Kamel Daoudi

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Kamel Daoudi
terroriste islamiste
Information
Naissance 3 août 1974
Sexe Masculin
Patrie Drapeau de la France France (déchu)
Drapeau de l'Algérie Algérie
Condamnation (6 ans)
Actions criminelles Participation à des filières djihadistes
Arrestation
Avocat ? (2006)
Bruno Vinay (2017)

Kamel Daoudi est un Franco-Algérien déchu de sa nationalité française condamné pour des faits liés au terrorisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'arrestation de Djamel Beghal, le , à Abou Dhabi, lors de laquelle celui-ci reconnaît son appartenance au réseau Al-Qaïda et avoir été mandaté pour constituer une cellule terroriste sur le territoire français, entraîne celle, par la DST le , de sept membres de ce réseau soupçonnés de vouloir s'en prendre à des intérêts américains en France, probablement l’ambassade des États-Unis. Kamel Daoudi, le chef présumé de ce groupe terroriste en France, est interpellé à Londres le , ainsi que neuf autres personnes en Espagne[1].

Lors du procès, Kamel Daoudi est condamné en première instance le à neuf années d'emprisonnement[2], puis, en appel le à six années d'emprisonnement[3]. Compte tenu de la durée de sa détention préventive, il est libéré le . Il est également déchu de la nationalité française et doit quitter le territoire.

Assignation à résidence[modifier | modifier le code]

En 2009, la Cour européenne des droits de l'homme interdit toutefois son expulsion vers l'Algérie en raison du risque de torture dans ce pays qu'il a quitté à l'âge de cinq ans. Depuis 2008, il est assigné à résidence. En 2017, il est contraint par l'Etat d'habiter dans un hôtel en Charente-Maritime à 450 km de sa famille.[4] À l'occasion d'une question prioritaire de constitutionnalité posée par son avocat Bruno Vinay, le Conseil constitutionnel décide en décembre 2017 d'une censure partielle des dispositions encadrant les assignations à résidence : si celles-ci peuvent être illimitées, elles ne peuvent dépasser douze heures par jour et le lieu d'assignation doit tenir compte « du temps passé sous ce régime et des liens familiaux personnels noués par ce dernier », ce qui ouvrirait la porte à un rapprochement géographique de Kamel Daoudi de sa famille[5],[6]. Il explique n'être plus djihadiste : « L’islamisme me définit en partie, mais pas entièrement. Je vis en France depuis l’âge de 5 ans, et j’ai épousé une Française de souche, fille d’un officier décoré à plusieurs reprises, et nous avons eu trois enfants[7]. ». Le , il est assigné à résidence à Aurillac[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Ploquin, « Charlie Hebdo : l'ombre tutélaire de Djamel Beghal », marianne.net (consulté le 1er janvier 2017)
  2. L'islamiste Djamel Beghal condamné à dix ans de prison, sur lemonde.fr
  3. Procès d'islamistes : 10 et 6 ans de prison, sur nouvelobs.com
  4. "Surveiller et punir", Lundi matin, 1er octobre 2018..
  5. Agence France-Presse, « Droit des étrangers en France: le Conseil constitutionnel recadre les assignations à résidence », lepoint.fr, (consulté le 1er décembre 2017)
  6. Jean-Baptiste Jacquin, « Le Conseil constitutionnel autorise les assignations sans fin pour les étrangers », lemonde.fr, (consulté le 1er décembre 2017)
  7. Michel Deléan, « Kamel Daoudi ne veut plus être suspect à perpétuité », mediapart.fr, (consulté le 11 février 2018)
  8. Kamel Daoudi, le plus ancien assigné à résidence de France, loge désormais à Aurillac, sur lamontagne.fr