George Malcolm (musicien)

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George Malcolm
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Britannique, Britannique (jusqu'au )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
Instruments
Orgue (en), piano, clavecinVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

George John Malcolm CBE KSG (Londres – Londres, ) est un pianiste, organiste, compositeur, claveciniste et chef d'orchestre anglais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le premier instrument de Malcolm est le piano. Son premier professeur, une nonne qui a pu reconnaître son talent et lui a recommandé l'entrée au Royal College of Music dès ses sept ans. Il y étudie le piano avec Kathleen McQuitty, jusqu'à ses dix-neuf ans. Après la guerre, après sa période militaire dans la RAF, il poursuit l'étude de l'instrument avec Herbert Fryer. Il entre au Wimbledon College et poursuit ses études au Balliol College d'Oxford[1],[2].

Chef de chœur et organiste[modifier | modifier le code]

Au cours de la seconde Guerre mondiale, il est un chef d'orchestre. Il poursuit ensuite une carrière remarquable en tant qu'organiste et chef et répétiteur de chœur : pendant douze ans (1947–1959), il est maître de musique de la Cathédrale de Westminster[2], où il développe pour le chœur un ton franc, ou ton à pleine gorge – décrit souvent comme « continental », expression plutôt vide de sens – qui contrastait avec les chœurs anglicans de l'époque. Benjamin Britten fait l'éloge de la chorale à l'« Éclat étonnant » et a proposé d'écrire une pièce pour eux : sa Missa Brevis (1959). La création de l'œuvre est l'un des derniers services de Malcolm à la Cathédrale de Westminster, avant il ne se retire le [3]. Il continue à jouer de l'orgue, enregistrant par exemple les concertos pour orgues de Haendel[4].

Malcolm est l'un des membres fondateurs de Spode Music Week, (à Armitage dans le Staffordshire) une école de musique annuelle, qui met l'accent sur la musique de la liturgie catholique romaine. Malcolm a également composé pour voix, une pièce connue étant son introït pour le dimanche des rameaux, Ingrediente Domino. Son arrangement du Psaume 51, Miserere mei (composé en 1950, présumée perdue, mais retrouvé dans les archives de la Cathédrale en 2011) évoque la version bien connue de l'édition d'Ivor Atkins (1951) du Miserere de Gregorio Allegri.

Claveciniste[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il développe une carrière en tant que claveciniste, tout en continuant a se produire en musique de chambre en tant que pianiste, notamment avec l'Ensemble à vent Dennis Brain. Il laisse quelques enregistrements de son jeu au piano (un exemple intéressant est celui de la première représentation du sextuor de Gordon Jacob, écrit pour l'ensemble en 1962)[5].

Dans les années 1950, il participe à des concerts annuels mettant en vedette quatre clavecinistes : Thurston Dart, Denis Vaughan, Eileen Joyce et lui-même. En 1957, ce groupe a également enregistré deux des Concertos pour quatre clavecins de Vivaldi, notamment l'un dans un arrangement de Bach, avec l'Orchestre Pro Arte sous la direction de Boris Ord. Malcolm, Dart et de Joyce ont également enregistré le concerto en ut pour trois clavecins de Bach. En 1967, il est apparaît avec Eileen Joyce, Geoffrey Parsons et Simon Preston dans un concert à quatre clavecins, avec l'Academy of St Martin in the Fields dirigé par Neville Marriner au Royal Festival Hall[6].

Autant que les œuvres baroques, Georges Malcolm joue le répertoire moderne du clavecin, notamment ses propres compositions : Bach before the Mast [« Bach devant le mât »], une série de variations humoristiques dans le style de Bach sur la fameuse mélodie traditionnelle The Sailor's Hornpipe et « Variations sur un thème de Mozart ». Comme sa devancière Wanda Landowska, il favorise la renaissance des clavecins à pédales, fabriqués dans le style moderne et qui sont aujourd'hui considérés comme « inauthentiques » pour la musique baroque[7],[8]. Tandis que les aspects de ses interprétations peuvent sembler dépassés par les normes actuelles de « l'Interprétation historiquement informée », ses enregistrements de concert ou de studio, ont favorisé la découverte du clavecin pour de nombreuses personnes et influencé un certain nombre de musiciens d'aujourd'hui.

