Jacques Bloch-Morhange

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Jacques Bloch-Morhange
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions

Jacques Bloch-Morhange, né le à Paris et mort le à Paris est un ancien résistant, éditeur, essayiste, économiste et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Officier des transmissions pendant la Seconde Guerre mondiale, Jacques Bloch-Morhange épouse Liliane Lacore le 23 décembre 1944(Extrait des registres des actes de l'Etat Civil de la Mairie de Limoges).

Entré dans la Résistance pendant l’Occupation, il rejoint le maquis Bernard charentais et participe aux combats des bords de la Vienne en juin-juillet 1944 puis à la libération de Limoges en , sous les ordres de Georges Guingouin, le « préfet du maquis » limousin.

Nommé directeur des transmissions de la XIIe région militaire, il participe ensuite, en , à la progression de la première armée française en Allemagne sous les ordres du général Jean de Lattre de Tassigny, afin de détruire les transmissions allemandes.

À la Libération, il est détaché en mission temporaire comme représentant du ministre du Ravitaillement dans la région de Bordeaux, où Bourgès-Maunoury a été nommé commissaire de la République. Il est chargé de la répression du marché noir dans quatre départements. Alors qu'il est attaché au ministère du Ravitaillement, il rédige un rapport sur le trafic de la farine, des blés et des sucres[1].

Il mène à partir de 1947 une carrière d'écrivain, de journaliste et d'économiste. Il devient grand reporter à Paris-Presse, dirigé par Philippe Barrès, réalisant notamment un grand reportage au printemps 1947 intitulé S.O.S. Afrique du Nord, à la suite d'un séjour en Algérie, au Maroc et en Tunisie.

Après deux tentatives de créer un nouveau quotidien (Cavalcade et Don Quichotte), il fonde en 1950 une feuille d'informations confidentielle appelée Informations et Conjoncture, puis Affaires et Bourse en 1951, bulletins qui dureront quelque trois décennies. Il siègera également au comité de direction de l'agence Intermonde Presse (1959), puis fondera Relations et Conjoncture en 1967. À partir de 1952, il milite activement, avec certains gaullistes, pour empêcher la ratification par le Parlement de la C.E.D.(Communauté européenne de défense) prônant le réarmement allemand. Il militera également activement pour le retour du général de Gaulle au pouvoir en 1958.

Il devient membre de la section du plan et des investissements du Conseil économique et social en 1959, de la section de la conjoncture et du revenu national en 1964, puis Conseiller économique et social au titre des personnalités qualifiées dans le domaine économique et social (1969-1974). Il sera candidat de la Ve République aux élections législatives de mars 1967 dans la troisième circonscription de l'Eure.

Il est également chargé d'émissions à la Radiodiffusion-télévision française pendant une quinzaine d'années. À la suite de la parution de son livre La stratégie des fusées en 1958, il présentera d'abord une série de trois émissions sur ce thème à partir du . Puis à partir du , il présentera la page des sciences du Journal télévisé jusqu'en 1964. En 1962, il présente à la télévision tous les quinze jours pendant une demi-heure Le Fond du problème, une émission consacrée aux grands problèmes de l'époque. Ensuite il traitera de divers problèmes de société de son choix dans le cadre de la série 1965-1970-1975, qui sera suivie de la série 1970-1975-1980.

Il fonde en 1983 la Ligue des contribuables (en), contre la politique fiscale de l'État[2].

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1982 : Prix Henri-Malherbe pour ses mémoires intitulées La grenouille et le scorpion - Mémoires d'un gaulliste non conformiste et obstiné (France-Empire).
  • 1984 : Prix Renaissance de l'économie[3].

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’ordre national du Mérite, Croix de guerre 1939-1945 , Médaille de la Résistance. Membre du Special Forces Club de Londres.

Publications principales[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bodin, « M. Bloch-Morhange qui dénonça le scandale des farines nous dit 15 à 20 % des céréales, 20% du sucre sont détournés du marché légal », Combat,‎ (lire en ligne) via Gallica.
  2. Arnaud Folch, « Quand les contribuables se rebellent », Valeurs Actuelles,‎ (lire en ligne)
  3. « Prix Renaissance de l'économie », sur cerclerenaissance.info.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]