Joseph-Israël Tarte

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Joseph-Israël Tarte
Illustration.
Fonctions
Député de Sainte-Marie
Prédécesseur Hercule Dupré
Successeur Camille Piché
Député de Saint-Jean—Iberville
Prédécesseur François Béchard
Successeur Louis-Philippe Demers
Député de L'Islet
Prédécesseur Louis-Georges Desjardins
Successeur Arthur Miville Déchêne
Député de Montmorency
Prédécesseur Louis-Georges Desjardins
Successeur Arthur-Joseph Turcotte
Député de Bonaventure
Prédécesseur Pierre-Clovis Beauchesne
Successeur Louis-Joseph Riopel
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Joseph-de-Lanoraie
Date de décès (à 59 ans)
Lieu de décès Montréal
Parti politique Parti conservateur du Canada et du Québec
Profession Notaire

Joseph-Israël Tarte, né le à Saint-Joseph-de-Lanoraie et mort le à Montréal, est un notaire, journaliste, homme d'affaires et homme politique canadien. Rédacteur en chef de plusieurs journaux, il les mit d'abord au service de l'ultramontanisme, avant de se retourner vers le libéralisme de Wilfrid Laurier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Natif de Lanoraie dans la région de Lanaudière, il fit ses études au collège de l'Assomption avant d'être admis au notariat. Il effectue son stage auprès de Louis Archambeault.

Journalisme[modifier | modifier le code]

En 1872, il devient propriétaire du journal Les Laurentides et collaborateur à La Gazette de Joliette. Deux années plus tard, il achète le journal Le Canadien et s'associe à Louis-Georges Desjardins.

Pendant dix ans, de 1883 à 1893, il est rédacteur en chef de L'Événement, puis il est correspondant parlementaire pour L'Électeur.

Il achète le journal La Patrie en février 1897 où il place ses deux fils à la direction.

Politique[modifier | modifier le code]

En 1875, il se présente dans le district de Québec-Centre, mais sa candidature est retirée quelque temps avant le vote. En 1877, il est élu député conservateur dans Bonaventure ; il est réélu de nouveau l'année suivante. Organisateur électoral du Parti conservateur du Québec, il contribue à la victoire électorale de Joseph-Adolphe Chapleau en 1879. Il s'était lié brièvement au Parti national d'Honoré Mercier. En 1891, il se présente à nouveau, mais cette fois à titre d'indépendant, et il est élu dans Montmorency.

Le scandale McGreevy-Langevin qu'il a contribué à révéler et les différends politiques qu'il a avec Hector Langevin sur la question des écoles du Manitoba contribuent à rompre ses liens avec le Parti conservateur. Son gain électoral est annulé en 1892, mais il réussit tout de même à vaincre son adversaire conservateur dans L'Islet en 1893.

En 1896, Tarte est élu libéral dans Saint-Jean et Iberville et réélu dans Montréal—Sainte-Marie en 1900. Nommé au Conseil Privé, il devient le ministre des travaux publics de Wilfrid Laurier, position ministérielle qu'il gardera jusqu'en 1902.

En 1900, ses propos sur l'indépendance politique du Canada enflamment la presse écrite de la province de l'Ontario, province toujours attachée à sa mère-patrie la Grande-Bretagne.

Il redevient organisateur politique pour les conservateurs, puis quitte la vie politique en 1904. Il est décédé à Montréal le , âgé de près de soixante ans.

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

  • Le Clergé, ses droits, nos devoirs, 1880.
  • L'Autonomie canadienne est notre sauvegarde, 1889.
  • Procès Mercier, 1892.
  • Les États-Unis au XXe siècle, 1904.

Liens externes[modifier | modifier le code]