Leïla Sebbar

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Leïla Sebbar
Leïla Sebbar (21e Maghreb des Livres, Paris, 7 et 8 février 2015).jpg

Leïla Sebbar au 21e Maghreb des Livres (Paris, 7 et 8 février 2015).

Biographie
Naissance
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AflouVoir et modifier les données sur Wikidata
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Leïla Sebbar est une écrivaine franco-algérienne, née le à Aflou (Hauts-Plateaux), en Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Leïla Sebbar est née à Aflou, en 1941. Son père, instituteur algérien, a été relégué par le régime de Vichy dans cette région des hauts plateaux. Sa mère, institutrice française, est originaire de Dordogne. Elle est ensuite mise en pension à Blida. En 1960, ses parents déménagent dans le quartier du Clos-Salembier, appartenant à l’agglomération d’Alger. En 1962, alors qu’elle a 19 ans, ses parents l’envoient continuer ses études en France. Elle y vit depuis et n’est revenue en Algérie qu’épisodiquement. Ses parents s’y installent également en 1970[1],[2].

Étudiante en lettres modernes à Aix-en-Provence puis à la Sorbonne, elle publie en 1974 sa thèse de troisième cycle, Le Mythe du bon nègre dans la littérature du XVIIIe siècle[3]. Elle est ensuite professeur de Lettres à Paris, tout en se consacrant à l'écriture. Elle est l’auteur d’essais, de carnets de voyage, de récits, de critiques littéraires, de recueils de textes inédits, de nouvelles et de romans. Elle collabore aussi à France Culture (Panorama) pendant une quinzaine d'années[4], au Magazine littéraire et à La Quinzaine littéraire.

Son œuvre est centrée sur l'exil et les relations Orient/Occident.

Ses archives sont disponibles à l'Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC).

Publications[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • On tue les petites filles, Stock, 1978.
  • Le Pédophile et la Maman, Stock, 1980.
  • Lettres parisiennes, Autopsie de l'exil, avec Nancy Huston, Bernard Barrault, 1986, poche J'ai lu, 2014.
  • Dialogue avec Leïla Sebbar, traversières de Dominique Le Boucher, photographies de Jacques Du Mont, Éditions Marsa, 2015.

Nouvelles et recueils[modifier | modifier le code]

  • La Négresse à l’enfant, Syros, 1990.
  • La Jeune Fille au balcon, Paris, Éd. du Seuil, 1996. coll. « Points Virgule » ; Seuil, 2001 ; Points Seuil, 2006.
  • Le Baiser, Collection, Paris, Hachette, coll. « Courts Toujours », 1997.
  • Soldats, Paris, Éd. du Seuil, 1999 ; Seuil, coll. « Points virgule », 2004.
  • Sept filles, Thierry Magnier, 2003.
  • Isabelle l’Algérien, Un portrait d’Isabelle Eberhardt, dessins de Sébastien Pignon, Al Manar-Alain Gorius, 2005.
  • L’Habit vert, Thierry Magnier, 2006.
  • Le Peintre et son modèle, Al Manar-Alain Gorius, 2007.
  • Métro, Éd. du Rocher, Coll. « Chantal Chawaf », 2007.
  • Le Ravin de la femme sauvage, Thierry Magnier, 2007.
  • Le Vagabond, Louisa, La Blanche et la Noire, Noyant d’Allier, Bleu autour, 2007-2008.
  • Une femme à sa fenêtre, nouvelles du grand livre du monde, dessins de Sébastien Pignon, Al Manar-Alain Gorius, 2010.
  • Aflou, Djebel amour, avec Jean-Claude Gueneau et Nora Aceval, Bleu autour, 2010.
  • Ecrivain public, Bleu autour, 2012.
  • La Fille du métro, monologue, dessins de Sébastien Pignon, Al-Manar-Alain Gorius, 2015.
  • « Les yeux verts », nouvelle, Apulée, revue de littérature et de réflexion sous la direction de Hubert Haddad, 1. Galaxies identitaires, Paris, Éd. Zulma, 2016, p. 171-173.
  • « La maison bleue », nouvelle, p. 121-125, Étoiles d'encre 67/68, revue de femmes en Méditerranée, Transgressions, Montpellier, Éd. Chèvre feuille étoilée, 2016.
  • L'homme qui pleure, L'Orient est rouge, Éd. Elyzad, 2017.
  • Sur la colline, une koubba dans la réédition de Je ne parle pas la langue de mon père. L'arabe comme un chant secret, aquarelles de Sébastien Pignon, Éd. Bleu autour, 2016.
  • L'orient est rouge, Éd. Elyzad, 2017.
  • « La petite fille à la mer », Voix féminines de la Méditerranée, Littérature comparée / Histoire et Critique, Sous la direction de S. Seza Yilancioglu (Université de Galatasaray en Turquie), Paris, Éd. Petra, mars 2017, p. 233-236.
  • « Celle qui voulait ressembler à Boucle d'or », Revue de littérature et de réflexion, numéro 2, « De l'imaginaire et des pouvoirs ». Rédacteur en chef : Hubert Haddad. Zulma, 2017.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Fatima ou les Algériennes au square, Stock, 1981 ; Elyzad, 2010.
  • Parle mon fils, parle à ta mère, Stock, 1984 ; Thierry Magnier, 2006 ; Parle à ta mère, Elyzad Poche, 2016.
  • Shérazade, 17 ans, brune, frisée, les yeux verts, Bleu autour, 2010.
  • Le Chinois vert d’Afrique, Stock, 1984 ; Folies d’encre, Eden, 2002.
  • Les Carnets de Shérazade, Stock, 1985.
  • J.H. cherche âme-sœur, Stock, 1987.
  • Le Fou de Shérazade, Stock, 1991.
  • Le silence des rives, Paris, Stock, 1993 (prix Kateb Yacine).
  • La Seine était rouge. Paris, octobre 1961, Thierry Magnier, 1999, 2003 ; Babel Actes Sud, 2009.
  • Marguerite, Folies d’encre, Eden, 2002 ; Babel Junior, Actes Sud, 2007 ; Elyzad, 2014.
  • Les Femmes au bain, Bleu autour, 2006, 2009.
  • La Confession d’un fou, Bleu autour, 2011.
  • Mon cher fils, Elyzad, 2009, 2012, Éd. Poche.
  • Marguerite et le colporteur aux yeux clairs, Tunis, Elyzad, .

