Hermann Zotenberg

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Hermann Zotenberg
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Hermann Zotenberg, né le 26 janvier 1834 à Prausnitz, alors ville de la Silésie prussienne (aujourd'hui Prusice, en Pologne), mort le 2 juillet 1909 à Antibes, est un orientaliste et bibliothécaire français d'origine allemande.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Il fut conservateur au département des manuscrits orientaux de la Bibliothèque impériale, puis nationale, à Paris, de 1862 à 1895.

En 1865, il fut l'un des quatre fondateurs, avec Paul Meyer, Gaston Paris et le Suisse Charles Morel, de la Revue critique d'histoire et de littérature (bulletins d'abord bimensuels, puis mensuels ; 1er numéro : 6 janvier 1866)[1]. Elle était inspirée de la revue de Leipzig Literarische Centralblatt (fondée en 1850). Mais Zotenberg quitta le comité de rédaction au bout de deux ans seulement[2].

Publications[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

  • Manuscrits orientaux, catalogues des manuscrits hébreux et samaritains de la Bibliothèque impériale, Paris, Imprimerie impériale, 1866.
  • Nouvelles inscriptions phéniciennes d'Égypte, Paris, Imprimerie impériale, 1868.
  • Manuscrits orientaux, catalogues des manuscrits syriaques et sabéens (mandaïtes) de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1874.
  • Invasions des Visigoths et des Arabes en France, Toulouse, impr. de P. Privat, 1876 (extrait du t. II de l'Histoire générale du Languedoc).
  • Manuscrits orientaux, catalogue des manuscrits éthiopiens (gheez et amharique) de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1877.
  • « Le Livre de Barlaam et Joasaph », Journal asiatique, 1885, p. 517-531.

Éditeur scientifique[modifier | modifier le code]

  • (avec Paul Meyer) Barlaam und Josaphat von Gui de Cambrai, Bibliothek des litterarischen Vereins in Stuttgart, t. LXXV, Stuttgart, 1864.
  • « Traduction arabe du Traité des corps flottants d'Archimède », Journal asiatique, 1879, p. 509-515.
  • Chronique de Jean, évêque de Nikiou (texte éthiopien et traduction française), Paris, Imprimerie nationale, 1883.
  • « L'Histoire de Gal'âd et Shîmâs », Journal asiatique, 1886, p. 97-123.
  • Histoire d'Alâ al-Dîn, ou La Lampe merveilleuse (texte arabe), Paris, Imprimerie nationale, 1888.
  • Ghurar aḥbâr mulûk al-Fars wa-siyarihim / Histoire des rois de Perse, par Abu Mansur al-Tha'alibi (?) (texte arabe et traduction française), Paris, Imprimerie nationale, 1900.

Traducteur[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « À regarder les choses de près, il s'avère que le véritable initiateur du projet a été l'Allemand Hermann Zotenberg, l'un des grands oubliés de l'histoire de la philologie, un arabisant, né à Prausnitz (Silésie) en 1834, et que Gaston Paris avait connu lors de son séjour outre-Rhin [de 1856 à 1858] » (Ursula Bähler, Gaston Paris et la philologie romane, Genève, Droz, 2004, p. 121) ; « Nella mente di Paul Meyer e di Hermann Zotenberg sorse l'idea di dotare la Francia di una rassegna bibliografica che sobriamente ragguagliasse intorno a ciò che in fatto di studi storici e filologici si venisse pubblicando di più notevole e ne' paesi stranieri ed in patria [...] Il Meyer vide quanto inestimabilmente preziosa sarebbe stata per l'impressa la cooperazione di Gaston Paris [...] » (Pio Rajna, Gaston Paris. Discorso letto alla R. Accademia della Crusca nell' adunanza publica del 27 Dicembre 1903, Florence, Tipografia Galileiana, 1904, p. 31). Selon Ursula Bähler, c'est plutôt H. Zotenberg qui a convaincu Gaston Paris de se joindre à l'entreprise, P. Meyer étant au départ sceptique. Ce sont Zotenberg et Paris qui ont rédigé le premier prospectus.
  2. Dans le numéro de janvier 1868, on lit p. 4 : « Il nous en coûte de terminer cet exposé par une mauvaise nouvelle. M. Hermann Zotenberg, pressé par les travaux qui réclament son temps, se retire de la direction de la revue ». D'après l'une des quatre lettres d'H. Zotenberg à G. Paris conservées à la BnF (n. acq. fr. 24 463, fol. 454-458), les relations entre les deux hommes s'étaient refroidies. Les numéros de 1868, 1869 et 1870 parurent avec trois noms de directeurs, puis à partir de 1872 (après l'interruption de la guerre) s'y ajouta le nom de Michel Bréal.