Guillaume Coustou (fils)

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Guillaume Coustou
Guillaume Coustou the Younger.jpg

François-Hubert Drouais, Guillaume II Coustou (1758),
musée national des châteaux de Versailles et des Trianons.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Élève
Père
Parentèle

Guillaume Coustou (fils), né le à Paris, et mort dans la même ville le , est un sculpteur français.

Il est le fils de Guillaume Coustou et le neveu de Nicolas Coustou, tous deux également sculpteurs de renom, et le frère de Charles-Pierre Coustou, avocat et architecte du roi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Destiné à la carrière de son père et de son oncle, il obtint le prix de Rome en 1735 qui lui permet d'être pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1736 à 1740[1]. Rentré en France, il travailla aux Chevaux de Marly commandés à son père. Reçu à l'Académie en 1742 avec Vulcain au temps ou son oncle en était codirecteur, il fut nommé professeur en 1746, et plus tard recteur.

Longtemps dans l'ombre de ses aînés, il est parfois considéré comme ayant eu une carrière moins brillante que ceux-ci, ce qui est loin de la réalité. Si pour Hoefer « avide de gloire [il] aurait pu mériter le nom de grand statuaire ; mais il vivait, ou plutôt il sommeillait, avec les artistes de son temps, et faisait exécuter ses ouvrages par de jeunes sculpteurs sans fortune, dont le talent était peut-être supérieur au sien. Ainsi, il est certain qu'un sculpteur nommé Dupré exécuta en entier le fronton de Sainte-Geneviève, qui avait été commandé et qui fut payé à Coustou »[2]., il n'en demeure pas moins l'un des grands sculpteurs français du milieu du XVIIIe siècle aux côtés des Louis-Claude Vassé, Jean-Baptiste Lemoyne, Jean-Baptiste Pigalle ou Augustin Pajou. En témoigne le nombre de commandes qu'il reçut de la Couronne. C'est d'ailleurs si vrai qu'un amateur éclairé tel que le marquis de Voyer fit appel à lui pour les groupes sculptés des avants-corps de son château d'Asnières où œuvrèrent parmi les plus grands artistes du temps.

Il fit un Apollon pour Bellevue, la résidence de Madame de Pompadour à Meudon.

Il dirigea la réalisation du mausolée du Dauphin Louis de France, fils de Louis XV, dans la cathédrale Saint-Étienne de Sens. « Guillaume Coustou, à qui on l'avait commandé, se sentant affaibli par l'âge, jeta les yeux sur un de ses élèves Julien, comme sur le sculpteur le plus capable de l'aider dans cette grande entreprise. Secondé par Jacques-Philippe Beauvais, son condisciple et son ami, Julien termina entièrement la statue de l'Immortalité que Coustou n'avait fait qu'ébaucher »[3]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Vulcain (1742), marbre, Paris, musée du Louvre.
En Allemagne
En France
Au Royaume-Uni

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des résidents », sur Villamedici (consulté le 19 janvier 2010)
  2. Hoefer, Nouvelle biographie générale : depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours. Tome 12, Paris, Firmin-Didot frères,‎ 1854-1866
  3. Henri de L'Épinois, Vie du Dauphin, père des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, Paris, J. Vermot,‎ , qui poursuit « Cette espèce d'injustice doit être imputée aux usages de l'Académie : tant qu'un artiste n'était point admis dans cette compagnie, il n'était considéré que comme un élève, le maître pouvait lui abandonner l'entière exécution de ses ouvrages et néanmoins en revendiquer l'honneur. »

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