Lazare (metteur en scène)

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Ne pas confondre avec le metteur en scène Benjamin Lazar
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Lazare est un auteur et metteur en scène de théâtre français né en 1975 Fontenay-aux-Roses[1]. Il est aussi comédien de théâtre[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lazare a vécu son enfance dans une cité de Bagneux[3]. Il quitte l'école très tôt et apprend tardivement à lire et écrire[4]. Il découvre l'art théâtral au Théâtre du Fil (théâtre de la Protection judiciaire de la jeunesse)[3].

Engagé par Stanislas Nordey comme ouvreur au Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis, il y découvre les spectacles de François Tanguy, Jean-François Sivadier et Claude Régy[3]. Après avoir écrit et mis en scène ses trois premières pièces, il entre sur les conseils de Stanislas Nordey à l'école du Théâtre national de Bretagne où il se forme entre 2000 et 2003[3].

Avec sa compagnie Vita Nova, Lazare crée le spectacle Passé – je ne sais où, qui revient où il évoque les massacres de Guelma, en Algérie[3].

Sa pièce Au pied du mur sans porte est un succès critique. Lazare cherche à y éviter toute vision « naturaliste et misérabiliste de la banlieue[3]. » La pièce raconte l'histoire du jeune garçon Libellule, à l'âge de sept ans puis de quinze et de dix-sept[3] et si cette histoire de jeunesse en banlieue peut sembler courante, le traitement qui en est fait est singulier ; grâce notamment à la langue que les personnages parlent[1]. Le texte est selon le journal Le Monde « un mélange de poésie textuelle et sonore proche du slam, d'art brut, d'étrangeté langagière propre à déjouer les clichés[3]. » Selon le journal L'Humanité il s'agit « [d']une langue bien vivante, truculente, qui roule des mécaniques mais recèle des visions poétiques, oniriques en des endroits inattendus. Elle vit, palpite, respire, souffle, crache, témoigne du bruissement de l’humanité, des éclats du monde qui nous parviennent par bribes[4]. » Ce journal note aussi combien la mise en scène de l'auteur est précise et évidente, le comparant au peintre Basquiat[4]. Libération remarque que la mise en scène « joue de la profondeur scénique et de la juxtaposition d’éléments disparates - cube en verre, toiles peintes naïves, panneaux de taille variables, tables basses - aux usages fluctuants » et que la fantaisie, voire le « loufoque » règnent sur scène sans occulter néanmoins la violence de ce qui est raconté[1]. Dans ce cadre, les comédiens jouent avec subtilité[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Comme auteur et metteur en scène[modifier | modifier le code]

Comme comédien[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d René Solis, « La cité sans cécité », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e f et g « Lazare », sur France Culture, (consulté le 7 janvier 2014)
  3. a b c d e f g h i et j Fabienne Darge, « Reprise : "Au pied du mur sans porte", de Lazare », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c Maire-José Sirach, « Lazare ressuscite la langue du théâtre », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « Fiche de Lazare », sur Archives du spectacle, (consulté le 6 janvier 2014)