Groupe Gorgé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Groupe Gorgé
logo de Groupe Gorgé
Logo du Groupe Gorgé

Création 03-11-1988
Fondateurs Jean-Pierre Gorgé
Action Euronext : B
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Raphaël Gorgé (PDG) depuis 2004
Activité Activités des sièges sociaux
Produits Systèmes intelligents de sûreté
Protection des Installations à Risques
Impression 3D
Société mère Pelican Venture
Filiales ECA Group
Prodways Group
Vigians
Seres Technologies
Baumert
Effectif 1741
Siren 348 541 186
Site web www.groupe-gorge.com

Capitalisation 165 M€ (août 2020)
Chiffre d'affaires 275 M€ en 2019
Résultat net 20,9 M€ (2019)

Le Groupe Gorgé (anciennement « Finuchem »), est une entreprise familiale de taille intermédiaire active dans la robotique civile et militaire (drones), la sécurité incendie et nucléaire, et l’impression 3D.

La société est présente dans six pays, emploie 2 000 salariés dont 70 % de cadres, ingénieurs et techniciens spécialisés. Coté en bourse sur Euronext Paris - Compartiment B, le groupe est détenu majoritairement par un actionnariat familial, la famille Gorgé (56 % du capital).

Historique[modifier | modifier le code]

Finuchem[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Gorgé, né en 1938, devient ingénieur de l’École polytechnique puis sort diplômé de l'Institut d’Études Politiques de Paris (Sciences Po Paris). De 1969 à 1975, il travaille à la Direction générale de l'Armement (DGA) du ministère de la Défense. Il travaille ensuite au ministère de l'Industrie puis prend en 1983 la direction de la SCAM (filiale du groupe Alstom). En 1986, il est nommé directeur stratégie, spécialités chimiques, de Rhône-Poulenc. En 1990, il fonde Finuchem[1].

En 2004, Raphaël Gorgé (le fils) est nommé directeur général délégué, et lance une manœuvre de réorientation stratégique de l'entreprise. Entre 2004 et 2008, le groupe se détache complètement du secteur automobile (70 % du CA en 2004). En 2008, Jean-Pierre Gorgé devient président, et son fils directeur général[2].

En , le groupe Finuchem rachète Recif Technologies alors que l'entreprise de fabrication de robots est en cessation de paiement, mais l'acquéreur ne reprend pas les dettes et passifs de la société[3]. En , n'ayant pu redresser les comptes de Recif, la filiale est revendue au groupe holding de Finuchem, Pelican Ventures[4].

Groupe Gorgé[modifier | modifier le code]

En 2009, le groupe Finuchem se rapproche du groupe Balisco[5] pour devenir Groupe Gorgé et se réorganise autour de 3 domaines : les systèmes intelligents de sûreté, la protection en milieux nucléaires et les projets et services industriels[6].

Depuis 2011, le groupe est présidé par Raphaël Gorgé, qui a pris la succession de son père Jean-Pierre Gorgé. Il a tout d’abord initié et mis en œuvre le désengagement du groupe du secteur automobile, puis orienté son développement vers de nouveaux domaines d’activité de hautes technologies, en particulier liés à la sécurité des personnes et des biens[7].

En , le groupe Gorgé achète 51 % des parts d'AI Group, le numéro un français de la protection incendie des grands risques industriels[8]. Quatre ans plus tard, en , Gorgé complète son acquisition d'AI Group en rachetant les 49 % restant de l'entreprise[9].

En , le fonds stratégique d'investissement rachète 8,4 % des parts du groupe Gorgé, ce qui réduit la part de la famille Gorgé de 72 % à 65,5 %[10].

En , le groupe Gorgé rachète pour 4,84 millions d'euros 88 % de Phidias, la seule entreprise française possédant ses propres brevets de fabrication d'imprimantes 3D, et se diversifie ainsi dans le secteur de l'impression 3D[11],[12].

En , Groupe Gorgé rachète Initial, qui fabrique des pièces par impression 3D aux secteurs du luxe, de la santé, de l’aéronautique et de l’automobile[13].

En , la filiale Prodways réalise une levée de fonds de 25 millions d’euros[14]. Puis, en , Prodways Group est introduite à la bourse de Paris pour un flottant de 20 %, Gorgé conservant 67 % et le solde étant détenus par divers investisseurs à long terme [15].

En , le groupe Gorgé rachète la société française ExcelTec spécialisée dans les poudres impression 3d, afin de développer un pôle matériaux dédiés[16].

Le groupe a cédé Cimlec en juillet 2019, ainsi que la société de protection incendie Van Dam pendant l'été 2020[17].

Domaines d’activité[modifier | modifier le code]

Le groupe a développé son expertise et son savoir-faire dans trois domaines d’activité liés à la sécurité et aux nouvelles technologies :

  • Les systèmes intelligents de sûreté (ECA Group) : Systèmes destinés à agir en milieux hostiles et contraints pour l’Homme, pour des applications civiles et de défense (offre complète en robotique mobile et offre de solutions en simulation).
  • La protection des installations à risques (Baumert, Seres Technologies, CLF Satrem) : Portes de très haute sécurité venant équiper des bâtiments exploitant des matières radioactives (essentiellement des centrales nucléaires) et systèmes anti-incendie pour le secteur de l'industrie.
  • L'impression 3D (Prodways Group) : Solutions d’impression 3D pour clients industriels.

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Mise à jour [18]

Gorge Jean Pierre (famille) 54,8%
Quaero Capital 4,15%
Norges Bank Investment Management 2,33%

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean-Pierre Gorgé Raphaël Gorgé », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  2. « Notre histoire », sur Pelican-venture.fr
  3. Johanna Decorse, « Electronique. Les nouvelles amarres de Recif », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  4. « Recif Technologies : Nouveau changement d'actionnaires », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  5. Johan Deschamps, « "Finuchem est à l'aube d'une nouvelle phase de développement" », Capital,‎ (lire en ligne)
  6. « Le groupe Finuchem devient Groupe Gorgé », sur http://www.cimlec.fr, (consulté le 14 septembre 2015)
  7. « Groupe Gorgé, sept ans de transition », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  8. « Groupe Gorgé : Acquisition d’AI Group, dans la protection contre les feux industriels », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  9. « Groupe Gorgé: détient 100 % du capital de la société AI Group », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  10. « Groupe Gorgé : Le FSI s’invite à hauteur de 8,4 % du capital », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  11. Elsa Bembaron, « Comment Gorgé et Montebourg ont mené l'opération Phidias », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  12. Patrice Desmedt, « Le groupe Gorgé achète le fabricant d’imprimantes 3D Phidias Technologies », Usine nouvelle,‎ (lire en ligne)
  13. « Groupe Gorgé se renforce dans l’impression 3D », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  14. « Groupe Gorgé lève 25 millions d'euros pour renforcer sa filiale d’impression 3D », sur http://www.usine-digitale.fr/, (consulté le 14 septembre 2015)
  15. « IPO de Prodways », sur BFM TV,
  16. « Interview Groupe Gorgé : nos atouts dans l'impression 3D, la robotique et les drones | ITespresso.fr », sur ITespresso.fr, https://plus.google.com/101179118402610927962 (consulté le 12 décembre 2015)
  17. « Une opération mal récompensée chez Groupe Gorgé »
  18. Zone Bourse, « Groupe Gorgé : Actionnaires Dirigeants et Profil Société | GOE | FR0000062671 | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le 1er septembre 2020)