Jean Girardot de Nozeroy

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Jean Girardot de Nozeroy
Titre Seigneur de Beauchemin
Grade militaire Intendant des armées
Années de service 1631 - 1643
Gouvernement militaire
Conflits Guerre de Trente ans
Guerre de Dix Ans (Franche-Comté)
Autres fonctions
  • 1604: Avocat au Parlement
  • 1629: Conseiller au Parlement
  • 1643:Vice-président du Parlement [1]
Biographie
Nom de naissance Jean Girardot
Naissance
Salins
Blason fr Franche-Comté.svg Comté de Bourgogne
Décès
Salins
Blason fr Franche-Comté.svg Comté de Bourgogne
Père Louis Girardot
Mère Marguerite de Nozeroy
Conjoint Etiennette de Merceret
Enfants Trois dont: Guérard Girardot de Nozeroy

Blason de Jean Girardot de Nozeroy

Jean Girardot de Nozeroy, seigneur de Beauchemin, né à Salins en 1580 et mort le 8 février 1651 dans la même ville[2]; est un historien, avocat, intendant des armées comtoises et membre du parlement de Dole. Il est un personnage majeur du gouvernement comtois pendant la guerre de Dix ans[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Girardot est né en 1580 dans une famille de la petite noblesse jurassienne[4]. Sa famille est originaire de Vadans près d'Arbois. Son grand père Pierre est secrétaire de la ville de Salins puis contrôleur des sauneries[4]. Son père Louis est docteur en droit et Lieutenant général du bailli, à épousé Margueritte de Nozeroy[5]. Après des études il devient en 1604 avocat au parlement de Dole[1]. Il se mari en 1623 avec Étiennette de Merceret[4]. En 1626, il obtient le droit d'ajouter le nom de sa mère au sien[5]. En 1629 il devient conseiller au Parlement et en 1632, l'adjoint du marquis de Conflans, le commandant en chef des troupes comtoise. Ensemble ils organisent la résistance contres les troupes françaises et suédoises[3],[6]. Il participe activement au siège de Dole en 1636 et demeure pendant toute la guerre l'intendant aux armées du Comté de Bourgogne. Peu après le succès au siège Dole sur les français, c'est le baron de Saint-Martin qui succède Ferdinand de Rye comme gouverneur du comté, puis comme commandant en chef des troupes comtoises. Avec lui, il collaborera à la défense du comté et en 1637, il est chargé par ce dernier de contrôler les défenses de la ville de Salins. Dur et intransigeant avec les habitants de Salins, il fut accusé d'outrepasser ses droits[6] A partir de cet instant Girardot va accumuler des ennemis, comme la population de Salins et des parlementaires comme Jean Boyvin. Malgré le soutiens des autorités comtoises dont le baron de Saint-Martin, il se mettra en retrait de la vie politique et militaire dans le château de Saint-Anne en 1639. L'année suivante il retrouve son poste à Salins puis va commencer une lente reconquête du pouvoir qui lui permettra d’accéder à la vice-présidence du parlement. Mais celle ci s’interrompt brutalement en 1641 avec la mort de son soutien: le baron de Saint-Martin. Écarté progressivement de la vie politique, il se retire en 1643 dans sa maison de Montigny écrire ses différents ouvrages et notamment son "Histoire de dix ans de la Franche-Comté de Bourgogne". C'est lui qui est l'auteur de l'appellation "guerre de Dix ans" pour la désigner la guerre qu'il venait de vivre.

Jean Girardot eu trois fils dont aucun ne laissa de postérité[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • État de la négociation des sieurs de Byarne et de Beauchemin à la cour de S. M. Philippe IV en l'an 1626, publié pour la première fois, d'après le manuscrit, par Maurice Perrod (1901)
  • La Franche-Comté protégée de la main de Dieu contre les efforts des François en l'an 1636. Avec une introduction et des notes par Emile Longin (1900)
  • Le livre de la retraite du sieur Girardot de Nozeroy, seigneur de Beauchemin, conseiller en la cour souveraine du Parlement de Dole, intendant des armées de la province (publié en 1900)
  • La Franche-Comté protégée de la main de Dieu contre les efforts des François en l'an 1636. Avec une introduction et des notes par Émile Longin, publié en 1900
  • Histoire de dix ans de la Franche-Comté de Bourgogne, 1632-1642, publié en 1843 à Besançon (Lire en ligne)

Armes[modifier | modifier le code]

« Écartelé : au 1er et 4e d'azur au chevron d'or accompagné de 3 croisettes de même, qui est Girardot ; au 2e et 3e : d'azur à 3 colombes d'argent, becquées et membrées de gueule, qui est de Nozeroy ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderne, Michaud, (lire en ligne)
  2. Jean Chrétien Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours : avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter. Geoffrin - Goerres, Didot, (lire en ligne)
  3. a et b Alphonse Rousset et Frédéric Moreau, Dictionnaire géographique, historique, et statistique des communes de la Franche-Comté: et des hameaux qui en dépendent, classés par département: département du Jura, Bintot, (lire en ligne)
  4. a b et c Philippe Perraud, Etude sur Girardot de Nozeroy, seigneur de Beauchemin, Lucien Declume, (lire en ligne)
  5. a b et c R. de Auteur du texte Lurion, Nobiliaire de Franche-Comté , par R. de Lurion, (lire en ligne)
  6. a et b Gérard Louis, La guerre de Dix Ans, 1634-1644, Presses Univ. Franche-Comté, (ISBN 978-2-251-60651-4, lire en ligne)