Jean-Louis-Auguste Commerson

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Commerson
Commerson.jpg
Portrait photographique de Commerson par Nadar.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean-Louis-Auguste CommersonVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Joseph Citrouillard
Joseph-PrudhommeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités

Louis-Auguste Commerson, dit Commerson[1], né le 2 germinal an XI à Paris 6e[2] où il est mort le , est un écrivain, journaliste et dramaturge français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, qui tenait une maison de banque de deuxième ordre, ne pouvant rien faire de son fils mis au collège Louis-le-Grand[3], le forma aux profits et pertes et à la tenue des livres, aux arbitrages et aux comptes de retour[4]. Successivement commis banquier, sténographe, professeur de droit commercial, journaliste[4], Commerson a vécu laborieusement et péniblement[4].

Travailleur infatigable[4], il devint le spécialiste du calembour et du canard journalistique (fausse nouvelle lancée dans la presse pour tromper le public). Il est l’auteur de nombreux ouvrages humoristiques, dont Pensées d’un emballeur pour faire suite aux « Maximes » de François de La Rochefoucauld (1851) suivies de Mayonnaise d’éphémérides (1851)[5], Un million de bouffonneries (1854), Le Petit Tintamarre (1857), La Petite Encyclopédie bouffonne (1860) et Un million de chiquenaudes et menus propos tirés de la Gazette de Merluchon (1880).

Il est aussi auteur de vaudevilles, seul ou en collaboration, et fondateur du périodique Le Tam-tam, lequel, devenu plus tard le Tintamarre, a joui d’une vogue qui ne s’est pas affaiblie[5]. On lui doit également les « éphémoroïdes » du Siècle[5] ainsi que les Binettes contemporaines (1855), galerie humoristique en deux volumes, illustrée de soixante charges dues au crayon de Nadar[5]. Les biographies qu’elle contient sont pour ainsi dire la parodie des Contemporains, la série de portraits publiés à la même époque par d’Eugène de Mirecourt[5]. Les Binettes contemporaines contiennent les esquisses notamment Émile de Girardin, Alexandre Dumas, Thiers, Rachel, Proudhon, Lamartine, Guizot, Béranger, Victor Hugo, Louis Veuillot, Jules Mirès, Alphonse Karr, Halévy ou Pierre Dupont[5].

Il signait la plupart de ses œuvres de son seul patronyme mais a utilisé ponctuellement les pseudonymes de « Joseph Citrouillard » et « Joseph-Prudhomme ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Lettre autographe de Jean-Louis- Auguste Commerson, directeur du Tintamarre , datée de 1861.
  • Les Trente, « drame national » en quatre actes et en vers, 1840.
  • Un souper sous la Régence, comédie-vaudeville en un acte, avec Raimond Deslandes, théâtre des Délassements-Comiques, 15 novembre 1845.
  • Les Fleurs animées, vaudeville en un acte, avec Charles Labie et Xavier de Montépin, théâtre du Vaudeville, 13 juillet 1846.
  • Ma tabatière ou Comment on arrive, comédie-vaudeville en quatre tableaux, avec les frères Cogniard, théâtre du Gymnase-Dramatique, 15 mars 1849.
  • Une bonne fille, vaudeville en un acte, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 11 novembre 1849.
  • Les Fredaines de Troussard, vaudeville en un acte, avec Édouard-Louis-Alexandre Brisebarre et Charles Potier, théâtre des Folies-Dramatiques, 13 novembre 1849.
  • Les Deux Marguerite, vaudeville en un acte, avec Félix Dutertre de Véteuil, théâtre des Variétés, 12 juillet 1853.
  • La Pêche aux corsets, vaudeville en un acte, avec Eugène Furpille, théâtre de la Gaîté, 22 octobre 1853.
  • Un mari à l'étouffée, vaudeville en un acte, avec Eugène Chavette, théâtre des Folies-Dramatiques, 28 janvier 1854.
  • Les Binettes contemporaines, revue en trois actes et 7 tableaux, avec Clairville et J. Cordier, théâtre du Palais-Royal, 23 décembre 1854.
  • Où sont les pincettes ? folie-vaudeville en un acte, avec Eugène Chavette, théâtre des Folies-Dramatiques, 13 juin 1855.
  • Un suicide à l'encre rouge, vaudeville en un acte, avec Eugène Furpille, théâtre de la Gaîté, 10 septembre 1855.
  • Un monsieur bien mis, vaudeville en un acte, avec Henri Rochefort, théâtre des Folies-Dramatiques, 10 mars 1856.
  • Le Jugement de Pâris, opérette en un acte mêlée de danses et à grand spectacle, avec Ernest Alby, musique de Laurent de Rillé, théâtre des Folies-Nouvelles, 11 février 1859.
  • La Clarinette mystérieuse, vaudeville en un acte, avec Jules Moinaux, théâtre des Folies-Dramatiques, 18 juin 1859.
  • Quatre femmes sur les bras, vaudeville, avec Théodore Labourieu, théâtre de la Gaîté, 17 mars 1860.
  • Le Marchand de parapluies, revue en trois actes, avec Paul Faulquemont, théâtre Beaumarchais, 17 décembre 1860.
  • La Vengeance de Pistache, vaudeville en un acte, avec Amable Bapaume, théâtre Déjazet, 26 mai 1864.
  • Doña Framboisias, folie-vaudeville en un acte, avec Amable Bapaume, théâtre des Folies-Marigny, 6 juillet 1866.
  • Les Vacances de Cadichet, vaudeville en un acte, avec Amable Bapaume, théâtre des Folies-Dramatiques, 22 juillet 1867.