Carnets de voyages (textes et images)[modifier | modifier le code]

  • Mes Algéries en France, Carnet de voyages, préface de Michelle Perrot, Bleu autour, 2004.
  • Journal de mes Algéries en France, Bleu autour, 2005.
  • Voyage en Algéries autour de ma chambre, Bleu autour, 2008.
  • Le Pays de ma mère, voyage en Frances, Bleu autour, 2013.

Collectifs sous la direction de Leïla Sebbar[modifier | modifier le code]

Recueils de nouvelles et récits d’enfance[modifier | modifier le code]

  • Petites filles en éducation, Les Temps Modernes, mai 1976.
  • Recluses et vagabondes, avec Nancy Huston, Les Cahiers du GRIF, 1988.
  • Une enfance d'ailleurs, 17 écrivains racontent, avec Nancy Huston, Belfond, 1993 ; J’ai lu, 2002.
  • Algérie, [textes et dessins inédits pour l’Algérie], Casablanca, Éd. Le Fennec, 1995.
  • Une enfance algérienne, Gallimard, Coll. « Haute Enfance », 1997 ; Folio, 1999.
  • Une enfance outremer, Seuil, Points Virgule, 2001.
  • Les Algériens au café, dessins de Sébastien Pignon, Al Manar-Alain Gorius, 2003.
  • Mon père, Éditions Chèvre-feuille étoilée, 2007.
  • C’était leur France, en Algérie avant l’indépendance, Éditions Gallimard, Coll. « Témoins », dirigée par Pierre Nora, 2007.
  • Ma mère, Éditions Chèvre-feuille étoilée, 2008.
  • Une enfance corse, avec Jean-Pierre Castellani, Éd. Bleu autour, 2010.
  • Enfances tunisiennes, avec Sophie Bessis, Elyzad, 2010.
  • Une enfance juive en Méditerranée musulmane, [récits inédits d’écrivains du Maroc jusqu’à la Turquie], Éd. Bleu autour, 2012.
  • L'enfance des Français d'Algérie, [récits inédits d’écrivains], dessins de Sébastien Pignon, Éd. Bleu autour, 2014.
  • Une enfance dans la guerre. Algérie 1954-1962, dessins de Sébastien Pignon, Éd. Bleu autour, 2016.

