Marcel Lefevre

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Marcel Lefevre
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Biographie
Naissance
Décès
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MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Grade militaire
Premier-lieutenant (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Distinctions
Cénotaphe en mémoire de Marcel Lefèvre et de cinq compagnons (dont Maurice de Seynes) dans le carré français du cimetière de la Présentation (Moscou)

Marcel Lefèvre, né le aux Andelys (Eure) et mort le à Moscou, est un pilote français, as de l'aviation au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il a à son actif 14 victoires aériennes dont 11 homologuées[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il obtient son brevet de pilote à l'aéroclub d'Etrépagny en 1937 et entre l'année suivante dans l'armée de l'air où il décroche la même année son brevet de pilote militaire. Après un passage en qualité d'élève moniteur à Salon de Provence, il est affecté au groupe de chasse II/3 « Dauphiné ».

Il se fait démobiliser le premier janvier 1941, préférant quitter l'armée plutôt que se battre contre les Anglais en Syrie. Ne supportant pas de rester dans une France sous l'occupation, il rejoint le groupe de chasse I/3 "Corse" à Oran en avril 1941 où il fait la connaissance de Albert Durand et Marcel Albert.

C'est en leur compagnie qu'il s'évade le pour Gibraltar[2]. En décembre 1941, il s'engage dans les FAFL puis est affecté dans un escadron anglais chargé de défendre Londres. Il participe par la même occasion à des missions au-dessus de la Manche et de la France occupée.

À la création de l'escadrille Normandie-Niémen sur le front de l'Est, il se porte volontaire et rejoint l'URSS le 29 novembre. En mars 1943, il participe à ses premiers combats.

Le , il pose son avion touché dont une canalisation d'essence a été endommagée. L'avion s'écrase et s'enflamme sur le terrain de Doubrovska[3]. La combinaison de vol était imbibée de carburant. Gravement brûlé au visage, aux cuisses et aux mains, il succombe à ses blessures à l'hôpital de Moscou, le , à l'heure même où les alliés se lançaient à l'assaut des plages de sa Normandie natale.

Il a été inhumé à Moscou, près des grognards de Napoléon, entouré d'honneurs en présence de ses camarades de combat et des plus hautes autorités russes et françaises. À titre posthume et sur ordre de Staline, il est fait Héros de l'Union soviétique avec l'Ordre de Lénine.

En février 1953, sa dépouille mortelle est transférée en Normandie où elle repose maintenant auprès de ses parents aux Andelys.

Par ordre général no 160 du Ministre de la Défense de l'U.R.S.S. daté du , l'inscription à perpétuité du Lieutenant Marcel Lefevre est décidée sur l'état nominatif de la 1re escadrille du 18e Régiment d'Aviation de Chasse de la Garde de Vitebsk appartenant à la Division Aérienne de Chasse de Smolensk.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Au Normandie-Niémen, Marcel Lefevre portait plusieurs surnoms : "le Père Magloire" en raison du personnage pittoresque, issu du folklore normand, qui orne son avion [4] mais le plus fréquent est "la Fièvre" en raison de la passion avec laquelle il suit l'évolution du front sur une carte d'état-major épinglée sur le mur de son isba [5].

Décorations[1][modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Yves Donjon, « Marcel Lefèvre », sur http://normandieniemen.free.fr/, Mémorial Normandie-Niémen, (consulté le 11 octobre 2011)
  2. Courrière 1979, p. 43
  3. Courrière 1979, p. 289
  4. De La Poype, 2011, p. 153
  5. De La Poype, 2011, p. 153 et p. 194
  6. Décret du 11 avril 1944