Kenneth McKenzie Wark

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir McKenzie.
Kenneth McKenzie Wark
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Kenneth McKenzie Wark, né le à Newcastle en Australie, est un écrivain, un chercheur, un enseignant, un théoricien de la sociologie des nouveaux médias et de la communication (analyse, critique, prospective). Ses ouvrages les plus connus sont Un manifeste hacker et Gamer Theory.

Son nom d'auteur exclut son prénom, tous ses livres sont signés : McKenzie Wark.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kenneth McKenzie Wark fait des études à l'université Macquarie, à l'université technologique de Sydney et à l'université Murdoch. Il y publie ses premières analyses et ses premières chroniques de journaliste - se qualifiant lui-même de "marxiste manqué à la solde de Rupert Murdoch" (" lapsed Marxist in the pay of Rupert Murdoch ") -, ainsi que ses premiers ouvrages.

Avec Geert Lovink (en), il contribue à la première recension de la liste de discussion nettime dont l'édition typographique paraît en 1999 aux éditions Autonomedia (en) à New York : Readme! Ascii Culture and the Revenge of Knowledge (version téléchargeable en pdf).

En 2000, il émigre définitivement aux États-Unis, où il vit et travaille. Depuis 2004, il est professeur en culture et médias au Eugene Lang College The New School for Liberal Arts à New York, où il enseigne également à la New School (depuis 1966).

Certains de ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues, notamment A Hacker manifesto, en 9 langues parmi lesquelles le slovène et le japonais, publié chez des éditeurs traditionnels comme Feltrinelli, en Italie (2005), ou Beck, en Allemagne (2005). Au contraire, la traduction francophone (Un manifeste hacker) a été opérée collectivement, aux éditions criticalsecret (2006), auxquelles il procure leur premier ouvrage d'auteur.

McKenzie Wark est un essayiste pluridisciplinaire, spéculatif. Au fil des livres, avec des auteurs partenaires ou sous sa seule plume, il crée une œuvre émergente hardie, particulièrement singularisée et évolutive, qui a prise sur son temps ; il intègre sa propre vie, le professionnalisme pragmatique de la communication, la transmission pédagogique de la conscience radicale, la philosophie matérialiste de la post-modernité, et la puissance critique de la poésie contemporaine, dans la performance littéraire activiste elle-même.

Parmi les rencontres de l'auteur qui pourraient éclairer sensiblement son œuvre, on peut citer Kathy Acker dont il fut proche, peu avant sa mort ; il dit aussi qu'il se serait senti transporté et défié à l'écoute d'une conférence de Jean Baudrillard, lorsque ce dernier se rendit pour la première fois en Australie, dans les années 1980.

Le champ de la connaissance de McKenzie Wark est large et son œuvre d'autant plus plastique et multiple, comme chez la plupart des essayistes novateurs qui comptent aujourd'hui.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français :

  • 2006 : *Un manifeste hacker ; version francophone internationale imprimée de l'édition finale en 389 aphorismes ; traduction : "Club post-1984 Mary Shelley et Cie Hacker Band" ; éditions criticalsecret ; Paris.
  • 2002 : A hacker manifesto version 5.8 ; version numérique bilingue en 35 aphorismes.

En anglais :

Le livre expérimental hypride GAMER THEORY sous licence "CC certains droits réservés" en 2 événements publiés :

  • 2004 : A Hacker Manifesto ; Cambridge (MA), London (UK) ; Havard University Press.
  • 2002 : Dispositions ; Apple cross (West AU) ; Cambridge (UK). Salt modern Lives, Salt Publishing.
  • 2002 : Speed Factory, avec Bernard Cohen, John Kinsella, Terri-Ann White ; (AU) ; Fremantle Arts Center Press.
  • 2000 : Whatcha doin' Marshall McLuhan? ; (AU) ; Media International (94). 89-96.
  • 1999 : Celebrities, culture and cyberspace: The light on the hill in a postmodern world ; (AU) Sydney ; Pluto Press.
  • 1997 : The virtual republic : Australia’s culture wars of the 1990s ; (AU) Sydney ; Allen & Unwin.
  • 1994 : Virtual geography : Living with global media events ; Bloomington ; Indiana University Press

Et de nombreux articles critiques, tels ceux cités dans evolutionzone.com :

  • Cyberpunk From subculture to mainstream
  • Third International Symposium on Electronic Art
  • On Technological Time: Cruising Virilio's Over-Exposed City
  • The Nintendo Machine That Ate Disneyland

etc.

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

symposium émergent pluridisciplinaire : "Précarité / Instabilité, concepts actifs dans les renouvellements paradigmatiques" ; criticalsecret ; Maison européenne de la photographie ; Paris, décembre 2002.