McKenzie Wark

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McKenzie Wark
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McKenzie Wark, née le à Newcastle en Australie, est une écrivaine, chercheuse, enseignante australienne. Théoricienne de la sociologie des nouveaux médias et de la communication (analyse, critique, prospective), ses ouvrages les plus connus sont Un manifeste hacker et Gamer Theory.

McKenzie Wark est une femme trans.

Biographie[modifier | modifier le code]

McKenzie Wark fait des études à l'université Macquarie, à l'université technologique de Sydney et à l'université Murdoch. Elle y publie ses premières analyses et ses premières chroniques de journaliste — se qualifiant elle-même de « marxiste manquée à la solde de Rupert Murdoch » —, ainsi que ses premiers ouvrages.

Avec Geert Lovink (en), elle contribue à la première recension de la liste de discussion nettime[1] dont l'édition typographique paraît en 1999 aux éditions Autonomedia (en) à New York : Readme! Ascii Culture and the Revenge of Knowledge[2].

En 2000, elle émigre définitivement aux États-Unis, où elle vit et travaille. Depuis 2004, elle est professeure en culture et médias au Eugene Lang College The New School for Liberal Arts à New York, où elle enseigne également à la New School (depuis 1966).

Certains de ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues, notamment A Hacker manifesto[3], en 9 langues parmi lesquelles le slovène et le japonais, publié chez des éditeurs traditionnels comme Feltrinelli, en Italie (2005), ou Beck, en Allemagne (2005). Au contraire, la traduction francophone (Un manifeste hacker) a été opérée collectivement, aux éditions criticalsecret[4] (2006), qui constitue leur premier ouvrage d'auteur.

McKenzie Wark est une essayiste pluridisciplinaire, spéculative. Au fil des livres, avec des auteurs partenaires ou sous sa seule plume, elle crée une œuvre émergente hardie, particulièrement singularisée et évolutive, qui a prise sur son temps ; elle intègre sa propre vie, le professionnalisme pragmatique de la communication, la transmission pédagogique de la conscience radicale, la philosophie matérialiste de la post-modernité, et la puissance critique de la poésie contemporaine, dans la performance littéraire activiste elle-même.

Parmi les rencontres de l'auteure qui pourraient éclairer sensiblement son œuvre, on peut citer Kathy Acker dont elle fut proche, peu avant sa mort ; elle dit aussi qu'elle se serait sentie transportée et défiée à l'écoute d'une conférence de Jean Baudrillard, lorsque ce dernier se rendit pour la première fois en Australie, dans les années 1980.

Le champ de la connaissance de McKenzie Wark est large et son œuvre d'autant plus plastique et multiple, comme chez la plupart des essayistes novateurs qui comptent aujourd'hui.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français :

  • 2006 : Un manifeste hacker ; version francophone internationale imprimée de l'édition finale en 389 aphorismes ; traduction : "Club post-1984 Mary Shelley et Cie Hacker Band" ; éditions criticalsecret ; Paris.
  • 2002 : A hacker manifesto version 5.8 ; version numérique bilingue en 35 aphorismes. [lire en ligne]

En anglais :

  • 2008 : 50 years of Recuperation of The Situationist International, Princeton Architectural Press, New York. [lire en ligne]

Le livre expérimental hypride GAMER THEORY sous licence "CC certains droits réservés" en 2 événements publiés :

  • 2007 : Gamer Theory ; Cambridge (MA), London (UK) ; Harvard University Press. [lire en ligne]
  • 2006 : GAM3R 7H30RY : écriture personnelle puis développement interactif public de l'ouvrage sur Internet dans le cadre du site expérimental The Institute for the Future of the book. [lire en ligne]
  • 2004 : A Hacker Manifesto ; Cambridge (MA), London (UK) ; Havard University Press.
  • 2002 : Dispositions ; Apple cross (West AU) ; Cambridge (UK). Salt modern Lives, Salt Publishing.
  • 2002 : Speed Factory, avec Bernard Cohen, John Kinsella, Terri-Ann White ; (AU) ; Fremantle Arts Center Press.
  • 2000 : Whatcha doin' Marshall McLuhan? ; (AU) ; Media International (94). 89-96.
  • 1999 : Celebrities, culture and cyberspace: The light on the hill in a postmodern world ; (AU) Sydney ; Pluto Press.
  • 1997 : The virtual republic : Australia’s culture wars of the 1990s ; (AU) Sydney ; Allen & Unwin.
  • 1994 : Virtual geography : Living with global media events ; Bloomington ; Indiana University Press

Et de nombreux articles critiques, tels ceux cités dans evolutionzone.com[5] :

  • Cyberpunk From subculture to mainstream
  • Third International Symposium on Electronic Art
  • On Technological Time: Cruising Virilio's Over-Exposed City
  • The Nintendo Machine That Ate Disneyland

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • L'exergue de Un manifeste hacker (extraits)
  • Le site de l'auteure
  • Le débat avec l'auteure sur son ouvrage lors de la présentation de Un manifeste Hacker à La Tartine, et sa présentation de Gamer Theory au salon de la revue à Paris, en 2006, et d'autres sources : manifestations diverses, colloque, Presse en France, et amis du soutien du livre francophone (mp3 et m4v téléchargeables et reproductibles en CC)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]