Loge Volney

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La loge Volney de Laval (Mayenne, Pays de la Loire) est une loge maçonnique du Grand Orient de France active depuis le début du XXe siècle.

Fondation[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Une loge maçonnique s'établit à Laval au mois de décembre 1785. Elle se nomme Loge Les Amis unis de Laval et perdure jusqu'en 1793[évasif].[réf. nécessaire]

Reformation au XXe siècle[modifier | modifier le code]

La loge Volney est créée à Laval le 27 décembre 1911, après la loge Le Ralliement qui a existé de 1887 à 1889[1]. Elle voit le jour sous l’impulsion de Sébastien Etcheverry[2], qui devient son premier vénérable. Elle porte le nom de Volney en hommage à Constantin-François Chassebœuf de La Giraudais, comte Volney[3] (1757-1820), natif de la Mayenne et incroyant notoire.

On trouve à la fondation[4]:

  • Louis Bretonnière[5], industriel[6] ;
  • Gustave Catois[7], instituteur[8] ;
  • Charpentier, secrétaire de la mairie d’Évron ;
  • Amand Férard, inspecteur primaire[9] ;
  • Adolphe-Pierre Gaignant, secrétaire de l’inspection académique ;
  • Godin, instituteur ;
  • Guerrier[10] ;
  • Ménager, employé de préfecture ;
  • Pavis ;
  • Peslier, instituteur ;
  • François Rabin, instituteur[11].

Membres célèbres[modifier | modifier le code]

Parmi les membres célèbres de cette loge on compte :

  • André Château (1889-1983), ingénieur, conseiller municipal de Laval[12] ;
  • Émile Fel[13] ;
  • Louis Lesaint (1879-1968), instituteur ;
  • Camille Lhuissier[14] (1879-1948), instituteur, député ;
  • Marius Lepage[15] (1902-1972), chef de service à la préfecture ;
  • Claude Lepage[16] (né en 1927), neveu du précédent, professeur de sports ;
  • Morvan Marchal[17], architecte, nationaliste breton[18] ;
  • Auguste Émile Maulave[19],[20] ;
  • Narcisse Tascher[21] (1889-1945), receveur de billets à la SNCF[22].

Liste des vénérables[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Etcheverry[23] ;
  • Louis-Pierre Bretonnière, industriel ;
  • Auguste Maulavé, instituteur à Ernée, du 21 octobre au 23 décembre 1934 ;
  • André Château, à partir du 23 décembre 1934 ;
  • Marius Lepage, de 1946 à 1963.

La conférence du Père Riquet[modifier | modifier le code]

La loge Volney créera l'évènement[24],[25]en recevant officiellement un ecclésiastique qui prononcera une conférence dans un temple maçonnique français, cela ne s'était jamais fait en deux siècles.

En 1961, à l'époque où se prépare le concile œcuménique Vatican II, Marius Lepage organise à Laval une conférence en loge, réservée aux francs-maçons[26], au cours de laquelle le Révérend Père jésuite Michel Riquet vient présenter le point de vue des catholiques sur l’athéisme[27]. L'organisation de cette conférence reçoit l'accord de l'évêque de Laval ainsi que celui du Grand Orient de France. Toutefois le Grand Orient, à la suite de l'émotion suscitée dans ses rangs après que la presse nationale s'est fait l'écho de l'événement, demande que la conférence prenne la forme d'une simple réunion à caractère privé et qu'il n'y soit fait aucun usage de cérémonial maçonnique. Cette conférence passionna la presse[28],

Cette conférence souleva cependant des réactions assez vives de nombreuses loges du Grand Orient, en particulier de celles du Sud-Ouest, ce qui aboutit dans un premier temps à une suspension de Marius Lepage et à sa convocation devant les instances disciplinaires de l'obédience, avant qu’il ne soit acquitté par celles-ci, en première instance le 23 septembre 1961, puis, après l'appel interjeté par le Conseil de l’Ordre, définitivement le 18 décembre de la même année[29].

