Jacques Léonard Laplanche

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Jacques Léonard Laplanche
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Nom de naissance Jacques Léonard Goyre-Laplanche
Naissance
Nevers (Nièvre)
Décès (à 62 ans)
Salbris (Loir-et-Cher)
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Activité principale
Moine bénédictin,
vicaire général de l'évêque constitutionnel de la Nièvre,
député à la Convention nationale,
représentant du peuple envoyé en mission pendant la Terreur révolutionnaire

Compléments

  • Conventionnel régicide

Jacques Léonard Goyre-Laplanche est un personnage de la Révolution française né à Nevers (Nièvre), le , et décédé à Salbris (Loir-et-Cher), le . Il votera la mort de Louis XVI.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Au début de la Révolution, Jacques Léonard Laplanche est moine bénédictin à Nevers. Il est nommé vicaire général de l'évêque constitutionnel de la Nièvre.

En 1792, il est élu député par le département de la Nièvre, où il siège aux côtés des Montagnards. Exalté lors du Procès de Louis XVI, il explique son vote en déclarant « Je vote pour la mort, et, par mesure de sûreté générale, je la vote pour le bref délai ».

Nommé représentant du peuple par la Convention, il est envoyé en mission, avec Jean-Marie Collot d'Herbois, dans les départements du Loiret et de la Nièvre en mars et avril 1793.

Il se fait remarquer par son radicalisme et son anticléricalisme, et multiplie les arrestations en promettant de « patriotiser et de républicaniser le Loiret qui est semi-aristocrate et semi-fédéraliste ». Il est accusé d'actes arbitraires, mais il est pardonné par le Comité de salut public, le .

Le 21 novembre, il fait fusiller 800 prisonniers vendéens lors du massacre d'Avranches.

Le Comité de salut public l'envoie à nouveau en mission dans les départements de l'Eure et du Calvados, où il se rend après s'être marié avec la fille d'un ami du Loiret. En Normandie, son action est aussi violente. Il rend compte de sa mission en déclarant, le , « Partout j'ai fait disparaître les prêtres comme autant de vers rongeurs et fléaux de la société ».

Il est arrêté après dénonciation pour abus de pouvoir en 1794, et est amnistié après la séparation de la Convention en 1795.

Sous le Directoire[modifier | modifier le code]

Sous le Directoire, il ne brigue aucun poste de député. Il occupe un emploi d'avoué à Romorantin où il se fait oublier.

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Sa vie discrète lui permet d'échapper à l'exil pour régicide au retour des Bourbons en France.

Sources[modifier | modifier le code]