Jean-Jacques Bridey

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Jean-Jacques Bridey
Illustration.
Jean-Jacques Bridey, en 2016.
Fonctions
Président de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 19 jours)
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Patricia Adam
Député français
En fonction depuis le
(6 ans, 9 mois et 28 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 7e du Val-de-Marne
Législature XIVe, XVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC (2012-2016)
SER (2016-2017)
LREM (depuis 2017)
Prédécesseur Richard Dell'Agnola (UMP)
Maire de Fresnes

(16 ans, 3 mois et 20 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 9 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Gabriel Bourdin (PS)
Successeur Marie Chavanon (PS)
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Nice (Alpes-Maritimes)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste (jusqu'en 2017)
LREM (depuis 2017)
Profession Cadre supérieur du secteur privé

Jean-Jacques Bridey, né le 7 mai 1953 à Nice, est un homme politique français.

Il a été maire de Fresnes de 2001 à 2017 et conseiller général du Val-de-Marne de 2008 à 2012. Il est élu député dans la septième circonscription du Val-de-Marne en 2012, et réélu en 2017. Depuis 2017, il est président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Bridey est directeur technique dans un laboratoire photographique[1]. Il est élu maire de Fresnes en 2001, et député du Val de Marne sous les couleurs du parti socialiste lors des élections législatives de 2012[1].

Il soutient Emmanuel Macron, candidat du mouvement En marche !, pour l'élection présidentielle de 2017[2]. Il a fait la sa connaissance lors des travaux sur la loi « Emploi, activité, croissance » dite loi Macron, à l’Assemblée nationale. C’est ainsi qu'il a été un des premiers parlementaires à le soutenir et qu’Emmanuel Macron a tenu son premier meeting politique à Fresnes le 19 mars 2015[3],[4],[5], à son invitation.

Par l’intervention de Jean-Jacques Bridey, la loi Macron a permis la prolongation de la concession accordée à la SEMARIS[6] pour la gestion du Marché International de Rungis.

Réélu député du Val-de-Marne en juin 2017, il doit démissionner de sa fonction de maire de Fresnes en raison de la loi sur le non-cumul de mandats et y est remplacé par Marie Chavanon.

Depuis le 29 juin 2017, il est le président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée Nationale.

Travaux et prises de position[modifier | modifier le code]

Fresnes 2030[modifier | modifier le code]

L'orphelinat Falatow Jigiyaso[modifier | modifier le code]

Après un voyage au Mali en 2009 à l'initiative d'une association fresnoise, Bridey crée l'association SEMAF Bamako chargée de lever des fonds pour la création d'un orphelinat à Dialakoraba[7]. Celui-ci est inauguré en 2012[8]. Depuis, le député consacre une partie de sa réserve parlementaire aux frais de fonctionnement de la structure [9].

Présidence de la commission de la défense nationale[modifier | modifier le code]

Président du groupe d’Amitié France-Irak[10] et lié au Mali, il est coutumier des dossiers liés à l’engagement des forces militaires françaises dans les opérations extérieures. Jean-Jacques Bridey a en effet été rapporteur du budget des équipements militaires et de la dissuasion nucléaire lors de dernière législature à l’Assemblée nationale[11].

Depuis le soutien à Macron pour la loi de 2015, leurs liens se sont affermis jusqu’à le conseiller sur les questions de Sécurité et de Défense nationale durant la campagne présidentielle de 2017 au cours de laquelle il présente comme priorité la nécessité d'une France plus indépendante[12]. Il regrette la coupe budgétaire annoncée en juillet 2017, mais ne souhaite pas s'opposer à Emmanuel Macron[13],[14].

Pour l'universitaire Kevin Alleno, « si Jean‑Jacques Bridey connaît bien le fonctionnement de la Commission pour y avoir siégé pendant cinq ans, il n’est pas à proprement parler un poids lourd de la majorité »[15].

Controverses[modifier | modifier le code]

Il fait l'objet d'une enquête préliminaire pour concussion à propos d'une somme de 100 000 euros qu’il aurait indûment perçus grâce au cumul des indemnités de ses différents mandats au-delà des plafonds autorisés par la loi[16].

Il est également critiqué pour ses notes de frais de 2016 et 2017, de 2 000 € par mois (essentiellement pour des repas dans des restaurants hauts de gamme), remboursés par la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) qu’il présidait, ainsi que pour avoir versé une grande partie de sa réserve parlementaire à une association qu’il présidait lui-même[17].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Mandats antérieurs[modifier | modifier le code]

  • De au 8 juillet 2017 : maire de Fresnes
  • De 2001 à 2012 : conseiller général du Val-de-Marne
  • De 2008 à 2012 : 2e vice-président du conseil général du Val-de-Marne chargé du logement
  • De 2002 à 2012 : président du groupe Valophis[18]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les 577 députés de la nouvelle Assemblée nationale Le Monde - 18/06/2012
  2. Paul Laubacher, « Les soutiens d'Emmanuel Macron : la liste noire du Parti socialiste », nouvelobs.com, 19 décembre 2016.
  3. Julien Chabrout, « À Fresnes, Emmanuel Macron prend goût aux meetings électoraux », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 21 mai 2017)
  4. BFMTV, « Meeting: la première fois d'Emmanuel Macron », BFMTV,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2017)
  5. Le JDD, « Pour son premier meeting, Macron enflamme les militants PS », sur www.lejdd.fr (consulté le 21 mai 2017)
  6. « Le Marché de Rungis plus que jamais public avec la loi Macron », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2017)
  7. http://www.batiactu.com/edito/l-orphelinat-falatow-jigiyaso-dialakoroba-mali-40504.php
  8. http://www.lemoniteur.fr/articles/l-itineraire-d-un-orphelinat-modele-24952053
  9. http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/la-reserve-parlementaire-du-depute-maire-finance-l-association-qu-il-preside-24-02-2015-4554817.php
  10. Assemblée Nationale, « Composition du groupe d'amitié France-Irak au 12 juillet 2016 - 14ème législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 21 mai 2017)
  11. http://www.assemblee-nationale.fr/14/budget/plf2017/a4130-tVII.asp#P1003_119345
  12. « Conférence exceptionnelle – Défense & Sécurité : Quelle France voulons-nous ? Regards croisés sur les programmes de 5 candidats à l’élection présidentielle », ANAJ-IHEDN,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2017)
  13. http://www.lci.fr/politique/budget-de-la-defense-le-depute-bridey-ne-veut-pas-etre-le-frondeur-du-camp-macron-2058613.html
  14. « Mais que va faire le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers? », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juillet 2017)
  15. Kevin Alleno, « Avec Emmanuel Macron, les Armées vont-elles devenir un ministère sans défense? », sur Slate, (consulté le 19 juillet 2017).
  16. Antton Rouget et Ellen Salvi, « La justice enquête sur les indemnités d’un proche d’Emmanuel Macron », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2018)
  17. Antton Rouget et Ellen Salvi, « Les folles dépenses du «Monsieur défense» de l’Assemblée nationale », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2018)
  18. groupe Valophis

Liens externes[modifier | modifier le code]