Henri Le Secq

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Henri Le Secq
Description de cette image, également commentée ci-après

Le Secq par Gustave Le Gray

Nom de naissance Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles
Naissance
Paris
Décès
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Activité principale
Photographes mandatés par l'État français pour la Mission héliographique

Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles, né le 18 aout 1818 à Paris où il est mort le 24 décembre 1882, est un peintre, graveur, photographe et collectionneur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Secq près d'une gargouille de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Photo Charles Nègre, 1853.

Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles naît à Paris sous la Restauration, d'une famille noble prenant ses racines à Argenteuil. Son père, Auguste, est ingénieur des Ponts et Chaussées, professeur de mathématiques auprès de la Chambre des Pairs du roi, et maire de l'ancien 9e arrondissement de Paris. Il est notamment fondateur et président de la Société de secours mutuel du même arrondissement. Son grand-père, Jean-Étienne, est Secrétaire du Roi, Maison Couronne de France et de ses finances, et banquier à Paris.

Entre 1835 et 1840, Le Secq étudie la sculpture dans l'atelier de James Pradier, et la peinture auprès de Paul Delaroche, en compagnie de Gustave Le Gray, Charles Nègre et Roger Fenton.

À partir de 1848, il commence une activité de photographe. En 1850, ses vues de la cathédrale d'Amiens, préparatoires à la restauration menée par l'architecte Viollet-le-Duc, sont remarquées. En 1851, membre de la Société Héliographique, il est retenu par la Commission des monuments historiques pour participer à la Mission Héliographique. Œuvrant sur les édifices religieux en Champagne, en Alsace et en Lorraine, Le Secq utilise à la prise de vue le procédé du calotype, qu'il traduit en épreuves sur papier salé.

Henri Le Secq fait partie des photographes mandatés par l'État français pour la Mission héliographique, commande photographique passée en 1851 à 5 photographes : les autres étant Gustave Le Gray, Hippolyte Bayard, Édouard Baldus, et Mestral. Cette commande a pour but de faire un état des lieux du patrimoine architectural de la France. À partir de 1852-53, il photographie le vieux Paris promis à la démolition ainsi que la forêt de Montmirail.

Il présente des photos à l'Exposition universelle de 1855. Bien que reconnu comme un puriste de la photographie d'architecture, Henri Le Secq s'en détourne peu à peu au profit de natures mortes et d'images plus symbolistes. Il reste, avec ses quatre compagnons de la Mission héliographique, un « primitif » essentiel de l'histoire de la photographie.

Il est aussi l'auteur de deux ouvrages, le premier publié en 1863, Les artistes, les expositions, le jury, le second en 1864, Aux artistes et aux amateurs des beaux-arts.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (10e division)[1].

Collections[modifier | modifier le code]

Quelques œuvres

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 230

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugenia Parry Janis et Josiane Sartre, Henri Le Secq, photographe de 1850 à 1860, Musée des arts décoratifs, 1986 (ISBN 2-08-012056-5)
  • La Mission héliographique. Cinq photographes parcourent la France en 1851 : Baldus, Bayard, Le Gray, Le Secq, Mestral, A. de Mondenard, (ISBN 2858226903)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :