Lionel Tardy

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Lionel Tardy
Lionel Tardy le 15 avril 2009.
Lionel Tardy le 15 avril 2009.
Fonctions
Député de la 2e circonscription de la Haute-Savoie
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Législature XIIIe, XIVe (Cinquième République)
Groupe politique Les Républicains
Prédécesseur Bernard Bosson (UDF)
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Les Républicains

Lionel Tardy est un chef d'entreprise et homme politique français, né le 7 juin 1966 à Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Informaticien de profession, Lionel Tardy a été entre 2000 et 2015 gérant de la société de services et de conseil en informatique LTI (Lionel Tardy Informatique)[1]. Cette société emploie 18 personnes et est spécialisée dans la vente de solutions informatiques complètes auprès des PME des Pays de Savoie.

Il devient vice-président chargé du secteur des services de la CGPME de Haute-Savoie, puis président à partir de novembre 2005. Il démissionne de la présidence de la CGMPE Haute-Savoie, en janvier 2007, pour se présenter aux élections législatives de juin 2007.

Bien que novice en politique, il a été élu député le 17 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 2e circonscription de la Haute-Savoie en battant, au second tour, le député sortant Bernard Bosson (PSLE) avec 55,51 % des suffrages. Il s'est engagé au non-cumul de mandats[2]. Son élection contre une personnalité marquante de la vie politique haut-savoyarde s'explique notamment par le soutien officieux dont il bénéficiait de la part de nombreux élus de l'UMP, rancuniers envers M. Bosson pour son soutien tiède et tardif à Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle[3].

Élu sous étiquette « divers droite », il siège cependant dans le groupe UMP à l'Assemblée nationale. Il est membre de la commission des affaires économiques et se spécialise rapidement dans les thématiques relatives aux PME et au numérique.

Il a également obtenu la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle qui visait à imposer les entreprises, mêmes lorsqu'elles étaient déficitaires[réf. nécessaire]. Il est président du groupe de travail sur les délais de paiement dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie.

En 2009, lors des discussions sur la loi Création et Internet (dite HADOPI), il est le député de la majorité présidentielle s'investissant le plus activement contre le principe de la riposte graduée, avec des arguments techniques et juridiques, à la fois dans l'hémicycle[4] et dans les médias[5]. Une partie de ses arguments sont repris par le Conseil constitutionnel dans la censure partielle de la loi. Lionel Tardy s'oppose au projet de loi supplémentaire (dit HADOPI2)[6].

Le , Tardy s'illustre également lors de l'audition de Raymond Domenech par le Parlement au retour de la Coupe du monde en Afrique du Sud. Opposé à l'audition à huis-clos, Lionel Tardy retranscrit les propos tenus via Twitter[7].

Dans les classements, il est régulièrement cité comme l’un des députés les plus actifs à l’Assemblée nationale[8].

En juin 2012, il est réélu avec 56,50 % des voix face au candidat socialiste Denis Duperthuy. Il est vice-président du Groupe d'amitié France-Suède.

Lors de la découverte de « l’affaire Bygmalion », il s’exprime pour le départ de Jean-François Copé et dénonce le manque de transparence au sein de l’UMP[9].

Dans l’opposition, il intervient régulièrement sur les thématiques telles que l’économie, la copie privée, l’open data, le handicap, les « comités Théodule »[10].

Il est l’un des quelques députés UMP à voter pour les lois pour la transparence de la vie publique et supprimant le cumul des mandats[11],[12].

Il s’oppose au contenu de la loi « Thévenoud » sur les taxis et les VTC[13].

En mai 2015, il est l’un des principaux opposant à la loi renseignement[14].

Pour les lois de finances 2015 et 2016, il est nommé rapporteur pour avis « Entreprises » au nom de la commission des affaires économiques.

Fonctions à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Commissions permanentes :

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre suppléant de la commission chargée de l'application de l'article 26 de la Constitution

Groupes d'études :

  • Vice-président : Déchets ménagers - Industries mécaniques - Internet et société numérique - PME - Presse - Route et sécurité routière

Groupes d'amitié :

  • Président : Islande
  • Vice-président : Norvège - Suède
  • Secrétaire : Corée du Sud - Estonie - Lituanie - Nouvelle-Zélande - Thaïlande - Taïwan
Fonctions diverses

Mandats électoraux[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Sommaire n°21 – 22 mai 2015 | ECO DES PAYS DE SAVOIE », sur www.ecosavoie.fr (consulté le 20 novembre 2015)
  2. Lionel Tardy, La revue Parlementaire, juin 2008.
  3. Source : France 3 Rhône-Alpes Auvergne
  4. Par ex.: Assemblée Nationale. Deuxième séance du jeudi 2 avril 2009
  5. L'Express 30/03/2009 Tardy (UMP): "La riposte graduée, c'est du grand n'importe quoi!"
  6. Libération-Ecrans.fr 10/07/2009 Lionel Tardy : « On est dans un sketch pas possible ! »
  7. "Je suis le traitre qui twitte et je l'assume" sur lci.fr, consulté le 30 juin 2010.
  8. « INTERACTIF. Le palmarès des députés les plus actifs à l'Assemblée », sur leparisien.fr (consulté le 25 novembre 2015)
  9. (fr) « Affaire Bygmalion : le député UMP Lionel Tardy dit "stop" à Jean-François Copé », sur francetv info (consulté le 25 novembre 2015)
  10. (fr) « NosDéputés.fr - Regards Citoyens », sur NosDéputés.fr (consulté le 25 novembre 2015)
  11. « Assemblée nationale - Analyse du scrutin n°535 - Deuxième séance du 25/06/2013 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 25 novembre 2015)
  12. « Assemblée nationale - Analyse du scrutin n°769 - Première séance du 22/01/2014 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 25 novembre 2015)
  13. « Assemblée nationale ~ Première séance du jeudi 10 juillet 2014 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 25 novembre 2015)
  14. « Loi renseignement : pourquoi je voterai contre », sur www.lioneltardy.org (consulté le 25 novembre 2015)

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]