Kamel Daoudi

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Kamel Daoudi
terroriste islamiste
Information
Sexe Masculin
Patrie Drapeau de la France France (déchu)
Drapeau de l'Algérie Algérie
Condamnation (6 ans)
Participation à des filières djihadistes
Arrestation
Avocat ? (2006)
Bruno Vinay (2017)

Kamel Daoudi est un Algérien déchu de sa nationalité française condamné pour des faits liés au terrorisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Responsable d'un groupe terroriste en France, il est interpellé à Londres le [1]. En 2018, il en dira : « Quand j’étais jeune, les interventions en Afghanistan, en Libye ou en Irak créaient une forme d’humiliation extrêmement malsaine (...) J’avais des difficultés familiales et professionnelles, et je suis parti en Afghanistan sur un coup de tête, j’y suis resté quatre mois »[2]. Il est condamné en 2006 à six ans de réclusion, mais est libéré le en raison des années d'incarcération déjà effectuées[3].

En 2009, la Cour européenne des droits de l'homme interdit toutefois son expulsion vers l'Algérie en raison du risque de torture dans ce pays qu'il a quitté à l'âge de cinq ans. Depuis 2008, il est assigné à résidence. En 2017, il habite dans un hôtel en Charente-Maritime à 450 km de sa famille. À l'occasion d'une question prioritaire de constitutionnalité posée par son avocat Bruno Vinay, le Conseil constitutionnel décide en décembre 2017 d'une censure partielle des dispositions encadrant les assignations à résidence : si celles-ci peuvent être illimitées, elles ne peuvent dépasser douze par jour et le lieu d'assignation doit tenir compte « du temps passé sous ce régime et des liens familiaux personnels noués par ce dernier », ce qui ouvrirait la porte à un rapprochement géographique de Kamel Daoudi de sa famille[4],[3]. Il explique n'être plus djihadiste : « L’islamisme me définit en partie, mais pas entièrement. Je vis en France depuis l’âge de 5 ans, et j’ai épousé une Française de souche, fille d’un officier décoré à plusieurs reprises, et nous avons eu trois enfants[2]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Ploquin, « Charlie Hebdo : l'ombre tutélaire de Djamel Beghal », marianne.net (consulté le 1er janvier 2017)
  2. a et b Michel Deléan, « Kamel Daoudi ne veut plus être suspect à perpétuité », mediapart.fr, (consulté le 11 février 2018)
  3. a et b Jean-Baptiste Jacquin, « Le Conseil constitutionnel autorise les assignations sans fin pour les étrangers », lemonde.fr, (consulté le 1er décembre 2017)
  4. Agence France-Presse, « Droit des étrangers en France: le Conseil constitutionnel recadre les assignations à résidence », lepoint.fr, (consulté le 1er décembre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]