Louis-Auguste de Bourbon (1700-1755)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Louis-Auguste de Bourbon.
Louis-Auguste de Bourbon
Description de cette image, également commentée ci-après
Louis-Charles de Bourbon

Titre

Souverain de Dombes


(19 ans, 4 mois et 17 jours)

Prédécesseur Louis-Auguste de Bourbon
Successeur Louis-Charles de Bourbon
Biographie
Titulature Comte d'Eu
Comte de Dreux
Prince d'Anet
Dynastie Maison de Bourbon
Autres fonctions Colonel général des Cent-Suisses et Grisons
Gouverneur du Languedoc
Naissance
Château de Versailles (France)
Décès (à 55 ans)
Fontainebleau (France)
Père Louis-Auguste de Bourbon
Mère Louise-Bénédicte de Bourbon

Signature

Signature de Louis-Auguste de Bourbon

Description de l'image Armoiries Louis-Auguste de Bourbon.svg.

Louis-Auguste de Bourbon, prince souverain de Dombes, comte d'Eu, est un militaire français né le à Versailles et mort le à Fontainebleau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils aîné de Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine et de la duchesse née Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé , il porte les mêmes prénoms que son père, l'un des fils légitimés de Louis XIV.

Il sert militairement à partir de 1717, dans l'armée du prince Eugène contre les Turcs en 1717, où il se distingue au siège de Belgrade.

En 1728, il est fait chevalier des ordres du Roi et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis.

Il prend part à la guerre de Succession de Pologne (1733–1734) où il participe aux sièges de Kehl et de Philippsbourg.

En 1734, il est promu maréchal de camp, puis en 1735 lieutenant-général des armées du Roi.

En 1736, il succède à son père à la tête du régiment royal-carabiniers, comme colonel général des Cent-suisses, comme gouverneur du Languedoc. et comme grand-veneur de France. Il lui succède aussi comme souverain de Dombes et comte d'Eu.

Il sert ensuite durant la guerre de Succession d'Autriche (1742-1747)., pendant laquelle il participe à la bataille de Dettingen, où il est blessé en 1743, au siège de Fribourg, au siège de Tournai, aux batailles de Fontenoy, Raucoux et Lawfeld [1].

Il est colonel général des Cent-Suisses et Grisons en survivance de son père en 1710, puis en propre en 1736, gouverneur du Languedoc et grand veneur de France.

En 1751, sa mère lui fait donation de la principauté d'Anet et du comté de Dreux. Fréquentant peu la cour, il s'installe au château d'Anet et procède à de nombreuses acquisitions foncières pour agrandir le domaine. Il fait construire une machine hydraulique afin d'amener l'eau de l'Eure dans les jardins. Il fait également de fréquents séjours à Eu où il aime chasser.

Il reste célibataire et n'a pas de postérité. Sa tante, Françoise-Marie de Bourbon, l'épouse du Régent voulut le marier à sa fille mademoiselle d'Orléans, puis à mademoiselle de Valois, mais aucune ne voulut épouser le fils d'un prince légitimé [2]. Notons tout de même que ces deux princesses étaient elles-mêmes filles d'une princesse légitimée. Une autre de ses cousines, Mademoiselle de Charolais, refusa de l'épouser, préférant mener une vie débauchée.

Comme son père et sa mère, il est impliqué dans la Conspiration de Cellamare[3].

Il est tué en 1755 dans un duel en forêt de Fontainebleau et inhumé dans la crypte de la collégiale Notre-Dame d'Eu. Ses biens et titres reviennent à son frère Louis-Charles.

Titres[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon 1256-2004, deuxième édition revue et augmentée, tome 2, Villeneuve d'Ascq, l'auteur, , 1010 p., p. 762-767
  2. Mémoires, fragmens historiques et correspondance de la duchesse d'Orléans.
  3. Mémoires de Saint-Simon.
  4. Pierre-Marie d' Assier, Mémorial de Dombes en tout ce qui concerne cette ancienne souveraineté...

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon 1256-2004, deuxième édition revue et augmentée, 2004, Villeneuve d'Ascq, l'auteur, 1010 p., tome 2, p. 762-767.

Pages connexes[modifier | modifier le code]