Traité de Neuilly

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Traité de Neuilly
Description de cette image, également commentée ci-après

La Bulgarie après le traité de Neuilly. En orange foncé, les territoires cédés.


Traité de paix entre les puissances alliées et associées et la Bulgarie et protocole signés à Neuilly-sur-Seine, le 27 novembre 1919
Signature
Lieu de signature Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France
Signataires Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Drapeau de l'Empire britannique Empire britannique
Drapeau français République française
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce
Drapeau : Roumanie Royaume de Roumanie
Parties Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Drapeau de l'Empire britannique Empire britannique
Drapeau français République française
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce
Drapeau : Roumanie Royaume de Roumanie
Drapeau du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes Royaume des Serbes, Croates et Slovènes
Dépositaire République française
Langue Français

Le traité de Neuilly est signé à Neuilly-sur-Seine, le , par les Alliés et la Bulgarie, alliée de l'Allemagne pendant la Première Guerre mondiale. La Bulgarie cède des territoires à ses voisins et doit payer des réparations de guerre aux Alliés.

Contexte[modifier | modifier le code]

Entrée en guerre en 1915 au côté de l'Allemagne après des hésitations, la Bulgarie demande l'armistice le 29 septembre 1918. Peu après, Ferdinand 1er abdique en faveur de son fils, tandis que la gauche pacifiste remporte les élections de 1919. Cela n'empêche pas les Alliés de punir sévèrement la Bulgarie lors de la Conférence de Paix qui se déroule à Paris entre 1919 et 1920.

Contenu[modifier | modifier le code]

Le traité de Neuilly signé le 27 novembre 1919 bouleverse à nouveau les frontières du pays : à l'ouest, les districts de Stroumitza, Tsaribrod, Timok et Bossilevgrad sont donnés au nouvel État yougoslave ; au nord-est, la Dobroudja méridionale — reprise par les Bulgares durant la guerre — devient à nouveau roumaine[1] ; enfin au sud, la Grèce reçoit la majeure partie de la Thrace occidentale[1], privant la Bulgarie d'un débouché sur la mer Égée. En outre, la Bulgarie doit payer aux Alliés plus de deux milliards de francs-or au titre des réparations de guerre (une somme si astronomique qu'elle sera finalement réduite). Enfin, les forces militaires et de police de la Bulgarie sont limitées[1].

Conséquences du traité[modifier | modifier le code]

Le traité de Neuilly est vécu par les Bulgares comme une seconde catastrophe nationale, après celle du traité de Bucarest de 1913 consécutif aux guerres balkaniques de 1912-13. Les pertes territoriales et l'afflux de 2 500 000 réfugiés, essentiellement originaires de Thrace et de Macédoine, vont alimenter le sentiment de revanche et provoquer un regain des activités terroristes de l'Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne, créant un climat de forte instabilité en Bulgarie comme dans le reste des Balkans durant toute l'entre-deux-guerres. C'est en partie en réaction au traité de Neuilly que la Bulgarie rejoint l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Traité de Neuilly-sur-Seine », sur larousse.fr (consulté le 9 mai 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]