Irom Sharmila Chanu

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Irom Sharmila Chanu
Description de l'image Defaut.svg.
Alias
La dame de fer de Manipur
Naissance (44 ans)
Imphāl, Manipur, Inde
Nationalité Drapeau de l'Inde indienne
Profession
Activité principale
Militante des droits de l'homme
Distinctions

Irom Sharmila Chanu (également connue sous le nom de Sharmila Chanu ou de Irom Chanu Sharmila), née le (44 ans) dans l'État du Manipur en Inde, est une femme de l'ethnie des Meiteis (en), majoritaire dans cet État indien.

Elle est connue pour sa campagne contre la très controversée loi Armed Forces (Special Powers) Act, l'AFSPA, loi sur les pouvoirs spéciaux des forces armées.

Opposition à l'AFSPA[modifier | modifier le code]

Contexte local[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Manipur.

Le Manipur a été annexé en 1949 par l'Union Indienne dans un climat de contestation. Depuis naissent sporadiquement des mouvements séparatistes[1].

La loi AFSPA a été imposée depuis 1980 au Manipur et dans les autres États du nord-est de l'Inde. Elle étend considérablement les pouvoirs des forces de sécurité pour lutter contre des mouvements sécessionnistes[1].

L'AFSPA a favorisé de nombreuses violences militaires, causant la mort de dizaines de milliers de personnes[1].

Grève de la faim[modifier | modifier le code]

Irom Sharmila Chanu a entamé le une grève de la faim qu'elle entendait poursuivre jusqu'à l'abrogation de la loi AFSPA. Elle a pris cette décision de jeûne politique à la suite de l'assassinat de dix jeunes hommes par les soldats de l'organisme paramilitaire indien « Assam Riffles »[2].

La police l'arrête alors en l'accusant de tentative de suicide. Elle est condamnée à la peine maximale prévue par les lois indiennes pour un tel cas, un an. Libérée au bout de cette durée, elle poursuit sa protestation par le même moyen et est arrêtée à nouveau, vivant l'alternance d'une année de prison avec une journée de liberté. Elle est alimentée de force à l'aide d'une sonde nasale[2]. Devenue une figure emblématique de la lutte de son peuple, elle inspire de nombreuses pétitions demandant sa libération.

Le Conseil économique et social des Nations unies lance le un appel urgent au gouvernement indien concernant Irom Sharmila Chanu. Dans son rapport du sur les Défenseurs des Droits de l'Homme, il remercie le gouvernement indien de sa réponse du et regrette l'absence de réaction à ses messages suivants[3].

En , après près de quatorze ans de détention, elle est libérée[4], puis de nouveau arrêtée deux jours après[5].

En , elle annonce mettre un terme à sa grève de la faim pour se présenter aux élections du Manipur[6]. Ceci est officialisé le suivant par un engagement écrit devant la Justice indienne[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Un vent de colère souffle sur le Manipur, Ingrid Therwath.
  2. a et b Irom Sharmila, dix ans de jeûne solitaire, Shoma Chaudhury.
  3. (en) United Nations, Commission on Human Rights - 2003[doc] (fichier Word, texte en anglais).
  4. « Inde : Libération d'une militante des droits de l'Homme en grève de la faim épisodique depuis 14 ans », sur 20minutes.fr,‎ (consulté le 9 août 2016).
  5. (en)India: Arbitrary re-arrest of Ms. Irom Sharmila Chanu, OMCT, publié en août 2014. Consulté le 27 août 2016.
  6. (fr) « Inde : Irom Sharmila va cesser sa grève de la faim pour entrer en politique - Asie-Pacifique », sur RFI.fr,‎ (consulté le 9 août 2016).
  7. « L'Indienne Irom Sharmila met fin à 16 ans de grève de la faim », sur TVA Nouvelles,‎ (consulté le 9 août 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]