Les Paravents

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Paravents est une pièce de théâtre de Jean Genet écrite en 1961 et représentée pour la première fois le au Théâtre de l'Odéon par la Compagnie Renaud-Barrault.

Argument[modifier | modifier le code]

Pièce, en tableaux, se déroulant pendant la guerre d'Algérie (1954-1962). Genet y dresse un portrait au vitriol de l'armée.

Réactions[modifier | modifier le code]

La création des Paravents en 1966, quatre ans après la fin de la guerre d'Algérie, est perçue par différents mouvements nationalistes et ultranationnalistes comme un atteinte à l'image virile de la France coloniale. Sa représentation au théâtre de l'Odéon est l'occasion de violentes manifestations du groupuscule d'extrême droite Occident et de certains anciens combattants d'Afrique du Nord et d'Indochine, autour et parfois à l'intérieur même du théâtre[1]. Alain Madelin et Patrick Devedjian participent quotidiennement à ces protestations, allant jusqu'à jeter des rats et du gaz lacrymogène sur scène pour réclamer l'arrêt des représentations[2]. Même à l'Assemblée, certains remous se font sentir, qu'André Malraux, alors ministre de la Culture de la Ve République, parvient à calmer.

Distribution d'origine[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Jean-François Sirinelli et Pascal Ory, Les Intellectuels en France, de l'affaire Dreyfus à nos jours, Perrin, 2004, p. 319.
  2. Shepard, Todd, 1969-, Mâle décolonisation : l'"homme arabe" et la France, de l'indépendance algérienne à la révolution iranienne (1962-1979) (ISBN 9782228917148, OCLC 985857755, lire en ligne)