Marius Lepage démissionnera du Grand Orient de France pour une raison différente en 1963[30] avant de créer au sein de la Grande Loge nationale française (GLNF) la Loge Ambroise Paré à l'orient de Laval.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de la Franc-Maçonnerie française : La Maçonnerie, Église de la République (1877-1944), éd. Fayard, 1975, (ISBN 2213650152)
  2. Balancier, rue du Val de Mayenne à Laval.
  3. Société des lettres, sciences et arts du Saumurois, février 1964, p. 3, R.G Marnot : Un historien angevin méconnu, le Comte de Volney
  4. Jean André Faucher, Achille Ricker, Histoire de la franc-maçonnerie en France p. 275, éd. Nouvelles éditions latines, 1968
  5. Association antimaçonnique de France, La Franc-maçonnerie démasquée , vol. 29, p. 79, éd. Association antimaçonnique de France , 208, 1912
  6. Né le 6 mai 1868 à Laval. Il reconnait son fils Marcel par acte en mairie de Laval le 29 novembre 1894, sans indiquer le nom de la mère, car elle est mariée avec un autre. Son fils sera aviateur avant la Première Guerre mondiale ; croix de guerre avec palme, 3 citations. Campagne au Maroc et au Levant après la guerre ; il devient capitaine en 1924. Il est chevalier de la Légion d’honneur en 1927.
  7. L'église et la République en Mayenne: 1896-1906 , vol. 3 , p. 123, éd. Institut de Recherches Historiques de Rennes, 1967
  8. Activiste anticlérical, instituteur à Sainte-Gemme-le-Robert et Evron. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques et d'un manuel de morale laïque mis à l’Index par les évêques de France en 1909. Il devient adjoint au maire du Mans, et président de la Libre pensée du Mans. Correspondant occasionnel de l'Abbé Angot pour les recherches historiques, il s’opposera à lui dans sa perception du rôle de la Révolution française dans l’éducation.
  9. Né le 7 février 1855 à Saint-Aubin-d'Aubigné. Il est chevalier de la Légion d'honneur en 1932. C'est le père de Paul-Louis Férard
  10. Il devient adjoint au maire du Mans.
  11. Né le 30 septembre 1873 à Laval, mort le 26 novembre 1953 à Château-Gontier. Instituteur, puis directeur d'école à Villaines-la-Juhel. Il est capitaine d'infanterie de réserve lors de la Première Guerre mondialeIl obtient la Croix de Guerre et est chevalier de la Légion d'honneur en 1917. Il se marie le 9 octobre 1895 à Craon avec Marie Haag.
  12. Achille Ricker, Histoire de la franc-maçonnerie en France, p. 245, éd. Nouvelles Éditions Latines, 1978, (ISBN 2723300633)
  13. Il est en 1937 secrétaire général de la préfecture de la Manche. Tué au cours de bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale.
  14. Histoire de la franc-maçonnerie en France, p. 400
  15. Marius Lepage est l'auteur de : L'Ordre et les obédiences: histoire et doctrine de la franc-maçonnerie, Compiègne, 1956
  16. auteur du livre Jigoro kano un grand initié éd. Almathee, 2008, I SBN 2310000647
  17. Stéphane François, Les néo-paganismes et la Nouvelle Droite (1980-2006): Pour une autre approche, vol. 2, p. 78, éd. Archè, 2008, (ISBN 8872522870)
  18. y aurait fait son entrée le 1er mai 1938 : Affirmation présente dans la biographie que lui accorde le site Les druides du Québec</ref
  19. André Combes, La franc-maçonnerie sous l'Occupation: Persécution et Résistance (1939-1945), p. 389, éd. du Rocher, 2001, (ISBN 2268041123)
  20. Tué au cours de bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale.
  21. L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, p. 1998, année 1988.
  22. Né le 29 juin 1889 à Bruz en Ille-et-Vilaine, mort en déportation le 11 mars 1945 à Neuengamme. Il était syndicaliste à la CGTU et résistant. Il est déporté le 29 août 1944 de Belfort à destination de Neuengamme, matricule 43690.
  23. Jean Crouzet, Loges et Francs-Maçons: Côte basque et Bas-Adour : 1740-1940, p. 169, éd.Atlantica, 1998, (ISBN 2843940508)
  24. Michel Riquet, Jean Baylot, Les Francs-maçons Le temps qui court, vol. 6 de : Verse et controverse : le chrétien en dialogue avec le monde, p. 7, éd. Éditions Beauchesne, 1968
  25. (de) Logen, Rituale, Hochgrade: Handbuch der Freimaurerei, p. 112, éd.Verlag Styria, 1967
  26. En France, ce genre de réunion est dite "Tenue blanche fermée".
  27. Le Figaro littéraire, 25 mars 1961, Le Père Riquet à la loge Volney
  28. Louis Pérouas, Michel Laguionie, Roger Mériglier, Franc-maçonnerie et antimaçonnisme en Limousin: amorces d'un dialogue, p. 75, éd. Presses Univ. Limoges, 2002, (ISBN 2842872487)
  29. Alain Bernheim, Travaux de la Loge nationale de recherche Villard de Honnecourt, vol.65, p. 242-250, 2007.
  30. Alain Bernheim, Travaux de la Loge nationale de recherche Villard de Honnecourt, vol.66, p. 254-258, 2007. reproduction de la lettre de démission