Lucien Meunier

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Lucien Meunier
Fonctions
Député de la 1re circonscription des Ardennes

(15 ans, 5 mois et 8 jours)
Prédécesseur Michel Colinet
Successeur Alain Léger
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Boulogne-sur-Mer (France)
Date de décès , 93 ans
Lieu de décès Rethel (France)
Nationalité Française
Parti politique UNR-UDT
Profession Agent d'assurances

Lucien Meunier, né le à Boulogne-sur-Mer, et mort le à Rethel, est un homme politique français, membre de l'UNR-UDT.

Biographie[modifier | modifier le code]

Agent d'assurances, il se lance dans la politique en 1961, à 53 ans, en se présentant comme candidat gaulliste au conseil général pour le canton de Juniville, mais il est battu. Il a plus de succès aux législatives de novembre 1962, provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale le 9 octobre 1962, à la suite du vote de la censure du 4 octobre. Il devient député des Ardennes, dans la première circonscription de Mézières-Rethel. Ces législatives sont marquées par un raz-de marée dans les Ardennes de son parti, l'Union pour la nouvelle République (UNR), principal parti soutenant le général de Gaulle, et qui vient d'absorber l'Union démocratique du travail pour devenir l'UNR-UDT : ce parti l'emporte dans les trois circonscriptions[1].

Georges Pompidou qui avait succédé le 14 avril 1962 à Michel Debré, pour former le second gouvernement de la Ve République et qui avait été confronté à la démission de cinq ministres du MRP ( Paul Bacon, Robert Buron, Joseph Fontanet, Pierre Pflimlin, Maurice Schumann ), a présenté sa démission le 4 octobre 1962 à la suite d'un vote de censure de l'Assemblée nationale contre son gouvernement. Le général de Gaulle n'accepte sa démission que quarante huit heures après le second tour des élections législatives qui lui redonnent une majorité, et le renomme de nouveau, le même jour, le 27 novembre 1962,premier ministre. Les Ardennes confirme leur confiance au général de Gaulle qui vient de mettre fin à la guerre d'Algérie et de bâtir la Cinquième République.

En 1965, Lucien Meunier devient également maire de Juniville. Il le reste durant deux mandats, jusqu'en 1978, faisant bâtir notamment un collège, un nouveau groupe scolaire (maternelle et primaire), des logements HLM, et créant le premier lotissement communal (Val des Paons)[2]. Sa nouvelle candidature au conseil général échoue par contre à nouveau en octobre 1967. Quelques mois auparavant, il a réussi à se faire réélire au second tour des élections législatives de mars 1967, sous le nouveau sigle UDV et est le seul candidat de son parti à réussir à se maintenir dans les Ardennes, signe d'une usure du parti gaulliste[1]. À la suite des événements de mai 1968 et d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale le 30 mai 1968, il est à nouveau retenu comme le meilleur candidat pour cette première circonscription des Ardennes par son parti, qui s'appelle désormais l'UDR (Union pour la défense de la République). Il arrive clairement en tête au premier tour, recueillant 46 % des suffrages exprimés et est réélu au second tour[3].

Les années 1970 sont plus difficiles dans le département avec des fermetures d'usines, et au niveau national avec une partie de la droite qui se démarque du gaullisme. La législative de mars 1973 s'annonce difficile. Lui est signataire de l'« appel des 43 » en faveur d'une candidature de Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle de 1974[4]. Les trois composantes principales de la majorité (UDR, Républicains indépendants et Centre démocratie et progrès) décident d'aborder cette élection sous une étiquette unique, l'URP (Union des républicains de progrès pour le soutien au président de la République). L'inamovible Lucien Meunier est retenu à nouveau par ce nouvel ensemble URP comme candidat pour la première circonscription, et réélu[5]. Une certaine lassitude à son égard se manifeste toutefois et est utilisée par ses adversaires, un de leurs slogans dans cette campagne de 1973 étant le prévisible « Meunier tu dors ».

En 1978, âgé de 71 ans, dans un contexte marqué par la défiance de son parti gaulliste envers le premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre, et par une poussée de la gauche dans les Ardennes, il ne se représente pas[6]. La formation de Jacques Chirac choisit pour le remplacer Hilaire Flandre, le leader départemental du principal syndicat agricole, la FNSEA. Mais sa circonscription, la première, ainsi que la seconde, sont emportées en définitive par les candidats du parti communiste. Seul le nouvel homme fort de son parti dans les Ardennes, Jacques Sourdille, arrive à se maintenir dans la troisième circonscription. Il se retire dès lors de la vie politique[5].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Didier Bigorgne (dir.), Jacques Sourdille, Société d'études ardennaises, , 246 p..
  • Rédaction Le Monde, « D'UNE RÉGION À L'AUTRE XI. - CHAMPAGNE-ARDENNE : une nouvelle version de la bataille de la Marne ARDENNES : l'héritage socialiste de Charleville », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]