Mademoiselle Kat

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Mademoiselle Kat
Mademoiselle-kat.jpg
Mademoiselle Kat, Toulouse, août 2006
Naissance
Activité
Site web

Mademoiselle Kat est une artiste française[1] issue du mouvement du street art en France depuis les années 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mademoiselle Kat 2014, Toulouse underground.
Vampira, depuis l'exhibition de Toulouse. Mademoiselle Kat 2014

Ancienne étudiante en arts plastiques à l'université Toulouse-Le Mirail[2], Mademoiselle Kat se fait d'abord connaître en compagnie de son acolyte de l’époque, Miss Van, inspirées toutes les deux par le graffiti de leur ville natale Toulouse[3].

« L'idée était avant tout de créer un espace onirique dans l'espace public. Je trouvais qu'il y avait un manque...des fenêtres à créer. Tout a démarré un soir de ma première année d'étude d'arts-plastiques à l'Université du Mirail. de cette déambulation nocturne dans la rue, certains murs m'ont interpellée, ils n'attendaient qu'une chose, être ornés de personnages féminins colorés en bleu et rose, mes couleurs fétiches du moment. »

— Mademoiselle Kat, Catalogue d'exposition, Centre de l'Affiche de Toulouse, 2014


Elle a peint en Chine lors d'une résidence effectuée en automne 2005 à l'Institut des Beaux-Arts (en) de Chongqing[4],[5] en dessinant essentiellement des personnages féminins. Son voyage en Chine l’amène à exposer en 2006 au musée des Abattoirs de Toulouse[6].

Elle met en scène ses personnages féminins, inspirée par les icônes telles que Marilyn Monroe, Bettie Page et plus récemment Catwoman[7].

En 2014, pour ses vingt ans de création, une exposition présentée au Centre de l'Affiche de Toulouse décline son travail : un court-métrage, des affiches de films fictifs offrent un support à des créatures féminines imaginaires, titres et slogans caractéristiques de séries B voire séries Z complètent le travail pictural d'origine de l'artiste[8]. En parallèle, des affiches de films spécialement créées pour l'occasion, sont exposées dans le métro toulousain[9].

Filmographie[modifier | modifier le code]

En 2011, elle cosigne avec Catherine Aïra, un court métrage de 24 minutes : Le Masque est si délicat[10],[11]. Celui-ci a été diffusé en 2012 sous son nouveau titre Picture this à Anvers à l'occasion d'un festival street art de à .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mademoiselle Kat. Catalogue de l'exposition présentée au Centre de l'Affiche de Toulouse en 2014, Toulouse, Centre de l'Affiche de Toulouse, , 55 p. (ISBN 2-912329-27-2)
  • (en) Sebastian Peiter, Goetz Werner, Guerilla art, Laurence King Pub., 2009, p. 74
  • (en) Kiriakos Losifidis, Mural Art, Publikat, 2008, p. 128
  • Nicholas Ganz, Planète Graffiti version filles, Pyramid, 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « En France est née une forme de graffiti très particulière dans le sillage des graffeuses toulousaines miss Van et Mademoiselle Kat au début des années 90. Elles ont été les premières à peindre des personnages féminins entièrement au pinceau. », Nicholas Ganz, Graffiti version filles, Pyramid, page 17.
  2. http://www.cultures.toulouse.fr/-/mademoiselle-kat-en-performance « J'ai eu beaucoup de liberté dans la mise en scène. D'ailleurs, j'aime beaucoup ce lieu, son histoire. Je venais déjà ici quand j'étais étudiante en arts plastiques à l'université Toulouse-Le Mirail… »
  3. Mademoiselle Kat tout en haut et en plein Centre de l'affiche de Toulouse
  4. inspirée de la résidence effectuée en automne 2005 à l'Institut des Beaux-Arts de Chongqing.http://www.lesabattoirs.org/expositions/retours-de-chine
  5. « Depuis son voyage en Chine, la féminité asiatique tient une place privilégiée. » Graffiti version filles, Nicholas Ganz, Pyramid.
  6. http://www.lesabattoirs.org/expositions/retours-de-chine / Enfin, « Les pékins de Toulouse » présentent Chongqing Graffiti, une installation mixte photo-graff de Mademoiselle Kat, Tilt, Reso et Jeff inspirée de la résidence effectuée en automne 2005 à l'Institut des Beaux-Arts de Chongqing.
  7. Graffiti filles, Nicholas Ganz, Pyramid, page 176 : « Ses personnages semblent sortis de dessins animés. Elle fait aussi appel à des stéréotypes et des icônes comme Marilyn Monroe, Betty Page ou bien la geisha dont elle s'inspire »
  8. http://www.centreaffiche.toulouse.fr/aLAffiche/accueilAlAffiche.php /L'exposition présentée se décline autour d'un projet global d'artiste : Un court métrage composé de 5 tableaux, écrits, joués et co-réalisés par Mademoiselle Kat est projeté pour l'occasion. Affiches de films fictifs offrent un support à des créatures féminines imaginaires. Titres et slogans caractéristiques des séries B voire Z complètent le travail pictural, dessins préparatoires et recherches confirment une exposition purement graphique.
  9. Mademoiselle Kat. Exposition Centre de l'Affiche de Toulouse, 2014, Toulouse, Centre de l'Affiche, , 55 p. (ISBN 9780201379624), p. 20-23
  10. lacinemathequedetoulouse.com
  11. mademoisellek.net