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Khadga Prasad Sharma Oli

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Khadga Prasad Sharma Oli
खड्ग प्रसाद शर्मा ओली
Illustration.
Khadga Prasad Sharma Oli, 2025
Fonctions
Premier ministre du Népal

(1 an, 1 mois et 25 jours)
Président Ram Chandra Poudel
Législature 2e
Coalition PCN (MLU)-NC-LSPN-JSP
Prédécesseur Pushpa Kamal Dahal
Successeur Sushila Karki (intérim)
Balendra Shah

(3 ans, 4 mois et 28 jours)
Président Bidya Devi Bhandari
Législature 1re
Coalition NCP-SPN (2018-2021)
NCP (UML)-PSP-N (2021)
Prédécesseur Sher Bahadur Deuba
Successeur Sher Bahadur Deuba

(9 mois et 23 jours)
Président Ram Baran Yadav
Bidya Devi Bhandari
Législature 2e AC
Prédécesseur Sushil Koirala
Successeur Pushpa Kamal Dahal
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Morang (royaume du Népal)
Nationalité Népalaise
Parti politique PCN (MLU) (depuis 1991)
Conjoint Radhika Shakya
Religion Athéisme

Signature de Khadga Prasad Sharma Oliखड्ग प्रसाद शर्मा ओली

Image illustrative de l’article Khadga Prasad Sharma Oli
Premiers ministres du Népal

Khadga Prasad Sharma Oli, couramment désigné sous les appellations raccourcies K.P. Sharma Oli voire K.P. Oli, né le à Morang, est un homme d'État népalais, cadre dirigeant du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) (PCN-MLU). Il est Premier ministre du au , puis du au et enfin du au .

Carrière politique

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Le , il est nommé ministre de l'Intérieur dans le cabinet minoritaire PCN-MLU dirigé par Man Mohan Adhikari et occupe ces fonctions jusqu'à la démission du cabinet, le .

Le , il est nommé premier vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères dans le cabinet dirigé par Girija Prasad Koirala et demeure dans ces fonctions jusqu'à la mise en place du cabinet intérimaire (incluant cinq ministres maoïstes), également dirigé par Girija Prasad Koirala, le .

Il est alors remplacé dans ses anciennes fonctions par Sahana Pradhan, également membre du PCN-MLU.

Le , il est battu dans sa circonscription lors de l'élection de l'Assemblée constituante. En revanche, il est élu lors de l'élection de la 2e Assemblée constituante en 2013.

Premier ministre

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Le , il est élu Premier ministre à la tête d'une fragile coalition. Mis en minorité, il démissionne le [1],[2].

Le , il redevient Premier ministre après la victoire de la coalition de gauche aux élections législatives népalaises de 2017[3]. En mai suivant, les deux partis de la coalition, le PCN-MLU et le PCUN-M, décident de fusionner pour former le PCN qui est alors dirigé par Pushpa Kamal Dahal. Un accord est conclu entre les deux hommes prévoyant qu'ils échangent leurs postes respectifs au bout de deux ans et demi[4].

Il demande en le retrait des troupes indiennes stationnant au Népal depuis les années 1960. Le gouvernement du Premier ministre de l'Inde Narendra Modi (droite nationaliste) avait déclenché une crise diplomatique en revendiquant la région de Kalapani, située en territoire népalais[5].

Crise institutionnelle

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Au printemps 2020, les relations entre les pôles marxiste, pro-chinois-maoïste et pro-indien, au sein du PCN se dégradent. Une fraction, menée par Pushpa Kamal Dahal et Madhav Kumar Nepal, accuse le Premier ministre d'échouer à mettre en œuvre ses promesses de campagne et à lutter contre la corruption. Ces désaccords culminent avec le dépôt d'une demande de mise au vote d'une motion de censure pour le . Oli réagit en demandant à la présidente Bidya Devi Bhandari la dissolution de la Chambre des représentants avant que ne puisse être votée la motion, une décision qui provoque de vives critiques au sein de la classe politique népalaise et plusieurs manifestations à son encontre[4]. Le , la Cour suprême annule la dissolution[6].

Le , il est désavoué par la Chambre (93 voix pour, 124 contre sur un total de 271 députés, la majorité requise étant de 136 voix) et s'apprête à diriger un gouvernement minoritaire[7] tout en contournant la Chambre des représentants. Il est reconduit à son poste le par la présidente Bhandari, prête serment le lendemain et dispose de 30 jours pour former un gouvernement et obtenir la confiance des représentants[8].

