Jean-Pierre Augereau

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Jean-Pierre Augereau
Naissance
Paris
Décès (à 63 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Cavalerie
Grade Lieutenant-général
Années de service 1792-1815
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron d'Empire
commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Famille Frère de Charles Pierre François Augereau

Jean-Pierre Augereau, né le à Paris, mort le dans la même ville, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frère du duc de Castiglione, Jean-Pierre Augereau se porte volontaire au 8e bataillon de volontaires de Paris le 6 septembre 1792. Caporal, sergent et sous-lieutenant à l'élection les 26 novembre, 11 décembre et 24 décembre suivant, il sert à l'armée du Nord en 1792 et 1793, et passe le 20 nivôse an II comme simple cavalier dans le 23e régiment de chasseurs à cheval, qui fait alors partie de l'armée des Pyrénées-Orientales, où il reste jusqu'en l'an III.

Sous-lieutenant aide de camp de son frère le 20 brumaire an IV, il le suit à l'armée d'Italie et devient lieutenant et capitaine les 14 ventôse et 20 ventôse an V. Le 5 messidor an VI, il passe avec les mêmes fonctions auprès du général Brune, commandant en chef de l'armée d'Helvétie. Chef d'escadron le 26 thermidor an VII, et attaché au 9e régiment de dragons, il conserve néanmoins son emploi auprès du général Brune, qui venait d'être appelé au commandement de l'armée française dans la Hollande-Septentrionale.

Chef de brigade provisoire le 3e jour complémentaire an VII, et confirmé par le Directoire le 27 vendémiaire an VIII, il reprend le 9 ventôse suivant ses fonctions d'aide de camp de son frère, nommé général en chef de l'armée Gallo-Batave, et obtient le 7 floréal an X le brevet d'adjudant-commandant.

Employé dans la 24e division militaire le 30 frimaire an XI, au camp de Bayonne le 11 fructidor suivant, et au camp de Brest le 17 nivôse an XII, il devient général de brigade le 8 mai 1804, et le 14 juin suivant commandeur de la Légion d'honneur.

Attaché le 14 brumaire an XIV au 7e corps de la Grande Armée, il y demeure jusqu'à la fin de 1807, et reçoit le 17 mars 1808, l'ordre de se rendre au 7e corps de l'armée d'Espagne. Le maréchal Lannes le cite honorablement dans son rapport sur la bataille de Tudela (23 novembre 1808). Passé le 30 juin 1809 au corps d'armée de Catalogne, il se signale à l'affaire de Vede-la-Calabza le 20 février 1810, où il remplace le général Fouleau, grièvement blessé au commencement de l'action, dans le commandement d'une division d'infanterie. Au combat d'Hostalritz du 4 mai suivant, il fait plusieurs prisonniers et s'empara de 2 bouches à feu. C'est à cette époque que Napoléon le crée baron de l'Empire le 13 août 1811.

Appelé le 13 mai 1812 au commandement d'une brigade de la 1re division d'infanterie de la Grande Armée (corps de réserve), il fait la campagne de Russie de 1812. Le 10 novembre de cette année, il se dirige de Smolensk sur Kalouga, lorsqu'il tombe au milieu d'un corps russe et est fait prisonnier avec sa brigade. L'Empereur, irrité de cet échec, le suspend de ses fonctions et ajourne la décision à intervenir au moment où il pourrait être entendu. Les événements politiques et militaires qui surviennent ne permettent pas de donner suite à cette affaire.

Rentré en France après l'abdication de Napoléon Ier, et mis au traitement de non-activité, il reçoit la croix de Saint-Louis le 24 août 1814 et devient lieutenant-général honoraire le 27 janvier 1815.

Pendant les Cent-Jours, l'Empereur ne parait plus se souvenir de l'affaire du 10 novembre 1812 et l'emploie comme général de brigade au corps d'observation du Var le 12 juin. Le gouvernement provisoire le nomme lieutenant-général le 1er juillet 1815, grade que Louis XVIII lui conserve.

Mis à la retraite le 1er décembre 1824, il est compris le 7 février 1831, dans le cadre de réserve de l'état-major général de l'armée.

Mort à Paris le , il repose au cimetière du Père-Lachaise (40e division) auprès de son ami le général Louis Lemoine (1764-1842), également lieutenant-général des armées françaises.

Le baron Augereau n'a pas hérité de la pairie du duc de Casliglione, son frère, laquelle s'est éteinte en la personne du maréchal.

Distinctons[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason Jean Pierre Augereau (1772-1836).svg Armes du baron Augereau et de l'Empire

D'azur à un lion rampant d'or ; au franc-quartier des Barons militaires.[1],[2],[3],[4],[5]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 6, L'auteur, (lire en ligne) ;
  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. 1, L'auteur, (lire en ligne) ;
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 4, Bureau de l'administration, (lire en ligne) ;
  • Domenico Gabrielli, Dictionnaire historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Paris, éd. de l'Amateur, , 334 p. (ISBN 978-2-85917-346-3, OCLC 49647223, notice BnF no FRBNF38808177)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]