Lessia Oukraïnka

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Lessia Oukraïnka
Description de l'image Lesya Ukrainka portrait.jpg.
Nom de naissance Laryssa Petrivna Kossatch-Kvitka
Naissance
Novohrad-Volynskyï, Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Décès (à 42 ans)
Surami, Drapeau de la Géorgie Géorgie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Ukrainien

Laryssa Petrivna Kossatch-Kvitka (en ukrainien : Лариса Петрівна Косач-Квітка), née le à Novohrad-Volynskyï (Ukraine), et morte le à Surami (Géorgie), plus connue sous le nom de Lessia Oukraïnka (ukrainien : Леся Українка), est une écrivaine et poétesse ukrainienne. Elle s'est aussi engagée activement en politique et en feminisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lessia Oukraïnka est née en 1871 en Ukraine. Elle est la fille d'Olha Drahomanova-Kossatch (plus connue sous le nom d'Olena Ptchilka), écrivaine et éditrice, et de Petro Antonovytch Kossatch.

Ses parents étaient liés à nombre de personnalités dont le compositeur Mykola Lyssenko, le poète et dramaturge Mykhaïlo Starytski. Son oncle maternel, Mykhaïlo Drahomanov, qui est connu pour ses travaux de scientifique et d'historien, est très proche d'elle et est considéré comme son mentor spirituel.

À neuf ans, en écho à la déportation de sa tante en Sibérie par l'administration tsariste pour participation au mouvement de libération nationale, elle écrit L'Espérance, sa première poésie.

L'ESPERANCE

  • Je n'ai plus ni bonheur ni liberté,
  • Une seule espérance m'est restée:
  • Revenir un jour dans ma belle Ukraine,
  • Revoir une fois ma terre lointaine,
  • Contempler encore le Dniepr si bleu
  • - Y vivre ou mourir importe bien peu -,
  • Revoir une fois les tertres, les plaines,
  • Et brûler au feu des pensées anciennes...
  • Je n'ai plus ni bonheur ni liberté,
  • Une seule espérance m'est restée.

Loutsk, 1880

Autodidacte car la tuberculose l'empêchait de fréquenter l'école, polyglotte, elle lisait dans le texte mais aussi traduisait des œuvres de la littérature universelle dont le Manifeste du Parti communiste et autres ouvrages marxistes. Ce don pour les langues lui a aussi servi pour se rendre en Égypte, Italie, Allemagne (Berlin), Autriche-Hongrie (Vienne), Bulgarie et dans l'Empire russe (Crimée, Géorgie) où elle séjournait dans les cliniques, les sanatoriums, les pensions pour lutter contre la maladie qui l'épuisait. Son amour de la terre natale uni à son ouverture d'esprit aux cultures étrangères l'amena à concevoir une «Bibliothèque mondiale» destinée au lecteur ukrainien pour lui faire découvrir le patrimoine culturel de l'humanité. Très liée à Ivan Franko par les idées révolutionnaires et une étroite amitié, il la comparait à Tarass Chevtchenko, elle lui dédia son poème Larmes ô perles en 1891.

Elle publia le cycle des Chants des esclaves en 1895. À partir de cette œuvre, « son lyrisme social et politique ira jusqu'à l'audace et la protestation révolutionnaire[1] ».

Morte de la tuberculeuse lors de son séjour à Surami, la poétesse est inhumée au cimetière Baïkove à Kiev. La maison à Surami où jadis elle séjournait accueille aujourd'hui son musée[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1880 : L'Espérance
  • 1890 : le 2 mai, J'espère sans espérance ! (Contra spem spero !)
  • 1891 : Larmes ô perles
  • 1892 : Les Feux de l'aube
  • 1893 : Sur les ailes des chansons, recueil
  • 1895 : Chants des esclaves
  • 1896 : le 25 novembre, Paroles que n'êtes-vous en acier ?
  • 1898-1900 : Dans la forêt vierge, pièce
  • 1899 : Songes et pensées, recueil
  • 1901 : Possédée, pièce
  • 1902 : Échos, recueil
  • 1903-1907 : Cassandre, pièce
  • 1905 : Conte d'automne, pièce
  • 1905 : Dans les catacombes, pièce
  • 1908 : Rufin et Priscillien, pièce
  • 1911 : Le Chant de la forêt, pièce
  • 1912 : Le Seigneur de pierre, pièce

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Œuvres choisies (préface et traductions en français par A. Swirko), Imprimerie Amibel, Bruxelles, 1970, 79 p.
  • L'Espérance : choix de poèmes (traduction française d'Henri Abril), Dnipro, Kiev, 1978. Ce mince recueil de 111 pages contient une préface d'Arsène Ichtouk fournissant des renseignements sur la vie et l'œuvre de la poétesse.
  • (en) Spirit of Flame. A collection of the works of Lesya Ukrainka (traduction en anglais de Percival Cundy), Bookman Associates, New York, 1950, 320 p.

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Polet, directeur et Claude Pichois, préfacier, Patrimoine littéraire européen : anthologie en langue française, Volume 12 : XIXe ‑ XXe siècle : 1885-1922, Paris, De Boeck Université, cop.,‎ . 1992 : (notice BnF no FRBNF34336136) ; 2000 : (notice BnF no FRBNF37637761).
  2. (ru) « Музей Леси Украинки в городе Сурами. », sur what.in.ua (consulté le 13 novembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Albert Kipa, Lesia Ukrainka and Goethe, Kyiv & Lviv, 2004
  • (en) Semen Shakhovsky, Lesya Ukrainka : a biographical sketch (trad. Anatole Bilenko et Ruzhitsky), Dnipro, Kiev, 1975, 118 p.
  • (ru) I. V. Ermolaeva et V. G. Ivanenko, « The study of the history of the disease of Lesia Ukrainka », in Vrach Delo, août 1988, no 8, p. 116-9

Liens externes[modifier | modifier le code]