Greffe en incrustation

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
La greffe par incrustation[1].

La greffe en incrustation est une technique de greffage à rameau détaché, également appelée greffe en V.

Principe et époque de réalisation[modifier | modifier le code]

C'est une technique de greffage dite « à rameau détaché » : un rameau, ou greffon, est mis en contact avec un porte-greffe, tous deux entaillés en forme de V.

Elle se pratique en mars-avril, avant la floraison, ou en septembre pour les végétaux ligneux[2].

Applications pratiques[modifier | modifier le code]

Elle est fréquemment utilisée pour les arbres fruitiers à noyau (abricotiers, cerisiers, pruniers…), pour certaines plantes d'ornement comme les Hibiscus[3], mais aussi pour quelques cultures légumières, comme le melon[4].

Avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

Elle permet en outre d'insérer plusieurs greffons sur un même porte-greffe, si son diamètre est suffisant, alors que la greffe en fente limite à deux le nombre de ces greffons. Elle ne provoque, contrairement à la greffe en fente, aucun vide au niveau du porte-greffe ce qui est un avantage pour les arbres fruitiers à noyau, chez lesquels de grosses plaies ont du mal à cicatriser ; elle est moins traumatisante pour le porte-greffe. En augmentant les surfaces de contact entre greffon et porte-greffe au niveau du cambium, elle améliore les chances de reprise[5].

Elle demande par contre une plus grande technicité que d'autres types de greffe, en fente notamment, car les ajustements des surfaces taillées doivent être parfaits et la greffe solidement ligaturée[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Baltet, L'Art de greffer les arbres, arbrisseaux et arbustes fruitiers, forestiers ou d'ornement, Paris, G. Masson, , 464 p. (lire en ligne).

Lien externe[modifier | modifier le code]

« La greffe en incrustation », sur Gerbeaud Jardin

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baltet 1888, p. 140.
  2. Baltet 1888, p. 121.
  3. Dominique Boutherin et Gilbert Bron, Multiplication des plantes horticoles, éditions Lavoisier, , 3e éd., 276 p. (ISBN 978-2-74306-530-0, lire en ligne), p. 123-125.
  4. G. Ginoux, « La greffe du melon en incrustation », PHM Revue horticole, no 339,‎ , p. 35-41 (ISSN 0758-1688).
  5. Pierre Michelot, La production en pépinière, éditions Lavoisier, , 424 p. (ISBN 978-2-74301-798-9, lire en ligne), p. 126.
  6. « La greffe en incrustation », sur greffer.net (consulté le 14 novembre 2016).