Albums de photographies[modifier | modifier le code]

  • Des femmes dans la maison, anatomie de la vie domestique, avec Dominique Doan, Luce Pénot, Dominique Pujebet, Nathan, 1981.
  • Génération métisse, avec des photographies d'Amadou Gaye, préface de Yannick Noah, Éditions Syros, 1988.
  • Femmes des hauts-plateaux, Algérie 1960, avec Marc Garanger, La boîte à documents, 1990.
  • Marseille, Marseilles, avec Yves Jeanmougin, Parenthèses, 1992.
  • Val Nord, fragments de banlieue, avec Gilles Larvor, nouvelles Leïla Sebbar, Au nom de la mémoire, 1998.
  • Femmes d’Afrique du Nord, avec Jean-Michel Belorgey, Bleu autour, 2002, 2006, avec Christelle Taraud, 2010, Cartes postales, 1885-1930.
  • Il dort, Vivre par terre, avec Philippe Castetbon, Éd. Tirésias, 2002.
  • Algériens, frères de sang, Jean Sénac, Lieux de mémoire, Yves Jeanmougin, Marseille, Métamorphoses, 2005.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Ismaël, dans la jungle des villes, Bayard Presse, J'aime lire, 1986.
  • J’étais enfant en Algérie, Alger, Juin 1962, Paris, Éditions du Sorbier, 1997.

Chroniques, études, traductions et théâtre[modifier | modifier le code]

Autobiographie, autofiction[modifier | modifier le code]

  • Je ne parle pas la langue de mon père. L'arabe comme un chant secret, réédition avec commentaires critiques, iconographie, cahiers photos, aquarelles de Sébastien Pignon, Éd. Bleu autour, 2016.
  • L'arabe comme un chant secret, Bleu autour, 2007, 2010.
  • « Mon exil à perpétuité », Rrose Sélavy, numéro 1, Exil, Nadia Gilard, Paris, Èdition BoD - Books on Demand, avril 2016.
  • « De l’enfant à la femme, une histoire de sang », variations, p.117-120, Étoiles d'encre, Revue de femmes en Méditerranée, Métamorphose, nos 59-60, Montpellier, Sidi-Bel-Abbès, octobre 2014.
  • « Les femmes et les filles du peuple de mon père, l'Arabe imaginaire », Clio, Femmes, Genre, Histoire, n° 43, 2016.
  • Citoyennetés, Paris, Éd. Belin, 2016.
  • « La broche d'Aflou. Souvenir », Rrose Sélavy, numéro 2, dir. Nadia Gilard, Édition BOD - Books on Demand, janvier 2017.

Chroniques[modifier | modifier le code]

  • Sous le viaduc, les Roms, [suite], septembre, octobre, novembre 2015, Siècle 21, Littérature et Société n° 28, Paris, La fosse aux ours, printemps-été 2016, p. 104-106.
  • « J’étais dans le flou », Siècle 21, Littérature et société, Treizième année, n°25, automne-Hiver 2014, chroniques, « Regards sur le monde actuel », Paris, La Fosse aux ours, p. 63-66.

Traductions[modifier | modifier le code]

Des essais et des romans ont été traduits en italien, anglais, néerlandais ; des nouvelles ont été traduites en arabe, allemand, anglais, catalan, italien, tchèque, norvégien[5].

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Les yeux de ma mère, France-Culture, avril 1994. Réalisateur Claude Guerre, comédienne Claire Lasne (prix Italia pour l’interprétation). Repris sous le titre La fille du métro (Éd. Al Manar-Alain Gorius, 2015). Traduction en anglais, UBU Theater, New York, 1998 ; Copenhague, Les Éditions Kaléidoscope, 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rousseau 2003, Le Monde.
  2. Laronde 2003, p. 15.
  3. Laronde 2003, p. 29.
  4. Laronde 2003, p. 27.
  5. Voir clicnet.swarthmore.edu. : La confession d'un fou, Confessions of a Madman, tranduit par Rachel Crovello, Victoria TX, Dalkey Archive Press, 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laronde (dir.), Leïla Sebbar, L'Harmattan, coll. « Autour des écrivains maghrébins », (ISBN 2-7475-4900-3).
  • Christine Rousseau, « Leïla Sebbar, dans la langue de l'exil », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Karin Schwerdtner, « Enquête, transmission et désordre dans La Seine était rouge de Leïla Sebbar », Temps zéro, no 5,‎ (lire en ligne)
  • Hedi Abdel-Jaouad, « Leïla Sebbar », Centre d’études des littératures et des arts d’Afrique du Nord (CELAAN), revue bilingue, vol. 13, double 2 et 3,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]