Pierre Charles Trémolières

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Pierre Charles Trémolières
Attributed to Pierre-Charles Trémolières The Birth of Venus.jpg

La Naissance de Vénus attribuée à Trémolières.

Naissance
Décès
Activité
Maître
Lieu de travail
Distinctions
Second prix de Rome en 1726

Pierre Charles Trémolières, né à Cholet en 1703 et mort à Paris le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Charles Trémolières est le fils d'un gentilhomme d'épée protestant, Pierre Trémolières qui a dû quitter la France au moment de la révocation de l'édit de Nantes et y laissant sa jeune épouse, apparentée à la famille du comte de Caylus. Pierre Trémolières est originaire d'Auvergne et ses biens, importants, ont été saisis et donnés à des maisons religieuses des environs de Saint-Flour. Il a probablement abjuré pour pouvoir rentrer en France mais l'on ne sait pas pourquoi il s'est établi à Cholet. Il signe Tremollière, comme témoin d'un mariage, en 1706, avec des membres de la famille de Beauvau. La seigneurie de La Trémolière se trouve près de Vabres (Cantal). Il meurt peu après 1706 et sa femme se remarie avec un homme dont le nom est inconnu. La perte des registres de la paroisse de Saint-Pierre de Cholet entre 1700 et 1711 ne permet de préciser les dates de la naissance de Pierre Charles Trémolières et de décès de son père.

Pierre Charles Trémolières est envoyé à Paris où il est reçu dans la maison du comte de Caylus et devient l'élève de Jean-Baptiste van Loo. Il obtient le deuxième prix de Rome en peinture en 1726[1]. Il est envoyé à Rome comme pensionnaire de l'Académie de France à Rome, en mars 1728, grâce à la protection du comte de Caylus. Il rentre en France après six années passées à Rome mais six jours avant de partir, le , il se marie avec Isabelle Antoinette Laure Tibaldi (1712-1773)[N 1], fille du musicien Giovanni Battista Tibaldi, dont il a trois enfants : deux sont morts en bas-âge, un seul a survécu, Louis Pierre Trémolières[N 2].

À son retour en France, il s'arrête pendant dix-huit mois à Lyon où il peint plusieurs portraits et quatre tableaux religieux : une Adoration des rois, une Adoration des bergers, une Présentation au temple, pour les Carmes, et une Assomption pour les Pénitents blancs. Avant de quitter Lyon, il signe un marché de deux tableaux avec les Chartreux, une Ascension et une Assomption qu'il leur a envoyés de Paris, en 1737, après les avoir exposés au salon.

En 1737, il travaille à la décoration de l'église Saint-Bruno-les-Chartreux, la seule église baroque de Lyon, bâtie par l'architecte Ferdinand-Sigismond Delamonce. Il peint deux grands tableaux, représentant L'Ascension et L'Assomption, pour orner les parois de part et d'autre du maître-autel. Toujours en place en 2016, ces deux toiles sont mises en valeur par d'exubérants cadres de goût rocaille conçus par Jacques-Germain Soufflot.

Pierre Charles Trémolières est chargé d'une partie de la décoration de l'hôtel de Soubise, de la famille de Rohan, à Paris qui abrite aujourd'hui les Archives nationales.

Il est agréé par l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1736 et reçu le après la réception du tableau dont le sujet est Ulysse sauvé du naufrage par Minerve. Il est nommé professeur adjoint à l'Académie.

Il expose au Salon de 1738 un paysage réalisé pour l'hôtel de Soubise, deux esquisses (Diane au bain et Le triomphe de Galatée) et trois tableaux : Vénus embrassant l'Amour, La comédie, La musique.

Il meurt pendant qu'il réalise l' Âge d'or qui est une commande pour une suite de tapisseries sur les Quatre âges du monde à réaliser par les Gobelins. Cette toile, terminée par Nicolas Delobel, est déposée au musée d'art et d'histoire de Cholet.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Outre ses toiles, Trémolières est l'auteur de délicats dessins, de plusieurs sanguines et d'eaux-fortes, dont plusieurs sont conservés au musée du Louvre. Parmi les principales on peut citer :

  • La Vierge à l'Enfant avec saint Paul ermite et saint Antoine abbé (1730), huile sur toile, 288 x 187 cm, au musée de Grenoble ;
  • L'Ascension (1737) et L'Assomption (1737) dans l'église Saint-Bruno-les-Chartreux de Lyon ;
  • Portrait d'homme (vers 1737), au musée des beaux-arts de Quimper ;
  • L'Âge d'or (1739) au musée du Louvre.

Plusieurs de ses toiles sont exposées au musée d'art et d'histoire de Cholet, sa ville natale : Vénus allongée tirant l'amour à elle, L’Âge d’Or, Scène champêtre, La musique, La poésie, La tragédie, La comédie, Le petit gourmand de pomme, Jeux d’enfants, Le chocolat.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

La municipalité de Cholet a donné le nom de Trémolières à une rue et à un collège de sa ville natale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. sœur de la miniaturiste Maria Felice Tibaldi mariée à Pierre Subleyras
  2. Louis Pierre Trémolières est né le 3 octobre 1736 à Paris, baptisé le lendemain dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, mort le 13 juillet 1785 à Paris, marié le à Pondichéry, où il est secrétaire du comptoir pour la Compagnie française des Indes orientales, avec Geneviève du Trévou (1750-1769) née à l'île Bourbon.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Pissot, Nouveaux détails biographiques sur le peintre Trémolières, p. 102-131, Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section des beaux-arts, Ministère de l'instruction publique, 1892, 16e session (lire en ligne)
  • Augustin Jeanneau, Cholet et les Choletais après la belle époque, Cholet, Les Éditions du Choletais, , 250 p., dépôt légal : IV-1974 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-François Méjanès, Jacques Vilain, Pierre-Charles Trémolières (Cholet, 1703-Paris, 1739). Musée de Cholet, 29 juin-30 septembre 1973, Musée Dobrée, 1973 ; p. 55

Liens externes[modifier | modifier le code]