John Wheeler

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John Wheeler
John Archibald Wheeler1985.jpg

John Wheeler (à la droite). Le texte au-dessus des hommes est « The Black hole is a source of Enlightement. », que l'on peut traduire par « Le Trou noir est une source de Lumière. » (ce terme renvoyant à la fois « lumière » et « élévation spirituelle » ; il y a également une antonymie « noir/lumière »).

Informations générales
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 96 ans)
HightstownVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
physicien, physicien nucléaire, universitaire, auteur de non-fiction, professeur d'universitéVoir et modifier les données sur Wikidata
A travaillé pour
Membre de
Directeur de thèse
Étudiants de thèse
Palmarès
Distinctions
bourse Guggenheim
médaille d'or Niels Bohr (en)
Médaille Oersted ()Voir et modifier les données sur Wikidata

John Archibald Wheeler, né le à Jacksonville en Floride, et mort le à Hightstown au New Jersey[1], était un Physicien théoricien, Mentor de la recherche américaine sur les trous noirs et les différents aspects de la relativité générale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il développa avec Harrison et Wakano l'équation d'état de la matière froide et morte et établit le catalogue complet des étoiles froides et mortes, donnant ainsi une base solide à l'idée qu'a leur mort les étoiles massives forment des trous noirs.

On lui doit de nombreux travaux en physique théorique, notamment en fission nucléaire, dont il fut en collaboration avec Niels Bohr les premiers à mettre au point le modèle en 1939 (qui leur valurent la Médaille Franklin en 1969). Il dirigea l'une des équipes qui mit au point la première bombe américaine à hydrogène.

Faisant partie des derniers collaborateurs d'Einstein, Wheeler essaya de terminer le projet de théorie unifiée de ce dernier. La géométrodynamique fut fondée dans ce but, explorant la piste selon laquelle tous les phénomènes physiques, telle la gravitation ou l'électromagnétisme, pourraient se réduire aux propriétés géométriques d'espaces-temps courbés. Sa théorie ne parvenant pas, entre autres, à expliquer l'existence des fermions ou des singularités de la gravitation, Wheeler l'abandonna dans les années 1970.

On doit à Wheeler l'équation de Harrison-Wheeler qui décrit la matière nucléaire à haute densité (à l'intérieur des étoiles à neutrons par exemple). Il inventa, forgea et popularisa littéralement le terme « trou noir » pour désigner ce que l'on nommait jusque-là « astres occlus » ou « singularité » et l'expression « un trou noir n'a pas de cheveux », pour rappeler qu'un trou noir est caractérisé de manière unique et totale par sa masse, son moment cinétique et sa charge électrique, quelle que fût la matière lui ayant donné naissance. Il soutint que l'état final d'une étoile en implosion gravitationnelle est la clé de la compréhension du mariage entre la relativité générale et la mécanique quantique. Il anticipa de ce fait la découverte de l'évaporation des trous noirs par stephen Hawking.

Nommé professeur à Princeton dans les années 1930, il y enseignera jusqu'en 1978 à l'exception de la période 1941-1945 où il participe au projet Manhattan[1] de mise au point de la bombe atomique. Wheeler eut notamment comme élève Richard Feynman, dont il dirigea la thèse, et Kip Thorne. Avec ce dernier et Charles Misner, il est coauteur de la référence des relativistes, le fameux ouvrage Gravitation plus souvent cité sous le nom MTW des initiales de ses auteurs.

Il dirigea également la thèse d'Everett qui introduisit l'interprétation de la mécanique quantique connue sous le nom des « univers multiples ».

Il participe au comité JASON qui conseille le gouvernement lors de la guerre du Viêt Nam[2].

Pour son 90e anniversaire, en 2001, Max Tegmark lui dédia dans Scientific American un article[3] passant en revue quatre types d'univers multiples envisageables.

Son parcours épistémologique[modifier | modifier le code]

« Je crois que ma vie en physique se divise en trois périodes (...) J'ai d'abord cru que tout était fait de particules (...). Dans ma seconde période que tout était fait de champs (...) Dans cette troisième, mon impression est que tout est fait d'information[4] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre Barthélémy, « Nécrologie », Le Monde, n° 19669, 20 et 21 avril 2008, p. 18.
  2. Comité Berkeley SESPA, Jan Brown, Martin Brown, Chandler Davis, Charlie Schwartz, Jeff Stokes, Honey Well, Joe Woodard Science Against the People. The Story of Jason - The Elite Group Of Academic Scientists Who, As Technical Consultants To The Pentagon, Have Developed The Latest Weapon Against Peoples' Liberation Struggles: "Automated Warfare", décembre 1972
  3. (en) Parallel Universes.
  4. « I think of my lifetime in physics as divided into three periods. In the first period . . . I was in the grip of the idea that Everything is Particles. . . . I call my second period Everything is Fields. . . . Now I am in the grip of a new vision, that Everything is Information », John Wheeler, Black Holes, and Quantum Foam.