Liste des sites mégalithiques du Nord-Pas-de-Calais

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Article détaillé : Histoire du Nord-Pas-de-Calais.

La région Nord-Pas-de-Calais comporte plusieurs sites de mégalithes constitués de dolmens, allées couvertes, menhirs, cromlechs ou polissoirs.

Ces pierres de haute taille sont souvent situées dans des zones sédimentaires sableuses et de grès tertiaires du Landénien, retombée nord de l'Artois, vallée de la Scarpe, de l'Escaut et de ses affluents. Des zones comme le littoral, l'Avesnois, la Flandre, la métropole lilloise sont dépourvues de menhirs[1].

Aubigny-au-Bac[modifier | modifier le code]

  • Pierre qui pousse

Bellignies[modifier | modifier le code]

  • La Pierre-Croûte est une pierre de 3,2 m de long, 2,5 m de large sur 1,30 m d'épaisseur. Elle se trouvait initialement à Houdain lez bavay, au « Trou des Sarrazins », et fut déplacée en 1810 à l'initiative du comte de Bellignies pour qu'elle soit placée dans le parc de son château[2],[3].

Cambrai[modifier | modifier le code]

  • Les pierres jumelles, de plus de quatre mètres de haut, mais seul leur sommet dépasse de terre
  • Le Dolmen de la citadelle

Féchain[modifier | modifier le code]

Ce polissoir date de la période néolithique (entre le LXe siècle av. J.-C. et le XXXe siècle av. J.-C.). Il s’agit d’un monolithe dont la partie supérieure est creusée de cuvettes et de rainures. Il était utilisé pour le polissage des haches en silex. Les cuvettes sont formées par le polissage de la face des haches et les rainures par les tranchants.

Le polissoir, le plus grand de la région, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1980. Ce grès qui pèse environ 7 tonnes, est haut de 1,10 m. Il faisait partie d'un bloc plus important de 2,00 m de large sur 4,00 m de long.

  • La pierre au beurre

Fresnicourt-le-Dolmen[modifier | modifier le code]

  • La Table aux Fées. Allée couverte coudée du Néolithique final (IIIème millénaire avant notre ère), classée Monument Historique depuis 1887. Sa table monolithique d'environ 10 tonnes est en partie brisée et basculée vers le nord-est. D'après les auteurs du XIXème[4],[5], elle faisait partie d'un ensemble mégalithique important comprenant quatre dolmens formant un losange et reliés entre eux par des alignements de menhirs, ainsi qu'un double tumulus. Cet ensemble aurait été détruit au milieu du XIXème siècle par les tailleurs de pavés venus récupérer du grès.
    la Table aux Fées de Fresnicourt-le-Dolmen

Hamel (Nord)[modifier | modifier le code]

  • Le dolmen du Bois de type allée couverte, dit la « Pierre Chavatte », est classé monument historique.

Lallaing[modifier | modifier le code]

Lécluse[modifier | modifier le code]

  • La Pierre du Diable, avec 3,05 m, domine la vallée de la Sensée. Ce menhir mesurait à l'origine environ 5 m de hauteur, mais fut dynamité par les Allemands en 1918[6]. Une gravure est présente, dessinant une silhouette que certains qualifient de nain, ou de gnome.

Mont-Saint-Éloi[modifier | modifier le code]

  • Deux menhirs dits Les Pierres jumelles sont situés au hameau d'Écoivres et ont été classés monuments historiques par liste en 1889[7].

Oisy-le-Verger[modifier | modifier le code]

  • Au Gros Caillou.
Le menhir d'Oisy-le-Verger « le Gros Caillou »

Prisches[modifier | modifier le code]

Sailly-en-Ostrevent[modifier | modifier le code]

  • Le cromlech Les Bonnettes est le Cromlech au nord de Paris.

Dans la plaine se dresse un monticule d'environ cinq mètres de hauteur sur lequel est érigé un cromlech de cinq pierres. La dernière fouille date de 1887 et le site, propriété de la commune, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1889[8].

Solre-le-Chateau[modifier | modifier le code]

  • Pierres jumelles[3]

Vendegies-sur-Écaillon[modifier | modifier le code]

Le Gros Caillou ou Grès Montfort est une pierre de grès mesurant 2 m dans sa plus grande largeur. Initialement posée à plat, elle fut redressée comme un menhir par les soldats allemands occupant la région lors de la Première Guerre mondiale[9].

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Lottin, Janine Desmulliez, Ludovicus Milis, Henri Platelle, Denis Clauzel, Histoire des provinces françaises du Nord : De la préhistoire à l'An Mil, Presses Univ. Septentrion, (ISBN 9782903077716, lire en ligne), p. 23-25
  • L. Desailly, « Notes sur quelques Monuments Mégalithiques de la région du Nord », Bulletin de la société préhistorique française,‎ (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoires des provinces françaises du Nord par Alain Lottin, Jeaninne Desmulliez, Ludovicus Milis, Henri Platelle,Denis Clauzel- Publié Presses universitaires Septentrion- 1988- Numérisé par Google Books
  2. L. Desailly, « Notes sur quelques Monuments Mégalithiques de la région du Nord », Bulletin de la société préhistorique française,‎ , p. 190-196 (lire en ligne)
  3. a, b et c Congrès scientifique de France sur Google Livres, 16e session tenue à Rennes en septembre 1849, Paris, Derache, 1850, p. 117
  4. Auguste Terninck, L'Artois Souterrain, G. Montfort, , Tome 1, pages 96 à 101
  5. Felix Lequien, Monuments celtiques de l'arrondissement de Béthune,
  6. « LA PIERRE DU DIABLE | Le menhir de Lécluse - Nord Découverte », Nord Découverte,‎ (lire en ligne)
  7. Bases de données Ministère de la culture
  8. « cromlech », notice no PA00108387, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. L. Desailly, « Notes sur quelques Monuments Mégalithiques de la région du Nord », Bulletin de la société préhistorique française,‎ , p. 176-183 (lire en ligne)