Écrits[modifier | modifier le code]

Caricature of de Commerson avec Le Tintamarre et ses Pensées d’un emballeur par Nadar.
  • Les Plaisirs de la ville, poèmes dédiés aux jolies femmes, (lire en ligne).
  • Contes et Nouvelles, (lire en ligne).
  • Hommage à La Fayette, (lire en ligne).
  • Pensées d'un emballeur pour faire suite aux « Maximes » de La Rochefoucauld (préf. Théodore de Banville), coll. « Bibliothèque des calembours », (lire en ligne).
  • Le Code civil dévoilé : dédié aux emballeurs, aux réfugiés polonais et aux gardes nationaux sans ouvrage et notamment aux licenciés de l'École de droit, pour cause d'incapacité notoire, .
  • Rêveries d'un étameur, pour faire suite aux pensées de Blaise Pascal, .
  • Un million de bouffonneries, ou Le Blagorama français », Paris, Passard, (lire en ligne).
  • Les Binettes contemporaines, par Joseph Citrouillard [Commerson], revues par Commerson, pour faire concurrence à celles d'Eugène de Mirecourt, portraits par Nadar, 1854-1855, 10 vol. Texte en ligne 1 2 3 4 5
  • Le Petit Tintamarre : hebdomadaire humoristique, (lire en ligne).
  • Lettre d'un vieux fou à un jeune sage, (lire en ligne).
  • Petite encyclopédie bouffonne, (lire en ligne).
  • Un million de chiquenaudes et menus propos tirés de la « Gazette de Merluchon », Paris, Passard, , 316 p. (lire en ligne).

Presse[modifier | modifier le code]

Le Tam-tam, magasin hebdomadaire de littérature, d'arts, de sciences et d'industrie est un journal publié à partir de 1835 par Commerson. Il changera plusieurs fois de titres au cours de sa parution : Le Tam-tam républicain, organe des clubs (mars 1848) ; Le Tam-tam de 1848 (juillet 1848).

Dalès ainé collabora à ce journal qu'on appelle parfois « ancien Tam-Tam » pour le distinguer de deux autres publications de Commerson :

  • Le Tam-tam, revue critique des Polichinels politiques, financiers, religieux et autres ; par Napoléon Citrouillard [Commerson], numéro spécimen du 10 mars 1871 ;
  • Le Tam-tam..., 1872-1877.

Citation[modifier | modifier le code]

Selon Jacques Rouvière, la phrase « Il faudrait construire les villes à la campagne, l'air y est plus sain », généralement attribuée à Alphonse Allais, se trouve dans les Pensées d'un emballeur de Commerson[6]. En fait, il semble qu'on trouve déjà cette plaisanterie en 1848 dans Le Pamphlet provisoire illustré[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice d’autorité », sur BnF Catalogue général, (consulté le 14 mars 2018).
  2. Vue no 5 de l'état civil reconstitué sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris. La notice d'autorité de la BNF indique de façon erronée le 29 mars.
  3. « Commerson », Le Gaulois, no 3925,‎ (lire en ligne).
  4. a, b, c et d « Par ci par là », Le Voleur illustré : cabinet de lecture universel, no 1152,‎ , p. 494 (lire en ligne).
  5. a, b, c, d, e et f Pierre Larousse, « Commerson (Louis-Auguste) », Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique, t. 4 Chemin-Contray,‎ , p. 726 (lire en ligne [17 vol. ; in-fol.])
  6. Jacques Rouvière, Dix siècles d'humour dans la littérature française.
  7. « Un axiome de M. Pierre Leroux. Mais, mon bon monsieur Cabet, puisque vous aimez tant la paix des champs, il faut bâtir les villes à la campagne. » Auguste Vitu (dir.), Le Pamphlet provisoire illustré, nouvelle série, 1re année, 16-19 octobre 1848, p. 4. ; cité par Le Préfet maritime sur l'Alamblog, 11 octobre 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]