I.A. La Plus Grande Mutation de l'Histoire

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I.A. La Plus Grande Mutation de l'Histoire
Auteur Kai-Fu Lee
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Essai
Éditeur Houghton Mifflin Harcourt
Date de parution
Nombre de pages 272
ISBN 978-1-328-54639-5
Kai-Fu Lee, l'auteur.

I.A. La Plus Grande Mutation de l'Histoire (titre originale : AI Superpowers: China, Silicon Valley, and the New World Order, litt. « Les superpuissances de l'IA: la Chine, la Silicon Valley et le nouvel ordre mondial  ») est un essai publié en 2018 par l'informaticien Kai-Fu Lee, pionnier de l'intelligence artificielle, basé en Chine, qui a précédemment occupé des postes de direction chez Apple, SGI, Microsoft et Google avant de créer sa propre société, Sinovation Ventures[1],[2].

Thèmes[modifier | modifier le code]

Dans les articles d’opinion du New York Times de , Thomas Friedman cite I.A. La Plus Grande Mutation de l'Histoire dans son récapitulatif de la domination mondiale émergente de la Chine sur l'IA. Selon Kai-Fu Lee, « Si les données sont le nouveau pétrole, alors la Chine est la nouvelle Arabie saoudite[3] ». Il avance plusieurs arguments pour expliquer pourquoi il pense que l'industrie de l'intelligence artificielle en Chine (en) va exceller dans la course aux armements de l'intelligence artificielle (en) :

  1. La formation en apprentissage profond nécessite plus de force brute que d'innovation; rappelant la quantité supposée plus élevée mais de moins bonne qualité d'ingénieurs logiciel en Chine par rapport aux États-Unis[4].
  2. La Chine a moins de réglementations sur la protection des données (comparé par exemple au Règlement général sur la protection des données en Europe) que d'autres pays, les logiciels chinois collectent donc plus de données sur les utilisateurs[4].
  3. La culture chinoise des startups est plus « agressive » que celle des autres pays, avec moins de restrictions de propriété intellectuelle[4] et moins d'obstacles à l'intégration verticale[5].
  4. La participation du gouvernement central chinois au financement et à l'amélioration du statut du secteur de l'IA[4].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le sénateur américain Mark Warner recommande I.A. La Plus Grande Mutation de l'Histoire dans la liste de lecture 2018 de Politico[6]. Foreign Affairs critique le livre pour sa promotion de la pensée à somme nulle et son exagération de l'investissement de l'État chinois dans des entreprises technologiques qui sous-performent souvent par rapport aux attentes, de se concentrer sur l'apprentissage profond, à l'exclusion d'autres formes d'intelligence artificielle, et de généraliser excessivement l'utilité de l'ensemble de données chinois[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rebecca Fannin, AI Superpowers By Kai-Fu Lee Defines A New World Order For Silicon Valley, China, Forbes,
  2. Thomas Friedman, « Trump to China: ‘I Own You.’ Guess Again: The Chinese are catching up to the U.S. in many ways, and the president grasps only part of the reason », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 26 septembre 2018)
  3. Kai-Fu Lee, AI Superpowers : China, Silicon Valley, and the New World Order, Boston, Mass, Houghton Mifflin Harcourt, , 272 p. (ISBN 978-1-328-54639-5, OCLC 1035622189, lire en ligne)
  4. a b c et d Robert Atkinson, « AI Superpowers: China, Silicon Valley, and the New World Order », New York Journal of Books (consulté le 3 avril 2019)
  5. a et b Remco Zwetsloot, Helen Toner et Jeffrey Ding, « Beyond the AI Arms Race », Foreign Affairs,
  6. Politico Magazine Staff, « The POLITICO 50 Reading List », Politico,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2018)