrick[modifier | modifier le code]

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L'Inspecteur Derrick est un homme d'habitudes. Il est toujours extrêmement bien habillé, complet, cravate, pochette, au contraire de l'inspecteur Klein, qui affiche une apparence beaucoup plus décontractée.

Ses loisirs sont rares, et fréquemment liés à ceux d'Harry Klein. On le voit parfois aller aux sports d'hiver, ou prendre un repos forcé (suite à une blessure ou à une convalescence forcée). Mais Derrick déteste être loin de son travail, et on le voit souvent être encore au bureau tard le soir, voire la nuit. Son métier, c'est toute sa vie.

Au début de la série, Derrick a une fiancée, Renate Konrad (l'actrice Johanna von Koczian (de)), une psychologue, qui apparaît dans deux épisodes (ép. 11 : Une affaire étrange, ép. 20 : "Choc").

Dans l'épisode 115, Jeu de mort (1984), Derrick fréquente une femme nommée Ariane (Margot Medicus (de)), qui s'interroge sur le bien-fondé de leur possible couple, étant donné le caractère chronophage et prioritaire du métier de policier de l'inspecteur, difficilement compatible avec la vie de famille qu'Ariane envisage avec Derrick. On la retrouve dans l'épisode 117 (Le testament), où Derrick lui demande d'héberger temporairement Ute Reiners, une bibliothécaire qui est en danger de mort. Leur relation semble solidement établie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Dans le dernier épisode de la série (Le grand jour), on note la présence des acteurs principaux de la série « sœur » Le Renard ; à savoir Rolf Schimpf, Michael Ande, Markus Bottcher, Pierre Sanoussi-Bliss dans leurs rôles respectifs ainsi que celle du producteur de la série Helmut Ringelmann.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Les meilleures enquêtes de Derrick (DVD) Coffrets 1, 2 et 3 (soit 40 épisodes de 1983 à 1993).

Coffret 1 - 13 épisodes de 1983 à 1985

  1. Courrier de nuit (1983)
  2. Le petit Ahrens (1983)
  3. Dernier rendez-vous (1983)
  4. Paix intérieure (1983)
  5. Le tueur de la nuit(1983)
  6. Un homme en trop (1983)
  7. La jeune fille en jean (1984)
  8. Sacrifice inutile (1984)
  9. Enquête parallèle (1984)
  10. Le testament (1984)
  11. Nostalgie (1984)
  12. Les règles du jeu (1984)
  13. L'homme d'Antibes (1985)

Coffret 2 - 13 épisodes de 1985 à 1986 et de 1988 à 1989

  1. La trompette (1985)
  2. Les enfants de Rasko (1985)
  3. Bavure (1985)
  4. Qui a tué Asmy ? (1985)
  5. L'imagination d'HElga (1985)
  6. Carmen (1986)
  7. Aventure au Pirée (1988)
  8. La voix (1988)
  9. Fin d'une illusion (1988)
  10. Y compris le meurtre (1988)
  11. L'affaire Druse (1988)
  12. Une sorte de meurtre (1988)
  13. Comment attraper Bodetzki ? (1989)

Coffret 3 - 14 épisodes de 1989 à 1990 et 1993

  1. L'assassin de Kissler (1989)
  2. Le second meurtre (1989)
  3. Mozart et la mort (1989)
  4. Guerre d'industrie (1990)
  5. Judith (1990)
  6. Expulsion (1990)
  7. La descente aux enfers (1990)
  8. Alina Malikowa (1990)
  9. Lissy (1990)
  10. Docteur Schöne (1990)
  11. La minute de vérité (1990)
  12. Relation rompue (1990)
  13. Assurance retraite (1990)
  14. Requiem pour un destin (1993)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Katrin Hampel, Das große Derrick Buch, Henschel, 1995
  • Georg Seeßlen, Derrick und die Dorfmusikanten, Konkret verlag, Hambourg, 1997
  • Katrin Hampel, Das Derrick Buch, Henschel, Berlin 1998
  • Charles Macchitella, Angelo Forconi, John Petroconi, Grazie Derrick, Bompiani, Milan, mai 1998
  • Claus Legal, Hans-Wilhelm Saure, Derrick. Harry hol schon mal den Wage, Ullstein, Berlin 1998
  • Laura Morretti, Die Derrick Story. Fotos, Fakten, Fans. Der offizielle Bildband, Burgschmiet, Nürnberg 1998
  • Horst Tappert, Derrick und ich - Meine zwei Leben, Wilhelm Heyne Verlag, Monaco de Bavière, 1998
  • Franz Stummel, Georg F. W. Tempel, Derrick – Wer ist eigentlich Harry?, Ehapa, Stuttgart 1999
  • Horst Tappert, Derrick et moi - Mes deux vies, Éditions de Fallois, 1999
  • Thomas Sandoz, Derrick - L'ordre des choses, L'Hèbe (distrib. Delachaux & Niestle), Collection Paradigmes, 1999
  • Franz Stummel, Georg F. W. Tempel, Derrick – Wer ist eigentlich Harry?, Ehapa, Stuttgart 1999
  • Umberto Eco, Derrick oder Die Leidenschaft für das Mittelmaß, Hanser, München 2000
  • Ulrike Kabyl, Derrick. Eine Erfolgsgeschichte des deutschen Fernsehens, Teiresias, Köln 2001
  • Anke Schwien, Derrick und Harry: Ein deutsches Krimiphänomen, Verlag Dr Muller, 2005

