Le Lit de la Vierge

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le Lit de la Vierge
Description de cette image, également commentée ci-après
La baie des Trépassés (Finistère) :
un site de tournage extérieur

Titre original Le Lit de la Vierge
Réalisation Philippe Garrel
Scénario Philippe Garrel
Sociétés de production Zanzibar Films (France)
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame allégorique
Expérimental
Underground
Durée 105 min
Sortie 1970

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Lit de la Vierge est un film français réalisé par Philippe Garrel et sorti en 1970.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Variations énigmatiques autour de la Vierge Marie, de Jésus-Christ et du Monde en devenir après les événements sociaux de 1968

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Des Vierges et des bottes[modifier | modifier le code]

  • Zouzou : « J’ai une chambre dans l’unique hôtel de la baie des Trépassés. Garrel ne trouve rien de mieux que de prendre la chambre au-dessus de la mienne et, toute la nuit, il tourne en rond au-dessus de ma tête en traînant ses bottes. L’enfer ! […] Mon partenaire est Pierre Clémenti. […] Comme le titre du film l’indique, je joue à nouveau le rôle de Marie[1], mais aussi celui de Marie-Madeleine ! Pierre joue le Christ. Le tournage commence plutôt bien dans ce sublime décor de la baie des Trépassés. […] Rentrés à Paris, nous visionnons une heure et demie de rushes. Sublime. D’une beauté ! Pour moi, le film est terminé. Pas pour Garrel. Philippe décide d’aller tourner d’autres images au Maroc. […] L’ambiance se gâte bientôt. La tension monte. […] Je déclare à Philippe : « Je rentre à Paris. […] Les images tournées en Bretagne suffisent à faire un film magnifique. Que fait-on là ? Je pars. » Il me répond : « Ce n’est pas très grave, Valérie Lagrange pourra faire aussi bien Marie que toi. » […] Ils partent tous pour Rome. »[2]
  • Valérie Lagrange : « Nous sommes repartis pour l’Italie, à Grottaferrata, à côté de Rome. […] Garrel était en pleine « création », il était très bizarre et me faisait penser à Bonaparte : il marchait de long en large, le front baissé, en faisant claquer ses bottes. Il régnait dans cette demeure une ambiance plutôt lourde et tendue. […] Les comportements étranges des autres ne m’atteignaient pas, je planais au-dessus de toutes ces contingences, j’étais dans ma bulle. […] Je me rappelle d’une scène du Lit de la Vierge. C’était dans des souterrains, il y avait un long travelling, des hommes armés et des chiens policiers, j’étais habillée d’une robe de bure blanche, je crois, c’est tout ce dont je me souviens. »[3]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Précédemment dans Marie pour mémoire de Philippe Garrel (1968).
  2. Extrait de Jusqu’à l’aube, autobiographie de Zouzou, Éditions Flammarion, Collection Pop Culture, Paris, 2003, (ISBN 2-08-068555-4).
  3. Extrait de Mémoires d'un temps où l'on s'aimait, autobiographie de Valérie Lagrange, Éditions Le Pré aux Clercs, Paris, 2005, (ISBN 2-84228-207-8).