Jonathan-Raphaël Bischoffsheim

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Jonathan-Raphaël Bischoffsheim
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Fonctions
Sénateur
-
Président
Consistoire central israélite de Belgique
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Famille
Père
Raphael Nathan Bischoffsheim (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Helene Cassel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfants
Autres informations
Membre de
Cercle des chemins de fer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jonathan-Raphaël Bischoffsheim, né le à Mayence (autrefois chef-lieu du Mont-Tonnerre), et mort le à Boitsfort, est un banquier, homme politique et philanthrope belge, d'origine juive mayençais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jonathan-Raphaël Bischoffsheim épouse le à Mayence Henriette Goldschmidt (1812-1892), avec qui il a 4 enfants : Clara, Regina, Ferdinand et Hortense. Après la révolution belge de 1830, il s'installe à Bruxelles et contribua au développement de la puissance financière belge. Il inspira la politique monétaire de la Belgique indépendante, finança de nombreux emprunts publics et privés et participera à la création de nombreuses nouvelles entreprises belges. Il prend la tête des affaires familiales à partir de 1848, lorsque son frère aîné Louis-Raphaël s'installe à Paris, et sauve la Banque de Belgique de la faillite grâce à un prêt sans commission en 1841. Il participera à la gestion financière de la Belgique et fût conseiller de Léopold I[1].

Il fut conseiller communal de Bruxelles (1848) et sénateur de 1868 à son décès[2],[3],[4].

Il est inhumé au Cimetière de Bruxelles à Evere.

Famille de Jonathan-Raphaël Bischoffsheim[modifier | modifier le code]

Activités financières de Jonathan-Raphaël Bischoffsheim[modifier | modifier le code]

Entre 1830 et 1870, Bischoffsheim fonde ou participe financièrement à la plupart des grandes entreprises industrielles ou de transport de Belgique :

  • Compagnie de Floreffe pour la Fabrication de Glaces et de Produits chimiques
  • Compagnie royale asturienne des Mines
  • Compagnie immobilière de Belgique
  • Société des Chemins de fer du Nord de la Belgique
  • Société des Chemins de fer de Turnhout
  • Société des Charbonnages et Hauts fourneaux d'Ougrée
  • Société anonyme des Charbonnages de Courcelles-Nord
  • Société anonyme pour l'Exploitation des Brevets John Cockerill

Il participe également à la création de nombreuses institutions bancaires :

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

  • 1848-1883 : Conseiller communal de la ville de Bruxelles.
  • 1862-1883 : Sénateur belge.

Action philanthropique[modifier | modifier le code]

Jonathan-Raphaël Bischoffsheim consacre une part importante de son activité et de ses moyens à l'amélioration de l'enseignement et de l'éducation à Bruxelles. Cofondateur de la Ligue de l'Enseignement et de l' Association pour l'enseignement professionnel féminin (1864), un institut portant son nom fut instauré à Bruxelles en 1867, suivi par l'école professionnelle Funck (1873) et l'école ménagère Auguste Couvreur (1878).

En 1874, il devient administrateur à l'ULB, où il crée une chaire de langue arabe.

Il fit également des dons à des oeuvres de charité juive et fut membre du Consistoire central israélite de Belgique. Après sa mort, ses héritiers firent dont d'une partie de sa fortune à des ouvres de bienfaisance en Belgique.

Hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire biographique des Juifs en Belgique : figures du judaïsme belge XIXe-XXe siècles Jean-Philippe Schreiber, Elisabeth Wulliger, Nele Lavachery, Lipszyc Rachel Published in 2002 in Bruxelles by De Boeck
  2. Het Belgisch parlement 1894-1969, P.Van Molle, Gand, Erasmus, 1969.
  3. Le Parlement Belge 1831-1894. Données Biographiques, Bruxelles, Académie Royale de Belgique, Jean-Luc De Paepe, Christiane Raindorf-Gérard, 1996.
  4. Biografisch repertorium der Belgische parlementairen, senatoren en volksvertegenwoordigers 1830 tot 1.8.1965, R. Devuldere, Gand, R.U.G., thèse de licence en histoire inédite, 1965.
  5. « JONATHAN-RAPHAEL BISCHOFFSHEIM », sur sylvielausberg.com (consulté le 2 septembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. Kauch, "Jonathan-Raphaël Bischoffsheim", dans Biographie nationale, publiée par l'Académie royale des lettres, des sciences et des beaux-arts de Belgique, tome 30, supplément tome II, fascicule 1er, Bruxelles, Établissements Émile Bruylant, 1958, colonnes 172-174.
  • Gérard, Jo. Ces juifs qui firent la Belgique . Braine-l’Alleud: J.-M. Collet, 1990