Le , la Cour suprême déclare illégale la dissolution du Parlement et ordonne la nomination de Deuba comme Premier ministre en vertu de l'article 76-5 de la Constitution. Ce dernier est désigné par la présidente Bidya Devi Bhandari et prend ses fonctions le 13, ainsi que le poste de ministre des Affaires étrangères.

Retour au pouvoir et destitution

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Le , KP Sharma Oli est nommé Premier ministre du Népal pour son quatrième mandat, son parti communiste formant une coalition avec le parti du Congrès népalais[9].

Le , de vastes manifestations se déroulent après la suspension de 26 réseaux sociaux, tandis que la répression policière entraîne la mort d'au moins vingt-une personnes[10]. Plus largement, la colère populaire est alimentée par le train de vie jugé fastueux de la classe politique tandis que la plupart des habitants vivent dans la pauvreté. « Les manifestations sont alimentées par la frustration de la jeunesse et leur perte de confiance envers l'autorité. Ils se sentent exclus des prises de décisions », a analysé Yog Raj Lamichhane, professeur à l'université de Pokhara[11]. Dans la soirée, KP Sharma Oli ordonne le rétablissement des réseaux sociaux et l’ouverture d’une enquête « indépendante » sur les conditions dans lesquelles la police a ouvert le feu sur la foule[12].

Le lendemain, le Parlement, des bâtiments publics et les domiciles d'hommes politiques, dont le sien, sont incendiés[10]. Khadga Prasad Sharma Oli annonce le même jour sa démission[13]. Il est évacué par hélicoptère[14].

En , Sharma Oli et l'ancien ministre de l'Intérieur Ramesh Lekhak, sont arrêtés pour leurs rôles dans la répression des manifestations, arrestations qui surviennent peu de temps après les élections législatives népalaises de 2026 remportées par le Parti national indépendant[15]. L’ex-premier ministre a constamment nié avoir ordonné à la police d’ouvrir le feu sur les manifestants. Un rapport d’enquête l'accuse en revanche de « négligence criminelle » : l’armée népalaise avait été informée au préalable que la manifestation du risquait de dégénérer dans la violence et le gouvernement n'aurait pas pris de mesures de sécurité particulière[16]. Il est détenu douze jours en garde à vue avant d’être libéré sans inculpation[17].

Notes et références

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  1. « Le Premier ministre du Népal a démissionné », sur La Liberté,
  2. Paavan Mathema, « Népal: le Premier ministre démissionne avant une motion de censure », sur Yahoo Actualités,
  3. (en) Oli appointed as 38th PM of Nepal MyRepublica
  4. 1 2 « Le marxiste Khadga Prasad Sharma Oli convoque des élections anticipées au Népal », sur Le Monde,
  5. « Quand l’Inde de Modi annexe une région du Népal », Le Monde, (lire en ligne)
  6. (en) « Nepal Supreme Court overturns Prime Minister KP Sharma Oli's House dissolution », sur Wionews,
  7. Oli govt loses trust vote, Nepal faces fresh turbulence, The Indian Express, 10 mai 2021.
  8. K P Oli sworn in as Nepal PM for third time, , The Indian Express, 14 mai 2021.
  9. (en) Al Jazeera, « Leader of Nepal’s largest communist party named new prime minister », Al Jazeera, (lire en ligne)
  10. 1 2 « Népal: le Premier ministre KP Sharma Oli annonce sa démission après des manifestations meurtrières », sur RFI, .
  11. Clément Perruche, « Népal : le Premier ministre démissionne après de grandes manifestations emmenées par la Génération Z », Les Échos, (lire en ligne)
  12. « Manifestations au Népal : le premier ministre démissionne, le Parlement incendié », sur Le Figaro, (consulté le )
  13. « 19 morts, démission du Premier ministre, le parlement en feu… 5 minutes pour comprendre la crise au Népal », Le Parisien,
  14. « Au Népal, le premier ministre démissionne après des manifestations de la jeunesse réprimées dans le sang », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  15. « Au Népal, l’ancien premier ministre Sharma Oli arrêté pour la répression meurtrière des manifestations de septembre » Accès libre, sur Le Monde,
  16. Sophie Landrin, « L’ancien dirigeant du Népal en détention pour la répression violente de la révolte « gen Z » », Le Monde, (lire en ligne)
  17. « Népal: l'ex-Premier ministre Oli remis en liberté sans avoir été inculpé », sur France 24,

Liens externes

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