Le Mâle

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Le Mâle
Description de l'image Defaut.svg.
Information
Marque Jean Paul Gaultier
Lancement 1995
Créateur Francis Kurkdjian

Le Mâle est un parfum pour homme commercialisé en 1995 par la firme du styliste français Jean Paul Gaultier[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le Mâle a été composé par le parfumeur Francis Kurkdjian, qui décrit le projet par la formule « mettre tout l'univers de Jean Paul Gaultier dans un flacon », et évoque pour ce faire la nécessité d'« être comme une éponge ». Ainsi a-t-il demandé au couturier de lui raconter des souvenirs d'enfance, et c'est lorsque celui-ci lui a parlé des odeurs des marchés sur lesquels il se rendait avec sa grand-mère, que le parfumeur eut l'idée d'ajouter des notes de sauge à celles de lavande, menthe et fleur d'oranger[2]. La fragrance, appelée en interne « Pie VII » (l'équipe étant alors persuadé qu'elle sera lancée sous le nom de « Jean-Paul II ») fait partie de la famille « oriental fougère »[1].

En 2003, le parfum Le Mâle était numéro un des ventes de parfums masculins en Europe, détrônant en France Eau sauvage de Dior, en tête des ventes depuis quarante ans[1]. La même année, les Parfums Jean Paul Gaultier ont lancé, sous la marque Le Mâle, une gamme baptisée Tout beau tout propre comprenant, en plus du parfum, des produits d'hygiène pour homme[3], et même du maquillage (khôl, marqueur pour les ongles, et baume à lèvres légèrement pigmenté)[4].

Le flacon (réalisé par Jean Paul Gaultier, Alain de Mourgues , et Federico Restrepo et le groupe BPI[1]) se caractérise par une forme de buste d'homme sans bras et sans tête, revêtu d’une marinière à la musculature proéminente, à la manière de la statuaire grecque antique, dont le design est déposé auprès de l'INPI[5]. Réalisée par Jean-Baptiste Mondino et inspirée par le film Casablanca[1], campagne publicitaire fait appel à une imagerie évoquant l'homosexualité masculine[6].

En 2007 Le Mâle est décliné dans un nouveau parfum dénommé La Fleur du Mâle (jeu de mots avec Les Fleurs du mal) ; il reprend une partie des notes de son prédécesseur[7], ainsi que la forme de son flacon, mais cette fois en couleur blanche[8].

Postérité[modifier | modifier le code]

On compte parmi les marques influencées[1] :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Saint-Jean, « Le Mâle de Jean Paul Gaultier », in Le Figaro, mardi , page 15.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Catherine Saint-Jean, « Le Mâle de Jean Paul Gaultier », in Le Figaro, mardi 7 août 2012, page 15.
  2. (en) Mary Tannen, « Appearances; Hitting It on the Nose », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  3. (fr) Propos de Sylvie Polette recueillis par Carole Soussan, « Les triplés de Jean Paul Gaultier », Stratégies, no 1310,‎ (lire en ligne).
  4. (fr) Laurent Barbotin, « Secrets de fabrique du nouveau mâle », L'Expansion,‎ (lire en ligne).
  5. (fr) Mme Favre, Arrêt 07-13952, Cour de cassation, 1er juillet 2008, sur Légifrance.
  6. (fr) (en) Denis M. Provencher, Queer French : globalization, language, and sexual citizenship in France, Aldershot, Ashgate, , 225 p. (ISBN 978-0-7546-4795-9), p. 66.
  7. (fr) Jeanne Doré, « Fleur du Mâle - Jean Paul Gaultier », sur auparfum.com, 8 juin 2007. Consulté le 24 mars 2009.
  8. (fr) « Flacon en verre opale », sur Emballages Magazine, 4 avril 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]