Jenny de Vasson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jenny de Vasson
La Châtre Jenny de VASSON (panneau info) 1a.jpg
Panneau informatif apposé sur le mur
de sa maison natale à La Châtre
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Jenny de Vasson, de son nom complet Jenny Girard de Vasson (née le à La Châtre et morte le (à 47 ans) à l'abbaye de Varennes, à Fougerolles, dans l'Indre), est une photographe française, l'une des premières femmes, dans l'histoire de la photographie française, dont on possède un ensemble d'images aussi important (près de cinq mille images).

Famille[modifier | modifier le code]

La famille Girard de Vasson est une famille d'ancienne bourgeoisie française originaire du Berry[1]. Louis Girard de Vasson (1716-1792), chevalier de Saint-Louis, est propriétaire du domaine de Vasson à jeu-les-Bois, dans l'actuel département de l'Indre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de magistrat, Jenny de Vasson reçut une solide éducation.

Elle commença à photographier en 1899. Elle voyagea beaucoup, en France et en Europe, rapportant de nombreux clichés de ses voyages.

Pendant la Première Guerre mondiale, retirée en Berry avec sa famille, elle photographia le monde rural qui l'entourait.

La photographie était pour elle une passion, pas un métier. Elle photographiait pour son plaisir et celui de son entourage, pour garder des souvenirs, et non dans une démarche artistique consciente.

Les photographies de Jenny de Vasson ont échappé une première fois à la destruction à la veille de sa mort, puisqu'elle avait demandé que l'on détruise tous ses écrits, ses dessins, et tout ce qui pouvait être lié à une activité artistique, qu'elle jugeait sans intérêt. Mais elle avait omis d'inclure ses photographies dans cet autodafé, car celles-ci n'étaient à ses yeux que des souvenirs, ne relevant pas d'une démarche artistique. Malheureusement, une grande partie de ses photographies, conservées dans l'hôtel particulier de ses parents à Versailles, ont été détruites par les Allemands lors du pillage de celui-ci pendant la Seconde Guerre mondiale. Les photos qui nous sont parvenues, soit environ cinq mille plaques de verre, quelques albums et quelques tirages, dormaient dans un placard, dans la maison familiale du Berry, et ont été redécouvertes au début des années 1980 par le photographe Jean-Marc Zaorski, qui a tout mis en œuvre pour faire connaître cette œuvre, notamment grâce au livre Jenny de Vasson, une femme photographe au début du siècle, publié en 1982 par les éditions Herscher.

Collections, expositions[modifier | modifier le code]

À propos de Jenny de Vasson[modifier | modifier le code]

« Ces photographies admirables de ruraux du début du siècle évoquent une espèce de paysannerie éternelle, comme certaines figures de Le Nain ou de Breughel. Ces jeunes femmes en robes blanches marchant dans l'herbe ou traversant la cour d'un vieux château sont les sœurs des Jeunes filles en fleurs, leurs contemporaines. »
(Marguerite Yourcenar, lettre à Gilles Wolkowitsch, 1986)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Abraham, Une figure de femme : Jenny de Vasson (1872-1920), Paris, Au Chariot d'or, 1965.
  • Christian Caujolle, Yvon Le Marlec, Gilles Wolkowitsch, Jean-Marc Zaorski, Jenny de Vasson, une femme photographe au début du siècle, Paris, Herscher, 1982.
  • Dominique Le Bas et Gilles Wolkowitsch, Jenny de Vasson, photographe, Conseil général du Puy-de-Dôme éd., 86 p., Clermont-Ferrand, 1998

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français, éd. Sedopols, 2012, p.360

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]