Lazare (metteur en scène)

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Lazare
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Lazare, né en à Fontenay-aux-Roses, est un comédien, auteur et metteur en scène de théâtre français[1]. Il est aussi comédien de théâtre[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lazare a vécu son enfance dans une cité de Bagneux[3]. Il quitte l'école très tôt et apprend tardivement à lire et écrire[4]. Il découvre l'art théâtral avec le groupe Conscience dirigé par Jean-Claude Félix Tchicaya, puis au Théâtre du Fil (théâtre-école de la Protection judiciaire de la jeunesse)[3].

Engagé par Stanislas Nordey comme ouvreur au Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis, il y découvre les spectacles de François Tanguy, Jean-François Sivadier et Claude Régy[3]. Après avoir écrit et mis en scène sa première pièces ORCIME ET FAÏENCE , il entre sur les conseils de Stanislas Nordey à l'école du Théâtre national de Bretagne où il se forme entre 2000 et 2003[3].

En 2006 il crée la compagnie Vita Nova, avec le premier spectacle d'une trilogie Passé – je ne sais où, qui revient où il évoque les massacres de Guelma, en Algérie[3]. Sa pièce suivante Au pied du mur sans porte est un succès critique. Avec cette fiction retraçant le parcours initiatique du jeune Libellule, un enfant des cités, Lazare cherche à y éviter toute vision « naturaliste et misérabiliste de la banlieue[3]. »[3],[1]. Le texte est selon le journal Le Monde « un mélange de poésie textuelle et sonore proche du slam, d'art brut, d'étrangeté langagière propre à déjouer les clichés[3]. » Selon le journal L'Humanité il s'agit « [d']une langue bien vivante, truculente, qui roule des mécaniques mais recèle des visions poétiques, oniriques en des endroits inattendus. Elle vit, palpite, respire, souffle, crache, témoigne du bruissement de l’humanité, des éclats du monde qui nous parviennent par bribes[4]. » Ce journal note aussi combien la mise en scène de l'auteur est précise et évidente, le comparant au peintre Basquiat[4]. Libération remarque que la mise en scène « joue de la profondeur scénique et de la juxtaposition d’éléments disparates - cube en verre, toiles peintes naïves, panneaux de taille variables, tables basses - aux usages fluctuants » et que la fantaisie, voire le « loufoque » règnent sur scène sans occulter néanmoins la violence de ce qui est raconté[1]. Dans ce cadre, les comédiens jouent avec subtilité[1]. En 2012 Lazare achevera cette trilogie avec Rabah Robert - Touche ailleurs que la où tu es né évoquant l'épopée d'une famille entre France et Algérie de la conquête coloniale à la guerre d'indépendance. Inspiré par un théâtre tout aussi à vif que poétique et musical, en 2017 il crée Sombre rivière, un cabaret pour conjurer les idéologies mortifères et le traumatisme des attentats de Paris; suivi en 2019 de Je m’appelle Ismaël (Pièce d’anticipation et manifeste de résistance de l’image poétique) Les Inrocks – (Hervé Pons) diront de Je m’appelle Ismaël de Lazare qu'il est "est un magnifique chant d’amour dadaïste. A la croisée de L’Evangile selon saint Matthieu de Pasolini, de La Vie de Jésus de Bruno Dumont et de L’Arabe du futur de Riad Sattouf – mais aussi de L’Empire contre-attaque et de La Soupe aux choux – Je m’appelle Ismaël, la nouvelle création de Lazare, réemprunte une fois encore la quête existentielle de son auteur, son mal-être, sa soif de reconnaissance, une manière d’être au monde qui ne soit pas extraterrestre, avec la particularité, cette fois-ci, d’être absolument, totalement dadaïste. »

Les textes de Lazare sont édités aux Solitaires Intempestifs.

Lazare est également improvisateur. Entre 2006 et 2010 il pratique l’improvisation, accompagné de musiciens dont Benjamin Colin, Jean François Pauvros ; Il participe au spectacle de la Fondation Royaumont Du griot au slameur avec le musicien Balaké Sissoko

Il collabore avec le groupe La Canaille et Serge Teyssot-Gay sur le titre Omar de l'album La Nausée (2014)[5].

En 2017, il est invité au Festival d’Avignon (in) pour un Sujet à vif avec la chorégraphe Jann Gallois avec le duo L'éclosion des gorilles au coeur d'artichaud. Il retrouve la chorégraphe et danseuse Jann Gallois en 2020 sur le parvis de l'espace Cardin dans la performance Éros en confinement.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Passé – je ne sais où, qui revient (2008-2018)
  • Au pied du mur sans porte (2011-2016)
  • Rabah Robert - touche ailleurs que là où tu es né (2011-2014)
  • Petits contes d’amour et d’obscurité (2014-2016)
  • Sombre Rivière (2017-2018)
  • Je m’appelle Ismaël (2019)
  • Lazare Station (Septembre 2020)

Comédien[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Trajectoire, Revue trimestrielle Frictions, n°5, 2002.
  • Appel, Revue trimestrielle PARAGES n°4, 2018.

Articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d René Solis, « La cité sans cécité », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e f et g « Lazare », France Culture, (consulté le )
  3. a b c d e f g et h Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Le Monde
  4. a b et c Maire-José Sirach, « Lazare ressuscite la langue du théâtre », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  5. Côté agenda : nos conseils, L'Humanité, 12 décembre 2014.
  6. a et b « Fiche de Lazare », sur Archives du spectacle, (consulté le )