Géoéconomie

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La géoéconomie est une branche des relations internationales, au croisement des sciences économiques et de la géopolitique.

Le concept de géoéconomie a été développé aux États-Unis par Edward Luttwak et en France par Pascal Lorot (ce dernier a créé en 1997 la revue trimestrielle Géoéconomie).

Définition[modifier | modifier le code]

La géoéconomie est l’analyse des stratégies économiques diligentées par les États dans le cadre de la défense ou de l’aide au développement de leurs entreprises nationales vis-à-vis du contexte concurrentiel mondial[1].

Selon Pascal Lorot, « la géoéconomie analyse les stratégies d'ordre économique – notamment commerciales –, décidées par les États dans le cadre de politiques visant à protéger leur économie nationale ou certains pans bien identifiés de celle-ci, à aider leurs "entreprises nationales" à acquérir la maîtrise de technologies et/ou à conquérir certains segments du marché mondial relatifs à la production ou à la commercialisation d'un produit ou d'une gamme de produits sensibles, en ce que leur possession ou leur contrôle confère à son détenteur – État ou entreprise « nationale » – un élément de puissance et de rayonnement international et concourt au renforcement de son potentiel économique et social »[2].

Il précise que « La géoéconomie s'interroge sur les relations entre puissance et espace, mais un espace "virtuel" ou fluidifié au sens où ses limites bougent sans cesse, c'est-à-dire donc un espace affranchi des frontières territoriales et physiques caractéristiques de la géopolitique [...] »[3].

Les “lois de la gravitation géoéconomique”[modifier | modifier le code]

Selon Nicolas Firzli, directeur du Forum Mondial des Fonds de Pension, les “lois de la gravitation géoéconomique”[4] qui régissent les rapports entre les nations depuis la fin de la Guerre froide s’articulent autour de cinq éléments essentiels : autosuffisance financière, existence d’infrastructures de transport modernes et d’un système de retraite solide, attractivité territoriale et capacité à projeter le ‘soft power’ diplomatique et culturel au-delà des frontières nationales et/ou régionales.[5] [6]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Définition géoéconomie », sur Portail de l'intelligence économique (consulté le 20 octobre 2015)
  2. « De la géopolitique à la géoéconomie », Géoéconomie, n° 1, mars 1997, p. 29
  3. Ibid.
  4. (en) M. Nicolas J. Firzli, « The Qatar Crisis and the Eastern Flank of the Arab World », Al Sharq Al Awsat, Riyadh,‎ (lire en ligne)
  5. M. Nicolas J. Firzli quoted by Andrew Mortimer, « Country Risk: Asia Trading Places with the West », Euromoney Country Risk, Londres,‎ (lire en ligne)
  6. (en) M. Nicolas J. Firzli, « G20 Nations Shifting the Trillions: Impact Investing, Green Infrastructure and Inclusive Growth », Revue Analyse Financière, Paris,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]