Henri Goraïeb

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Henri Goraïeb
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Henri Goraïeb est un pianiste virtuose, concertiste et homme de radio libanais, né le à Deir-el-Qamar au Liban, et mort le . Il est l’une des grandes figures musicales du Liban.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Goraïeb naît le 9 mai 1935 à Deir-el-Qamar un village chrétien du Liban[1], d’une mère française et d’un père libanais[2].

Il commence à pratiquer la musique à l'âge de six ans[3]. À treize ans, il monte sur scène à Tripoli et interprète le concerto en la mineur op.16 d’Edvard Grieg[1].

Dans les années 1940[4], il part en France pour étudier au Conservatoire national de musique de Paris dans les classes de Marguerite Long et Germaine Mounier[1].

Affiche de concert avec l’orchestre de la RTF en 1962.

Après un premier concert en 1955 à Beyrouth, à dix-neuf ans, en présence de Camille Chamoun, chef de l'État Libanais[5], il poursuit une carrière de concertiste dans toute l'Europe, de Rome à Moscou[4] où il interprète plus de quatre vingt concertos avec les plus grands orchestres comme l’Orchestre philharmonique du Luxembourg[3], l'Orchestre de chambre Jean-François Paillard, l'Orchestre national de la radiodiffusion française, avec lequel il réalise de nombreux enregistrements[3], ou l'Orchestre symphonique de Bucarest [1], et les chefs les plus prestigieux, Louis de Froment, Paul Monteux, Nino Sanzogno, etc.

Henri Goraïeb est le premier artiste Libanais à être invité en soliste au Théâtre des Champs-Élysées dans le cadre des Mardis de la RTF[6]. Il enseigne au conservatoire de Bagnolet[7].

Au début des années 80, il anime, avec sa voix « teintée d’inimitables saveurs d’orient »[4], une émission hebdomadaire sur France Musique, Les Archives lyriques, diffusée le dimanche soir, et consacrée aux voix rares et oubliées en « hommage à des générations d’artistes de l’école française de chant »[3], ainsi que Premières loges, Voix souvenirs, Les voix de la nuit et D’une oreille à l’autre, qu’il produit pendant dix-huit ans[1].

Victime d’un accident vasculaire cérébral au début des années 2000[3], Henri Goraïeb est atteint d’une hémiplégie du coté droit, mais se remet au piano en 2005.

Son ultime concert public au cours duquel il interpréte le concerto no 13 en ut majeur K.415 de Mozart, avec l’orchestre des Jeunesses musicales du Liban, a eu lieu le en l’église Saint-Joseph des pères jésuites à Beyrouth[8].

Henri Goraïeb meurt à 85 ans, le 13 janvier 2021[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Laurent Borde, « Décès du pianiste libanais Henri Goraïeb », sur France Musique,
  2. « Le concert des JML avec le pianiste Henri Goraïeb », sur L’Orient-Le Jour,
  3. a b c d et e Alain E. Andréa, « Henri Goraïeb, une mélodie céleste éternelle », sur L’Orient -Le jour,
  4. a b c et d « Mort d'Henri Goraïeb, pianiste et homme de radio », sur Diapason,
  5. « Henri Goraïeb, musicien , pianiste et concertiste », sur Deir el Qamar (consulté le 19 janvier 2021)
  6. Alexandre Najjar, Dictionnaire amoureux du Liban, Paris, Plon,
  7. « La “star” de France Musique pendant 18 ans », sur L’Orient-Le Jour,
  8. « Les JML rendent hommage à Henri Ghorayeb », sur L’Orient-Le Jour,

Liens externes[modifier | modifier le code]