Film d'animation[modifier | modifier le code]

« Bonjour Madame Horstetter, j'aimerais parler à votre mari. »

Un long-métrage allemand d'animation, à la tonalité semi-parodique, intitulé Derrick - Die Pflicht ruft! a été produit en 2004. Horst Tappert et Fritz Wepper y étaient les voix des personnages qu'ils avaient interprétés dans la série télévisée. Cuisant échec outre-Rhin, ce film n'est sorti dans aucun autre pays.

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Un jeu vidéo Derrick: Mord im Blumenbeet (« Derrick : Meurtre dans un parterre de fleurs ») est sorti sur PC le 27 mai 2011, édité par Tradewest et développé par Daedalic Entertainment.

Les références satiriques[modifier | modifier le code]

La satire a de nombreuses fois eu Derrick pour cible. Par exemple, Jean-Marie Poiré et Christian Clavier ont fait référence à ce public réputé âgé dans un gag au début du film Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 : dans le salon d'un hôtel campagnard de luxe, deux dames âgées sont surprises par l'arrivée de Jacquouille la Fripouille, alors que l'une d'elles vient justement de déclarer à l'autre : « Il est toujours bien coiffé, ce Derrick. »

Les Fatals Picards ont conçu une chanson satirique intitulée À l'enterrement de Derrick, raillant aussi les années 1970.

Les Robins des Bois ont également créé un sketch nommé « Henri Durieux, police.... d'assurances. » parodiant le rythme lent et l'ambiance années 1970 de la série.

La série Objectif Nul des humoristes Les Nuls ont réalisé une parodie avec l'inspecteur Merdick enquêtant sur un meurtre à bord du vaisseau.

Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette ont réalisé en 1992 un détournement : Derrick contre Superman (ou Eine grosse Fünf) qui est considéré comme le film-précurseur du Grand Détournement (ou La Classe américaine). Il est intéressant de noter que dès cette époque, dans une scène où il est confronté à Navarro (interprété par Roger Hanin), Derrick/Horst Tappert est traité d'"ancien Nazi" entre autres insultes fleuries.

Max Boublil a conçu une chanson à la suite de la mort de l'acteur[11] jouant Derrick.

The Little Rabbits ont conçu une chanson satirique intitulée On dirait un mort sur le banc, qui contient des passages de certains épisodes de la série et un remix du générique de cette même série[12].

Les auteurs de Groland ont créé un sketch parodique Inspecteur Munich soulignant la lenteur de la série.

Camille Combal, dans sa rubrique Le poste de surveillance, dans l'émission Touche pas à mon poste ! a détourné la série en doublant un Derrick grossier et colérique avec l'accent juif tunisien. Il le présente comme un Derrick venant du "Sud de l'Allemagne". Particulièrement connu pour sa phrase culte : « C'est nous, c'est Derrick ». Le 28 janvier 2016, Fritz Wepper fait une apparition sur le plateau de l'émission.

Les protagonistes de la série télévisée d'animation Les Zinzins de l'Espace sont présentés comme étant des fans invétérés de Derrick, série qu'ils ont découvert après leur arrivée sur Terre. De nombreuses références à Derrick sont faites durant la deuxième saison, où les personnages sont fréquemment montrés en train de regarder la série. Dans l'épisode 18, intitulé Le Tunnel, les protagonistes tentent d'ailleurs de confondre un cambrioleur en appliquant ce qu'ils considèrent être les "méthodes" de Derrick.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « inspecteur-derrick-banni-television-publique-allemande », sur lesoir.be,
  2. « France 3 remercie Derrick », sur europe1.fr,
  3. « La RTBF va à son tour arrêter la diffusion de Derrick », sur rtbf.be,
  4. « Ute Willing » (consulté le 1er février 2018)
  5. « Roswitha Schreiner site offciel » (consulté le 1er février 2018)
  6. « Wolf Roth site officiel » (consulté le 1er février 2018)
  7. http://derrick-database.com/darsteller Sources des numéros des épisodes par acteur/actrice
  8. Nils C. Ahl et Benjamin Fau, Dictionnaire des séries télévisées, Philippe Rey, , « Derrick/Inspecteur Derrick »
  9. « Umberto Eco et l'histoire du surhomme de masse, de Mussolini à Columbo », sur Slate,
  10. Thomas Sandoz, "Derrick - L'ordre des choses" Éditions de l'Hèbe, mars 1999. (ISBN 2-940063-43-5)
  11. dailymotion.com
  12. musicme.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]