Marc Bourhis

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Marc Bourhis est un militant communiste trotskiste, fusillé par les nazis à Châteaubriant.

Avant la guerre[modifier | modifier le code]

Marc Bourhis milite dans une cellule communiste de Concarneau de 1930 à 1933. Instituteur, il est, dans le Finistère, l'animateur de la tendance syndicaliste révolutionnaire de l'enseignement : l'École émancipée. Il entre en relation avec les organisations trotskystes en 1935. Il organise et préside un meeting local du Parti ouvrier internationaliste le 29 décembre 1937. Ensuite, il entre avec des militants trotskystes au Parti socialiste ouvrier et paysan, le PSOP[1].

Pendant la guerre[modifier | modifier le code]

En août 1939, il se rapproche de Pierre Guéguin, maire communiste de Concarneau, qui condamne le pacte germano-soviétique et rompt avec le parti communiste. Arrêté comme communiste, alors qu'il était en classe avec ses élèves, il fait partie des otages désignés par Pierre Pucheu pour être exécutés après la mort de Karl Hotz, tué par la Résistance à Nantes, le 20 octobre 1941.

Il est fusillé avec 27 autres otages, le 22 octobre 1941, à la Carrière des Fusillés de Châteaubriant, dans l'après-midi.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

La présence de ces communistes antistaliniens fut longtemps niée par le PCF.

Dans les années 1990, le Parti Communiste Français a reconnu la présence de ce trotskiste parmi les fusillés de Châteaubriant. Alain Krivine, porte-parole de la L.C.R., participera aux cérémonies de commémoration.

Une école de Bretagne porte son nom : le Groupe scolaire Marc-Bourhis, école maternelle et primaire, à Trégunc.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français de Maitron