Katoucha Niane

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Katoucha Niane
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Katoucha Tamsir NianeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Khadiatou NianeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Mère
Hadja Aissatou Diallo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Daouda Tamsir Niane (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Aiden Curtiss (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Taille
1,78 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Cheveux
Yeux
Bruns (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Katoucha Niane ou Katoucha Tamsir Niane, née le , à Conakry (Guinée) et morte le à Paris, dite « la princesse peule », est l'un des premiers tops models noirs, et fut l'égérie d'Yves Saint Laurent dans les années 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

Katoucha Niane est née le , à Conakry, dans une famille d’intellectuels peuls[1]. Elle est la fille de Djibril Tamsir Niane, historien, écrivain et archéologue, diplômé en histoire médiévale de l'université de Bordeaux, recteur d'université et professeur honoraire de l’université Howard (Washington, D.C.). Elle est excisée à l'âge de neuf ans[1] pour se conformer à la tradition[2].

Sous la dictature de Ahmed Sékou Touré en Guinée, elle s'expatrie au Mali quelque temps. Elle y est abusée sexuellement par un oncle, à plusieurs reprises[1], avant de rejoindre, à douze ans, sa famille à Dakar.

À 17 ans, elle est enceinte d'une fille (Amy). On la marie d'office en sortant de l'hôpital pour pouvoir baptiser sa fille huit jours après sa naissance. Elle s'enfuit alors à Paris, où elle s'installe en 1980[1].

Elle commence sa carrière de mannequin en France dans les années 1980, en étant mannequin-cabine chez Lanvin, puis en défilant pour Thierry Mugler. Surnommée « la princesse peule » dans le milieu de la mode, Katoucha Niane devient l'égérie d'Yves Saint Laurent[1], succédant à Rebecca Ayoko[3]. Elle devient un des modèles les plus demandées[1]. Dans la continuité, elle tente une carrière de styliste et réussit trois défilés, le premier grâce à son ami Raymond Visan, au Buddha bar, le second à l'Espace Cardin et le dernier à l'École des Beaux-Arts.

Elle est portée disparue dans la nuit du 1er au alors qu'elle rejoint son domicile, la « Petite Vitesse », une péniche amarrée en bord de Seine à Paris[4] qu'elle partage avec son compagnon, l'architecte Victor-Laurent Cotte. Son corps est repêché le à Boulogne-Billancourt, non loin du pont du Garigliano (16e arrondissement de Paris). Les enquêteurs concluent à une mort accidentelle mais sa famille dépose une plainte pour meurtre[5].

Elle est inhumée le à Conakry.

Lutte contre l'excision[modifier | modifier le code]

En , elle publie le livre Dans ma chair coécrit avec Sylvia Deutsch, récit de sa vie et témoignage de son excision. Elle s'engage dans un combat contre cette mutilation génitale féminine en créant une association, KPLCE (Katoucha pour la lutte contre l’excision) pour soutenir les victimes[2].

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Astrid Faguer et Maud Gabrielson, « Katoucha, vies et mort d’une égérie Saint Laurent », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Maurice Ulrich, « Katoucha Niane, l’inguérissable blessure d’une reine », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  3. Emmanuelle Courrèges, « Splendeurs et misères d'une muse », Elle, no 3492,‎ , p. 107 à 108 (ISSN 0013-6298).
  4. « L’ancien top-modèle Katoucha a disparu », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  5. « Plainte pour meurtre dans l'affaire de Katoucha », Radio France internationale,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]