Chef d'orchestre[modifier | modifier le code]

Plus tardivement, George Malcolm développe une carrière de chef d'orchestre, forgeant de longues relations avec des ensembles tels que l'English Chamber Orchestra et le Northern Sinfonia (basé à Newcastle), jouant avec Julian Bream, Alfredo Campoli et Menuhin[2]. Il a dirigé en alternance avec Britten les premières représentations du Songe d'une nuit d'été (1965).

Il enseigne à la Royal Academy[2]. Le pianiste András Schiff, qui a quitté la Hongrie pour étudier avec Malcolm, s'est souvent produit en soliste sous sa baguette. Les deux ont également enregistré l'intégrale des œuvres pour piano à quatre mains et deux pianos de Mozart, sur le piano-forte du compositeur.

Fervent catholique, Malcolm a reçu l'honneur papale pour ses services au titre de maître de musique à la Cathédrale de Westminster. Il est inhumé au cimetière de l'église Saintbury, dans le Gloucestershire[8].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Musique pour quatre clavecins - George Malcolm, Valda Aveling, Geoffrey Parsons, Simon Preston, clavecins ; English Chamber Orchestra ; Raymond Leppard (1967, LP Decca) (OCLC 915909127)
  • Scarlatti, Sonates pour clavecin [16] (1953/1954, LP Decca LXT 2918 / AWD 9901-C)
  • Couperin et Rameau, Pièces de clavecin (1965-69, Aquarius AQVR 096-2)
  • Musique anglaise pour clavecin : Purcell, Gibbons, Byrd, Farnaby (années 1970, LP Peerless/Oryx) (OCLC 16977368)
  • The Fitzwilliam Virginal Book (années 1970, LP Peerless/Oryx) (OCLC 4201379)
  • Le monde du clavecin : Bach, Paradies, Daquin, Rimsky-Korsakov, Rameau, F. Couperin, Templeton et Malcom (1961-62/1969, « Rosette collection » Decca) (OCLC 223629884 et 123473414)
  • Bach, Sonates pour flûte - Elaine Shaffer, flûte ; George Malcolm, clavecin ; Ambrose Gauntlett, viole de gambe (1966, 2 LP EMI ALP 2086 / ASD 2268)

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « George Malcolm (musician) » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Nécrologie de G. Malcolm.
  2. a b c et d Alain Pâris (dir.), Dictionnaire des interprètes et de l'interprétation musicale depuis 1900, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1289 p. (ISBN 2-221-10214-2, OCLC 300283821, notice BnF no FRBNF39258649), « Malcolm, George », p. 562
  3. (en) J. O'Donnell, George Malcolm CBE KSG (1917-1997) - An Appreciation. Article dans Oremus, The Monthly Bulletin of Westminster Cathedral, décembre 1997, p. 10-11.
  4. (en) "clip and save: John Barker's best-of-Handel list.
  5. Walter Willson Cobbett (trad. de l'anglais par Marie-Stella Pâris, complété sous la direction de Colin Mason – édition française revue et augmentée par Alain Pâris), Dictionnaire encyclopédique de la musique de chambre, Université d'Oxford [« Cobbett's Cyclopedic Survey of Chamber Music »], Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (1re éd. 1929, rev. 1963), 1627 p., Tome I & II (ISBN 2-221-07847-0, OCLC 42981334, notice BnF no FRBNF37058055), « Jacob, Cordon », p. 771.
  6. (en) Eileen Joyce (1908-1991) profile [PDF], callawaymedia.arts.uwa.edu.au.
  7. Plutôt que les instruments Pleyel joués par Landowska, Malcolm préfère la génération d'instruments postérieures de facteurs tels que Thomas Goff.
  8. a et b (en) John Amis, « Obituary from The Independent » (consulté le 31 octobre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]