Kilkís (district régional)

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District régional de Kilkís
Περιφερειακή ενότητα Κιλκίς
Kilkís (district régional)
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Macédoine-Centrale
Chef-lieu Kilkís
Code postal 61* **
Code d’immatriculation KI
Code ISO 3166-2 GR-57
Démographie
Population 89 056 hab. (2005)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Superficie 251 900 ha = 2 519 km2
Liens
Site web http://www.kilkis.gr Site officiel (en grec)

Le district régional de Kilkís est un district régional grec de la périphérie de Macédoine-Centrale. Avant 2010 et la réforme Kallikratis, il avait le statut de nome avec la même étendue géographique. Son chef-lieu est la ville de Kilkís.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Le nome (préfecture) de Kilkís était divisé en 11 dèmes (municipalités) et 1 commune.

Municipalité Code YPES Chef-lieu
(si nom différent)
Code postal Ind. téléphonique
Axioupoli 2801 614 00 23830-3
Cherso 2812 610 02 23410-5
Doirani 2804 610 03 23410-9
Europos 2805 610 02 23430-6
Gallikos 2802 Kampani 611 00 23430-42
Goumenissa 2803 613 00 23430-4
Kilkís 2806 611 00 23410-2 ou 7
Livadia 2808 614 00 23430-3
Kroussa 2807 Terpylos 611 00 23410-4
Mouries 2809 Stathmos Mourion 610 03 23410-31
Pikrolimni 2810 Mikrokampos 570 01 23431-9
Polykastro 2811 612 00 23430-2

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'habitations datant de 6000 av. J.-C. ont été mises au jour lors de fouilles successives effectuées par l'Armée d'Orient, Léon Rey, Stanley Casson et William Heurtley. En 1936, Kodzias mis au jour une chambre funéraire double à Europós. Deux ans plus tard, Haralambos Makaronas excava un bâtiment dans la zone de Doiran mais le monument fut détruit par l'armée quelques années plus tard. Les fouilles commencèrent de façon méthodique avec la découverte du kouros d'Europos, du sanctuaire d'Asclépios à Ano Apostoli et du groupe des quatre statues de Palatiano en 1966. Ces pièces font aujourd'hui partie des collections du musée archéologique de Kilkís.

Les premières populations connues dans la région sont les Péoniens, les Bottiéens, les Krestoniens et les Mygdoniens. Les Péoniens, évoqués par Homère dans la guerre de Troie, vivaient à l'est du fleuve Axios. Du fait de l’essor du royaume de Macédoine, ils furent repoussés vers le nord et Thucydide les cite autour de Doberos. Les Bottiéens s'établirent, sous la poussée macédonienne en Chalcidique, dans une région actuellement appelée Bottiké. Les Krestoniens furent lentement assimilés et Thucydide les cite lors du passage de Xerxès Ier sur leur territoire. Enfin, les Mygdoniens s'établirent les plus au sud, sur un territoire allant de Thessalonique à la passe de Redina.

Les troupes macédoniennes conquirent la région au Ve siècle av. J.-C. Située à un carrefour commercial, la zone connut une période de croissance. La Macédoine devenue romaine en -146, les assauts de tribus thraces comme les Besses, les Scordiques, les Galates se succédèrent.

Peuplée d'habitants slavophones, la région est restée, après le traité de Berlin, sous le joug de l'Empire ottoman avant d'être prise par la Bulgarie lors de la Première Guerre balkanique (1912). Lors de la Seconde Guerre balkanique, l'armée grecque prit la ville et ses environs après une bataille de trois jours, entre les 19 et 21 juin 1913. Bien qu'elle fît beaucoup de victimes - plus de 5 000 morts du côté grec et 7 000 du côté bulgare - la bataille se révéla être décisive dans l'issue du conflit armé. À la suite du traité de Neuilly, la quasi-totalité de la population slave de la région de Kilkis - près de 10 000 personnes - fut transférée en Bulgarie où la plupart s'établit à Sofia.

La région de Kilkis fut occupée par la Bulgarie, en 1943, lorsque celle-ci occupa la Macédoine égéenne, et une politique de « bulgarisation » fut menée. Toutefois, le Troisième Reich interdit le rattachement de la région à la Bulgarie, par crainte de déstabiliser la Grèce. La région fut un foyer important de la Résistance interne grecque avant qu'elle ne fût libérée en 1944.

Économie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Léon Rey,
    • Observations sur les premiers habitats de la Macédoine, recueillies par le service archéologique de l'armée d'Orient, 1916-1919 (région de Salonique)..., École française d'Athènes, Bulletin de correspondance hellénique, 41e, 42e et 43e années, 1917-1919, Paris, de Boccard, 1921.
    • Albanie, 1932.
  • Wiliam Heurtley,
    • Prehistoric Macedonia, Cambridge, 1939,
    • and Hutchinson, Reeeport on Excavations at the Tomba and Tables of Vardaroftsa, Macedonia, 1936.
  • C Makronas, excavation by Lake Dojran, Makedonika, 1940.
  • F.Papazoglou, les villes de Macédoine à l'époque romaine, Bulletin de correspondance hellénique, Athènes, 1988.
  • D-H Schulz, Die geologische Entwincklung der Bucht von Kastanas im Holozän Kastanas: Ausgrabungen in einem Siedlungshügel der Bronze- und Eisenzeit Makedoniens, 1975-1979: Die Grabung und der Baubefund. B. Hänsel. Berlin, Prähistorische Archäologie in Südosteuropa, Berlin 1989.
  • T. Savvopoulou, Europos, History and archelogy, a brief pre-excavatory guide to the Town, Europos, 1988.

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