Jean Monestier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Monestier.
Jean Monestier
Fonctions
Député
Sénateur (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinction

Clément Jean Monestier, dit Jean Monestier, né à Montpellier le , mort à Paris le , était un ingénieur des Ponts et un homme politique français de la IIIe République. Il fut sénateur et député radical-socialiste de Lozère et brièvement ministre des Travaux Publics en 1906.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille républicaine de Lozère dont un des membres siégea à l'Assemblée législative et à la Convention lors de la Révolution française. Il entra à l'école Polytechnique dont il sortit 5e et intégra le corps des ponts et chaussées. Comme ingénieur de l'État, il construisit la ligne de chemin de fer de chemin de fer de Millau au Vigan, dans le Gard, la route des gorges du Tarn et plusieurs ouvrages en banlieue parisienne qui lui vaudront la Légion d'honneur. Il sera ensuite contrôleur de l'exploitation et de la traction de la compagnie d'Orléans. En 1914, il est mobilisé et sert dans le génie au grade de colonel à la protection de Paris. Il sera nommé ensuite inspecteur des ponts-et-chaussées.

Il est élu conseiller général de la Lozère dès 25 ans puis il fut élu sénateur de la Lozère en 1896, lors d'une élection partielle à la suite du décès d'Eugène de Rozière et réélu lors des élections sénatoriales en 1897, mais battu à celles de 1906. Au Sénat, il s'occupera beaucoup des rapports entre l'État et les grandes compagnies de transport.

Il fut brièvement ministre des Travaux publics du au dans le Gouvernement Charles Dupuy (5)

Il sera député de ce même département, circonscription de Florac lors des élections législatives de 1910 et réélu à celles de 1914. Il sera vice-président de la Chambre des députés.

Il sera également maire de Saint-Rome-de-Dolan.

Un buste en bronze sera érigé en son honneur à Florac, au carrefour des routes de Meyrueis et du Collet-de-Dèze, mais détruit pour récupération lors de la réquisition des métaux non ferreux de 1942[1].

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Jean Monestier », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]