Jean-Louis-Auguste Commerson

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Jean-Louis-Auguste Commerson est un écrivain, journaliste et dramaturge français, né le 2 germinal an XI () à Paris (anc. 6e)[1] où il est mort le .

Lettre autographe

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans Les Binettes contemporaines de Commerson (1854-1855), Gérard de Nerval est caricaturé par Nadar.

Spécialiste du calembour et du canard journalistique (fausse nouvelle lancée dans la presse pour tromper le public), Commerson est l'auteur de nombreux ouvrages humoristiques, dont Pensées d'un emballeur pour faire suite aux « Maximes » de François de La Rochefoucauld (1851), Un million de bouffonneries (1854), Le Petit Tintamarre (1857), La Petite Encyclopédie bouffonne (1860) et Un million de chiquenaudes et menus propos tirés de la Gazette de Merluchon (1880).

Il est aussi auteur de vaudevilles, seul ou en collaboration, et fondateur du périodique Le Tam-tam.

Il signait la plupart de ses œuvres de son seul patronyme mais a utilisé ponctuellement les pseudonymes de Joseph-Prudhomme et Joseph Citrouillard.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Les Trente, « drame national » en quatre actes et en vers, 1840
  • Un souper sous la Régence, comédie-vaudeville en un acte, avec Raimond Deslandes, théâtre des Délassements-Comiques, 15 novembre 1845
  • Les Fleurs animées, vaudeville en un acte, avec Charles Labie et Xavier de Montépin, théâtre du Vaudeville, 13 juillet 1846
  • Ma tabatière ou Comment on arrive, comédie-vaudeville en quatre tableaux, avec les frères Cogniard, théâtre du Gymnase-Dramatique, 15 mars 1849
  • Une bonne fille, vaudeville en un acte, théâtre de la Porte-Saint-Martin, 11 novembre 1849
  • Les Fredaines de Troussard, vaudeville en un acte, avec Édouard-Louis-Alexandre Brisebarre et Charles Potier, théâtre des Folies-Dramatiques, 13 novembre 1849
  • Les Deux Marguerite, vaudeville en un acte, avec Félix Dutertre de Véteuil, théâtre des Variétés, 12 juillet 1853
  • La Pêche aux corsets, vaudeville en un acte, avec Eugène Furpille, théâtre de la Gaîté, 22 octobre 1853
  • Un mari à l'étouffée, vaudeville en un acte, avec Eugène Chavette, théâtre des Folies-Dramatiques, 28 janvier 1854
  • Les Binettes contemporaines, revue en trois actes et 7 tableaux, avec Clairville et J. Cordier, théâtre du Palais-Royal, 23 décembre 1854
  • Où sont les pincettes ? folie-vaudeville en un acte, avec Eugène Chavette, théâtre des Folies-Dramatiques, 13 juin 1855
  • Un suicide à l'encre rouge, vaudeville en un acte, avec Eugène Furpille, théâtre de la Gaîté, 10 septembre 1855
  • Un monsieur bien mis, vaudeville en un acte, avec Henri Rochefort, théâtre des Folies-Dramatiques, 10 mars 1856
  • Le Jugement de Pâris, opérette en un acte mêlée de danses et à grand spectacle, avec Ernest Alby, musique de Laurent de Rillé, théâtre des Folies-Nouvelles, 11 février 1859
  • La Clarinette mystérieuse, vaudeville en un acte, avec Jules Moinaux, théâtre des Folies-Dramatiques, 18 juin 1859
  • Quatre femmes sur les bras, vaudeville, avec Théodore Labourieu, théâtre de la Gaîté, 17 mars 1860
  • Le Marchand de parapluies, revue en trois actes, avec Paul Faulquemont, théâtre Beaumarchais, 17 décembre 1860
  • La Vengeance de Pistache, vaudeville en un acte, avec Amable Bapaume, théâtre Déjazet, 26 mai 1864
  • Doña Framboisias, folie-vaudeville en un acte, avec Amable Bapaume, théâtre des Folies-Marigny, 6 juillet 1866
  • Les Vacances de Cadichet, vaudeville en un acte, avec Amable Bapaume, théâtre des Folies-Dramatiques, 22 juillet 1867

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Les Plaisirs de la ville, poèmes dédiés aux jolies femmes, 1822 Texte en ligne
  • Contes et Nouvelles, 1825 Texte en ligne
  • Hommage à La Fayette, 1825 Texte en ligne
  • Pensées d'un emballeur pour faire suite aux « Maximes » de La Rochefoucauld, préface de Théodore de Banville, 1851 Texte en ligne dans la Bibliothèque des calembours. Réédition : Garnier, 1978.
  • Le Code civil dévoilé, dédié aux emballeurs, aux réfugiés polonais et aux gordes nationaux sans ouvrage et notamment aux licenciés de l'École de droit, pour cause d'incapacité notoire, 1854
  • Rêveries d'un étameur, pour faire suite aux pensées de Blaise Pascal, 1854
  • Un million de bouffonneries, ou Le Blagorama français, 1854
  • Les Binettes contemporaines, par Joseph Citrouillard [Commerson], revues par Commerson, pour faire concurrence à celles d'Eugène de Mirecourt, portraits par Nadar, 10 vol., 1854-1855 Texte en ligne 1 2 3 4 5
  • Le Petit Tintamarre, hebdomadaire humoristique, 1857 Texte en ligne
  • Lettre d'un vieux fou à un jeune sage, 1858 Texte en ligne
  • Petite encyclopédie bouffonne, 1860 Texte en ligne
  • Un million de chiquenaudes et menus propos tirés de la « Gazette de Merluchon », v. 1880

Presse[modifier | modifier le code]

Le Tam-tam, magasin hebdomadaire de littérature, d'arts, de sciences et d'industrie est un journal publié à partir de 1835 par Commerson. Il changera plusieurs fois de titres au cours de sa parution : Le Tam-tam républicain, organe des clubs (mars 1848) ; Le Tam-tam de 1848 (juillet 1848).

Jean-Baptiste Dalès dit Dalès ainé collabora à ce journal qu'on appelle parfois « ancien Tam-Tam » pour le distinguer de deux autres publications de Commerson :

  • Le Tam-tam, revue critique des Polichinels politiques, financiers, religieux et autres ; par Napoléon Citrouillard [Commerson], numéro spécimen du 10 mars 1871 ;
  • Le Tam-tam..., 1872-1877.

Citation[modifier | modifier le code]

Selon Jacques Rouvière, la phrase « Il faudrait construire les villes à la campagne, l'air y est plus sain », généralement attribuée à Alphonse Allais, se trouve dans les Pensées d'un emballeur de Commerson[2]. En fait, il semble qu'on trouve déjà cette plaisanterie en 1848 dans Le Pamphlet provisoire illustré[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vue no 5 de l'état civil reconstitué sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris. La notice d'autorité de la BNF indique de façon erronée le 29 mars.
  2. Jacques Rouvière, Dix siècles d'humour dans la littérature française.
  3. « Un axiome de M. Pierre Leroux. Mais, mon bon monsieur Cabet, puisque vous aimez tant la paix des champs, il faut bâtir les villes à la campagne. » Auguste Vitu (dir.), Le Pamphlet provisoire illustré, nouvelle série, 1re année, 16-19 octobre 1848, p. 4. ; cité par Le Préfet maritime sur l'Alamblog, 11 octobre 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]