Jean-Baptiste Aucler-Descottes

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Jean-Baptiste Aucler-Descottes
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Jean-Baptiste Auclerc-Descottes est un médecin et homme politique français, né à Argenton-sur-Creuse le et décédé à Argenton le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste[1] Auclerc-Descottes[2] est le fils de Gabriel Auclerc, sieur des Cottes, né à Argenton en 1702, marchand et échevin à Argenton, et de Madeleine Rollinat, née à Argenton en 1703, fille d'un procureur de la ville[3]. Après ses études de médecine à Montpellier où il est reçu docteur le 9 février 1759, il s'installe à Argenton et y devient rapidement un médecin réputé. Il réanime et sauve en 1782 un enfant de 5 ans tombé dans une mare. Ce succès le rend célèbre[4]. Le comté d'Argenton est alors un apanage[5] du comte d'Artois, futur Charles X, qui choisit Auclerc-Descottes comme son médecin ordinaire dans le Berry.

Après la convocation des États généraux, Jean-Baptiste Auclerc-Descottes fait une campagne remarquée à Argenton et est élu le député du tiers état de la généralité de Bourges, en même temps que Jérôme Legrand[6]. Son nom ne se retrouve pas sur les procès-verbaux des débats, sauf pour la députation envoyée au roi[7] après la mort du dauphin. Son mandat prend fin le .

Il est nommé maire d'Argenton le 20 avril 1799 et le restera jusqu'au 2 mai 1814, date à laquelle il démissionne et est remplacé par François Robin de Scévole[8]. Pendant ce long mandat, il réalise de nombreux travaux et laissera le souvenir d'un bon administrateur. Il est député de la ville au sacre de l'empereur. Le 26 janvier 1814, il reçoit le pape Pie VII qui fait étape à Argenton. Il est chargé en 1801 par le préfet de l'Indre de rédiger une étude historique sur Argenton[9] et tiendra toute sa vie une chronique historique nationale et locale, Mémorial de la ville d'Argenton, publié en 1889 dans la Revue du Berry et du Centre et réédité par le Cercle d'histoire d'Argenton dans son numéro spécial de 1986 consacré à Jean-Baptiste Auclerc-Descottes[10].

Auclerc-Descottes a inspiré le personnage principal du roman d'Alexandre Dumas, Le docteur mystérieux, sous les traits du Dr Jacques Mérey.

Il décède à 89 ans et repose à Argenton, où une rue porte son nom.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Jean-Baptiste Aucler-Descottes », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Jean-Baptiste Auclerc-Descottes (1737-1826), une tranche mouvementée de l'histoire d'Argenton, Jean Anatole, 11 p., numéro spécial d'Argenton et son histoire, Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse, Argenton, 1986
  • "Un mariage en 1810 par Auclerc-Descottes", Argenton et son histoire, no 7, 1990, Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse, Argenton
  • "Jean-Baptiste Auclerc-Descottes" in Argenton-sur-Creuse et ses écrivains, Pierre Brunaud et Gérard Coulon, p. 19-22, Royer, 1996, 135 p. (ISBN 2-908670-41-0)
  • Une révolution provinciale, Argenton et la Révolution française, Philippe Barlet, éditions du Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse, Argenton, 1999 (ISBN 2-95116-171-9)
  • Célèbres en Berry, Christine Méry-Barnabé, p. 30-31, 256 p., Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 20056, (ISBN 2-84910-358-6)
  • Argentonnais connus et méconnus, p. 20-21, Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse, Argenton, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean dans le registre paroissial des baptêmes
  2. L'orthographe patronymique n'a cessé de varier. Le grand-père de Jean-Baptiste s'appelait Gabriel Auclert, sieur des Cottes, sans doute un fief roturier. Il a eu deux fils, Gabriel Auclerc, sieur des Cottes, le père du député, et André Auclert (°Argenton, 06/02/1724), lui-même père d'un Jean Auclerc-Descottes. L'acte de baptême du député (registre paroissial) indique Auclerc, le nom du père de l'enfant et de sa sœur et marraine. Nous trouvons ensuite diverses orthographes. Celle conservée à l'Assemblée nationale, très probablement celle utilisée au début des États Généraux, est Auclerc des Cottes (ce qui était une usurpation de particule, en fait d'usage à l'époque, bien vite inopportune en ce début de Révolution). L'intéressé, sur deux registres manuscrits de la mairie d'Argenton, datant de l'an VIII, qui indiquent dans le texte l'un aucler descottes et l'autre auclert descottes, signe lui-même au-dessous, les deux fois, Aucler-desCottes (les lettres sont clairement liées et la majuscule au milieu du mot, pour un homme lerttré, fait penser à une sorte de nostalgie). La notice historique, publiée sous la Restauration, est imprimée sous le nom d'Auclair-des-Cottes et une rue d'Argenton a pris celui d'Auclert-Descottes. De toutes ces variantes, qui ont des justifications diverses, une est naturellement à privilégier, celle de l'acte de naissance, Auclerc-Descottes, qui est aussi l'orthographe du nom de son père. C'est ainsi celle qu'a utilisée le Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse dans les diverses études qu'il a publiées sur Auclerc-Descottes.
  3. V. G. Catherine-Joffron, "Généalogie de Jean-Baptiste Auclerc-Descottes", in Argenton et son histoire, n° 9, 1993, Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse, Argenton-sur-Creuse
  4. La Gazette de France, n° 3, janvier 1782
  5. De 1776 jusqu'à sa vente en 1790 comme bien d'émigré
  6. Trois autres députés du tiers état sont originaires du futur département de l'Indre : Guillaume Boëry, François Baucheton et Pierre Poya de L'Herbay.
  7. 6 juin 1789
  8. Jean Anatole, p. 7
  9. Notice historique, statistique, chronique, sur la ville d'Argenton, les ruines de son château, évènements, etc.
  10. Jean Anatole, p. 3-9