Aller au contenu

Immeuble-ateliers d'artistes de la rue Campagne-Première de Paris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Immeuble-ateliers d'artistes de la rue Campagne-Première de Paris
Présentation
Type
Fondation
Style
Architecte
Patrimonialité
Localisation
Adresse
Coordonnées
Carte

L'immeuble-ateliers d'artistes de la rue Campagne-Première de Paris est un immeuble accueillant des ateliers d'artistes-lofts au 31-31bis rue Campagne-Première à Montparnasse dans le 14e arrondissement de Paris. Construit en par l'architecte André Arfvidson dans le style Art nouveau, il est inscrit aux monuments historiques depuis .

L'importante communauté d'artistes parisiens à la vie de bohème du quartier du Montparnasse (alors encore abordable et peu construit) succède à partir des années 1910 à celle du quartier de Montmartre. Des cités d’artistes sont créées telles que la célèbre Ruche, et environ cent-cinquante nouveaux immeubles ateliers d’artistes sont édifiés entre et [1].

Le promoteur immobilier et homme d’affaires Charles Henry Bréal s'associe alors avec l’architecte parisien André Arfvidson pour créer cet immeuble constitué de 20 appartements-lofts-ateliers d'artistes haut de gamme (ou les artistes peuvent vivre et travailler) autour d’une cour intérieure commune, entre la rue Campagne-Première et le passage d'Enfer.

Cet immeuble est issu de la révolution de l'architecture métallique, de l'Art nouveau, et de celle du béton de l'architecture industrielle du XIXe siècle de l'Exposition universelle de 1889 de Paris, qui permet de construire des murs porteurs solides, de percer davantage les cloisons et de créer de grands espaces intérieurs. L'immeuble est construit sur quatre niveaux, en ciment armé, avec remplissage de briques en grès cérame flammé polychromes du céramiste Alexandre Bigot. Les appartements de style loft en duplex, de surfaces variables, sont éclairés par de vastes verrières en fenêtres arquées à chaque étage[2]. Arfvidson écrit : « Les grandes pièces sont si agréables à habiter, et se prêtent si bien aux décorations originales, que les musiciens, les hommes de lettres, les gens du monde et les amateurs recherchent également ce genre de demeures pour y installer leurs salles de travail, leurs bibliothèques, leurs salons de réception ou leurs galeries de collections[2],[3]. » L'immeuble est desservi par des ascenseurs, équipé d'électricité, gaz, et système de chauffage central à vapeur, avec téléphone dans la loge du concierge.

La façade principale de la rue Campagne-Première reçoit le 2e prix du concours de façades de la Ville de Paris de , organisé par la ville de Paris. Ces appartements en duplex et leurs grandes verrières sont une alternative au style haussmannien de Paris du Second Empire du XIXe siècle. Ils sont précurseurs des volumes spacieux du XXe siècle des architectes allemands du Bauhaus et du Mouvement moderne d'architectes emblématiques tels que Le Corbusier ou Robert Mallet-Stevens[4], ainsi que du mouvement Art déco des années 1920 et années 1930[5]...

Parmi ses résidents notoires figurent entre autres : César (sculpteur), Chaïm Soutine (peintre), Man Ray (photographe), Dora Maar, (photographe), Georges Annenkov (peintre-écrivain), Ezra Pound (écrivain), Pierre Restany (critique et historien d’art), Jean-Pierre Raynaud (plasticien), etc.

Cet actuel immeuble d'habitation, inscrit aux monuments historiques depuis le [6], a été entièrement restauré dans son style d'époque avec de nombreux éléments (portes et fenêtres...) qui ne sont plus d'origine[7].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Napolitano 2019.
  2. a et b « Paris : 31 et 31bis rue Campagne Première, immeuble de style Art Nouveau dédié aux ateliers d'artistes, oeuvre de l'architecte André Arfvidson - XIVe », sur parisladouce.com, (consulté en ).
  3. « Une merveille de l'Art Déco, rue Campagne-Première », sur laparisiennedunord.com, (consulté en ).
  4. « André Arvidson et l'immeuble-atelier de la rue Campagne première (Paris 14) », sur vertigesdelart.net, (consulté en ).
  5. « Rue Campagne Première », sur studio.bluelionguides.com (consulté en ).
  6. Notice no PA00086621, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. Quentin Périnel, « Portrait de l'immeuble le plus «bobo» de la capitale », sur immobilier.lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté en ).

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]