Jacques Cazotte

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Jacques Cazotte
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Portrait par Jean-Baptiste Perronneau.

Naissance
Dijon, Drapeau de la France France
Décès (à 72 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Jacques Cazotte, né le à Dijon et mort guillotiné le à Paris sur la place du Carrousel , est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Cazotte est né à Dijon au 9, rue du Four (devenue rue Jacques Cazotte) le 7 octobre 1719 ; il fut baptisé en l'église Saint Étienne le 8 octobre 1719. C'est le fils de Bernard Cazotte commis greffier aux états de Bourgogne et de Andriette Taupin.

Il fait ses études au collège des jésuites de Dijon, puis s’installe à Paris, où il publie ses premiers ouvrages, La Patte de chat en 1741 et Les Mille et une fadaises en 1742. Il est employé dans l'administration de la marine et envoyé en 1747 à la Martinique comme contrôleur des Iles-Sous-le-Vent. Il se retire ensuite à Pierry, près d'Épernay, pour se consacrer à ses goûts littéraires. En 1763, il publie L'Aventure du pèlerin, un court apologue dénonçant l'hypocrisie de la cour, puis en 1772 Le Diable amoureux, qui lui vaut d’être considéré comme l’un des pionniers de la littérature fantastique française. En rédigeant Voltairiade en 1783, il critique la philosophie des Lumières. Il publie encore la Guerre de l'opéra, Ollivier, poème en douze chants, le Lord impromptu, etc.

À la fin de sa vie, il entre dans l'ordre des Martinistes et se fait remarquer par sa piété exaltée. Il prend parti contre la Révolution française, qu'il voit comme une gigantesque incarnation de Satan, et il est arrêté le 10 août 1792. Il allait être égorgé lors des funestes journées de septembre, lorsque sa fille Elisabeth, qui s'était enfermée avec lui dans sa prison, le sauva en le couvrant de son corps. Il sortit alors de prison, mais, repris quelques jours après, il périt sur l'échafaud le 25 septembre 1792 vers 19 heures à Paris - Place du Carrousel. Ses derniers mots furent : "je meurs comme j'ai vécu, fidèle à mon Dieu et à mon Roi".

Au début de la Révolution il était maire de sa commune Pierry dans la Marne.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Morand, Le Dernier Dîner de Cazotte, 1965.
  • Armand Bourgeois, Le Salon de Cazotte à Pierry en 1784, Editeur : Châlons-sur-Marne : Impr. Martin fres, 1890.
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Jacques Cazotte » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)
  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p. 501

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]