Jacques Bloch-Morhange

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Jacques Bloch-Morange
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Jacques Bloch-Morhange, né le à Paris et mort le à Paris est un ancien résistant, éditeur, essayiste, économiste et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Officier des transmissions pendant la guerre de 1940, Jacques Bloch-Morhange épouse Liliane Lacore en décembre 1944.

Entré dans la Résistance pendant l'Occupation, il rejoint le "maquis Bernard" charentais et participe aux combats des bords de la Vienne en juin-juillet 1944 puis à la libération de Limoges en août 1944, sous les ordres de Georges Guingouin, le "préfet du maquis" limousin.

Nommé directeur des transmissions de la XIIe région militaire, il participe ensuite, en avril 1945, à la progression de la Ire armée française en Allemagne sous les ordres du général Jean de Lattre de Tassigny, afin de détruire les transmissions allemandes (voir "La grenouille et le scorpion", par Jacques Bloch-Morhange, éditions France-Empire).

À la Libération, il est détaché en mission temporaire comme représentant du ministre du Ravitaillement dans la région de Bordeaux, où Bourgès-Maunoury a été nommé commissaire de la République. Il est chargé de la répression du marché noir dans quatre départements. Alors qu'il est attaché au ministère du Ravitaillement, il rédige un rapport sur le trafic de la farine, des blés et des sucres qui se retrouve en première page de "France-Soir" (idem).

Il mène à partir de 1947 une carrière d'écrivain, de journaliste et d'économiste. Il devient "grand reporter" à "Paris-Presse", dirigé par Philippe Barrès, réalisant notamment un grand reportage au printemps 1947 intitulé "S.O.S. Afrique du Nord", à la suite d'un séjour en Algérie, au Maroc et en Tunisie (idem).

Après deux tentatives de créer un nouveau quotidien ("Cavalcade" et "Don Quichotte"), il fonde en 1950 une feuille d'informations confidentielles appelée Informations et Conjoncture, puis Affaires et Bourse en 1951, bulletins qui dureront quelque trois décennies. Il siègera également au comité de direction de l'agence Intermonde Presse (1959), puis fondera Relations et Conjoncture en 1967. À partir de 1952, il milite activement, avec certains gaullistes, pour empêcher la ratification par le Parlement de la C.E.D.(Communauté européenne de défense) prônant le réarmement allemand. Il militera également activement pour le retour du général de Gaulle au pouvoir en 1958.

Il devient membre de la section du plan et des investissements du Conseil économique et social en 1959, de la section de la conjoncture et du revenu national en 1964, puis Conseiller économique et social au titre des personnalités qualifiées dans le domaine économique et social (1969-1974). Il sera candidat de la Ve République aux élections législatives de mars 1967 dans la troisième circonscription de l'Eure.

Il est également chargé d'émissions à la télévision française pendant une quinzaine d'années. A la suite de la parution de son livre "La stratégie des fusées" en 1958, il présentera d'abord une série de trois émissions sur ce thème à partir du 4 mars 1959. Puis à partir du 9 mars 1961, il présentera la page des sciences du Journal télévisé jusqu'en 1964.

En 1962, il présente à la télévision tous les quinze jours pendant une demi-heure "Le Fond du problème", une émission consacrée aux grands problèmes de l'époque avec un invité. C'est alors l'émission la plus décriée de la télévision française[1]. Dans une interview publiée en mars 1962, il se targue de bénéficier de la protection du ministre de l'information Louis Terrenoire et de celle du Premier ministre Michel Debré[2] et qu'une de ses interviews télévisées a eu pour conséquence la démission du ministre de l'agriculture Henri Rochereau : "La Télévision ne pardonne pas l'incompétence. Le ministre de l'Agriculture a donné sa démission le lendemain du jour où je l'ai interviewé. De Gaulle avait vu l'émission. Il a demandé "Qu'est-ce que c'est que ce ministre de l'Agriculture ?"[3]"

Ensuite il traitera de divers problèmes de société de son choix dans le cadre de la série "1965-1970-1975", qui sera suivie de la série "1970-1975-1980".

Il fonde en 1983 la Ligue des contribuables, contre la politique fiscale de l'État.

Il est père de trois enfants.

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1982 : prix Henry Malherbe pour ses mémoires intitulées "La grenouille et le scorpion, Mémoires d'un gaulliste non conformiste et obstiné" (France-Empire).
  • 1984 : prix Renaissance de l'économie[4].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d'Honneur et de l'ordre national du Mérite, Croix de guerre 39-45, Médaille de la Résistance. Membre du "Special Forces Club" de Londres.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1948 : "Les chacals ne lâchent pas leur proie", avec Robert Wolney (Chardon)
  • 1948 : " Gangs de la famine" (Chardon
  • 1950 : " Les Fabricants de guerre(Je sers)"* 1952 : " Opération Fechteler ", Préface de l'amiral Castex (Chardon)
  • 1957 : "Le sabre de bois", comédie dramatique
  • 1958 : " La stratégie des fusées" (Plon)
  • 1961 : " Les Politiciens " (Fayard)
  • 1962 : " Vingt années d'Histoire contemporaine " (Plon)
  • 1962 : " Fonder l'avenir " (Fayard)
  • 1963 : " Le Gaullisme "(Plon) Paris, *
  • 1966 : " Réponse à de Gaulle "(Plon )
  • 1974 : " Propos sur l'essentiel" (Informations et Conjoncture)
  • 1977 : " Manifeste pour 12 millions de contribuables" (Plon)
  • 1982 : " La grenouille et le scorpion, Mémoires d'un gaulliste non conformiste et obstiné(Éditions France-Empire)
  • 1983 : " La Révolte du contribuable, la fiscalité sous Mitterrand " (Albatros)
  • 1985 : La Fin du colbertisme (Albatros)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Télé 7 Jours n°104, semaine du 17 au 23 mars 1962, page 52 : "Le Fond du Problème est l'émission la plus décriée de la Télévision française."
  2. Télé 7 Jours n°104, semaine du 17 au 23 mars 1962 : "Il est inutile de vous cacher que j'ai des relations assez étroites avec Terrenoire et Debré"
  3. Télé 7 Jours n°104, semaine du 17 au 23 mars 1962, page 53, interview de Paulette Durieux ayant pour titre "Jacques Bloch-Morhange, sûr de lui : "Ça m'est égal d'ennuyer les imbéciles".
  4. « Prix Renaissance des arts », sur cerclerenaissance.info.

Liens externes[modifier | modifier le code]